<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553</id><updated>2011-04-21T18:10:36.169-04:00</updated><title type='text'>Raymond Cloutier      Motàmot</title><subtitle type='html'>La plupart de ces billets sont lus le jeudi au cours de l'émission "Tour de Piste" (20.h) et le dimanche à l'émission "Vous m'en lirez tant" (16.h), toutes deux diffusées à la première chaîne radio de Radio Canada. Ils ne reflètent que l'opinion de l'auteur et s'inspirent d'actualités privées et publiques.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>65</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-115042907161714893</id><published>2006-06-15T23:37:00.000-04:00</published><updated>2006-06-15T23:37:51.616-04:00</updated><title type='text'>Dernière.</title><content type='html'>Tour de Piste. Le jeudi 22 juin 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est la dernière fois que je vous livre mon petit mot d’humeur, parfois d’humour et souvent d’idées. On se retrouvera à l’automne fort probablement mais sans ces billets qui chaque semaine s’avèrent un drôle d’exercice. La plupart de temps, la veille, je n’ai aucune idée de ce que je vais vous raconter. Mais j’ai comme vous, ma semaine dans le corps! C’est-à-dire que les évènements, l’air du temps, le, la rumeur médiatique me rentre dedans, que je le veuille ou nous. Nous sommes tous des éponges dans un univers d’ondes.&lt;br /&gt;Et il y a aussi ma vie, ma petite vie, parfois grandiose. Mes misères, mes colères, mes fatigues, mes exaltations! Et puis mes enfnats, ma compagne, les repas a cuisiner, les études à surveiller, l’avenir a programmé et tout bêtement comme vous, une vie à gagner envers et contre tout!&lt;br /&gt;Et il y a aussi ceux qui m’entourent ici à l’émission, Hélène, Jean-Sébastien, Elsa, Claude, François. Toute la semaine, on se renvoie la balle sur mille sujets!&lt;br /&gt;Alors je suis imbibé de tout ça, et j’imagine quelqu’un qui écoute cette émission, et je me dis : je vais dire ce que j’en pense, ce que je ressens en ce moment face à tel ou tel événement! &lt;br /&gt;Bien sûr, c’est souvent saupoudré de mes sempiternelles obsessions : la démocratisation de la culture, la dénonciation de l’imposture, mes doutes déchirant quant à la solution nationale à tous nos maux et ce préjugé favorable pour les doux, les tendres, les transparents, les candides et les entreprenants.&lt;br /&gt;Je vous assure qu’il n’y a derrière tout ça, aucun plan, aucune volonté, suf selle de pouvoir changer quelque chose!&lt;br /&gt;Et une bonne dose de prétention consciente sans laquelle je resterais silencieux. Bien sûr, je veux vous rejoindre, vous plaire aussi. Mais parce que j’aurai dit ce que je pense et que je vous crois réconforté que l’on puisse encore poliment se dire nos quatre vérités. Merci d’être là, à l’autre bout du fil. C’est toujours l’autre qui, en fin de compte, nous met au monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-115042907161714893?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/115042907161714893/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=115042907161714893&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/115042907161714893'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/115042907161714893'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/06/dernire.html' title='Dernière.'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-115042898417036953</id><published>2006-06-15T23:34:00.000-04:00</published><updated>2006-06-15T23:36:24.186-04:00</updated><title type='text'>Le mécène.</title><content type='html'>Tour de Piste. Le jeudi 15 juin 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un certain François Pinault qui jusqu’au début avril dirigeait TV5 à Paris mais était surtout milliardaire et possédait Gucci et Château Latour, à décidé de consacrer sa fortune à promouvoir l’Art contemporain.  Il acquiert et restaure un imposant Pallazo Vénitien sur le Grand Canal, investissant $50 millions et y installe une partie de sa collection, pour le grand bonheur des touristes et des résidents. Ce sera un musée, une création française installée en Italie.&lt;br /&gt;D’autres viennent de doter Toronto, d’une maison pour l’orchestre symphonique ou d’un pavillon au Musée des Beaux -Arts de l’Ontario.&lt;br /&gt;Pourquoi devenir riche, si ce n’est pour donner, partager, se disent ces mécènes? Après avoir satisfait tous ses plaisirs, après avoir régner sur tous les fronts, gagner tous les combats, écraser tous les concurrents, quel motif reste-t-il à la femme et l’homme comblé de richesses?&lt;br /&gt;Dans notre culture, autrefois, on s’en remettait aux bonnes œuvres, à la dîme, pour se faire pardonner notre appât du gain et s’acheter une place au paradis.&lt;br /&gt;On me dit que la communauté juive a toujours l’obligation de remettre 10% de ses gains à des organismes sociaux ou culturels, qui viennent en aide à la communauté. Une façon de remercier le destin pour la chance reçu!&lt;br /&gt;Malheureusement, une bonne partie de notre élite, de nos commerçants ou de nos nouveaux riches, en est encore à s’entourer d’objets d’apparats, de maisons châteaux, de voitures clinquantes, dilapidant leurs gains dans des aventures farfelues. Le manque flagrant de culture de ces nouveaux riches, leur manque d’élégance et leur suffisance envoient ses fortunes vers l’éphémère, l’inutile, au lieu de l’ancrer dans la durée. &lt;br /&gt; Pensez-y un instant vous qui avez eu le flair, le courage et un peu de chance. Vos biens accumulés, au lieu d’êtres dilapidés dans de stupides acquisitions sans lendemain, pourraient être mis au service de la vitalité culturelle d’ici. Consultez, comparez, pesez le pour et le contre. &lt;br /&gt;Un orchestre, un opéra, une compagnie de danse ou de théâtre, n’attendent que votre regard, votre héritage pour vous permettre de vous inscrire dans le temps, la durée. Pourquoi ne pas commencer dès maintenant, avec cette génération-ci, une tradition de mécénat qui ne s’arrêtera plus!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-115042898417036953?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/115042898417036953/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=115042898417036953&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/115042898417036953'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/115042898417036953'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/06/le-mcne.html' title='Le mécène.'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-115007286233362720</id><published>2006-06-11T20:40:00.000-04:00</published><updated>2006-06-11T20:41:02.366-04:00</updated><title type='text'>Ensemble.</title><content type='html'>Vous m’en lirez tant. Le dimanche 11 juin 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis le début mai, je répète une pièce de théâtre qui devra être prête pour le mercredi 28 juin, date de la première.&lt;br /&gt;Et depuis je ne cesse de penser à tous ceux qui, dans des locaux de fortune ou d’autres mieux nantis, s’acharnent matin, midi, soir, à apprendre, placer, préciser chacun des gestes, chacun des mots qui seront exposés devant vous dans les prochains mois. Même travail en danse, au cirque, au concert, en chanson.&lt;br /&gt;Toute cette explosion de rire, de chant, de peur et d’enchantement est le résultat de centaine d’heures de travail, d’erreurs, de doutes et d’exaltation.&lt;br /&gt;Chaque seconde, chaque moment qui vous seront présentés dans un continuum parfois magique ne sont que le collage laborieux de décisions parfois intuitives, souvent réfléchies, d’artisans passionnés.&lt;br /&gt;Sous l’apparente aisance, sous la détente et la concentration obligatoires, se cache une préparation laborieuse et fébrile.&lt;br /&gt;Parce que, au bout de compte, vous serez là, arrivant dont ne sait où, au terme d’une journée qui est la vôtre, unique et complexe. Vous aurez décidé de vous extraire de vos routines et payer pour nous regarder. Et nous savons tous que nous vous devons autre chose que l’ennui ou la demi-mesure.&lt;br /&gt;Chaque soir, il faudra vous conquérir et vous emmener dans une fiction qui deviendra le réel, pour vous et pour nous.&lt;br /&gt;Cela est nécessaire pour notre bien-être à tous. Et cela dure depuis l’homme des cavernes.&lt;br /&gt;Il n’y a qu’ici en Amériques où un tel phénomène de fréquentation en été des arts vivants peut être observé! Cela est précieux et participe à notre survie.&lt;br /&gt;En attendant, jours après jours, je mets un mot après l’autre dans la boîte à mémoire, je place chaque pas et chaque regard à la demande du metteur en scène, j’écoute les intentions de l’actrice et de l’acteur qui vivront avec moi sur ce plateau et je construis fébrilement les deux heures d’éternité que vous vivrez avec nous!&lt;br /&gt;Alors il n’y aura plus ni travail, ni effort, mais un temps arrêté où nous serons ensemble!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-115007286233362720?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/115007286233362720/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=115007286233362720&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/115007286233362720'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/115007286233362720'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/06/ensemble.html' title='Ensemble.'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-114988245928025411</id><published>2006-06-09T15:47:00.000-04:00</published><updated>2006-06-09T15:47:39.296-04:00</updated><title type='text'>La survie.</title><content type='html'>Tour de Piste. Le jeudi 8 juin 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La survie n’est pas une vie. Si on nous annonçait à la naissance que notre seule activité pour les cent prochaines années sera de survivre, continuellement menacés par la faim, la soif, la foudre, les attaques, que du matin au soir nous devions être sur le qui-vive, la défensive, la méfiance perpétuelle, nous serions réduits à l’état de bêtes hargneuses, maussades. Et plusieurs auraient renoncé soit à la vie, soit à perpétuer la vie.&lt;br /&gt;Une grande partie de la population de la planète, connaît des épisodes d’obligation de survie. Et cela nous semble inacceptable.&lt;br /&gt;C’est l’image qui m’est venu en apprenant le départ de Bernard Labadie de la direction de l’Opéra de Montréal. Encore une autre institution culturelle menacée. Son directeur ne peut plus accepter de travailler dans un contexte de survie perpétuelle. &lt;br /&gt;Victime aujourd’hui d’un succès ponctuel dans les années 90. Les pouvoirs publics avaient alors, dans leur grande sagesse, coupé l’aide de l’état de moitié. Mais lorsqu’une nouvelle direction a entrepris de développer de nouveaux publics, revamper le répertoire, tracer de nouvelles avenues, le manque à gagner est apparu flagrant. Le surplus a été englouti et les déficits annuels inévitables se sont accumulés.&lt;br /&gt;Donc l’institution est condamnée à la survie avant de mourir par asphyxie. Quel intérêt pour un artiste d’accompagner le malade jusqu’à la tombe.&lt;br /&gt;On dira que je radote, mais le Québec ou la Ville de Montréal ont besoin d’institutions culturelles nationales et municipales. De petites villes d’ici ont déjà leur théâtre à elle. Le fédéral gère et soutient le Centre National des Arts en autres. Difficile de comprendre que nos ténors nationalistes de tous horizons n’ait pas réclamé depuis 40 ans la création d’un Opéra soit national, soit municipal, d’un orchestre symphonique, d’un théâtre, d’une compagnie de danse, appartenant à la ville ou à l’état.&lt;br /&gt;Ces vaisseaux amiraux solides, bien ancrés dans l’identité des citoyens, viendraient protéger toute la fragile communauté artistique. Si on peut depuis 30 ans accepter de sauver un inutile stade de deux milliards, parce que sa tour est un symbole identitaire, il est grand temps qu’on se dote des institutions nationales qui fondent la vraie identité. J’ai honte de voir ma culture sous respirateur artificiel. La survie n’est pas une vie!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-114988245928025411?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/114988245928025411/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=114988245928025411&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114988245928025411'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114988245928025411'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/06/la-survie.html' title='La survie.'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-114965406427956834</id><published>2006-06-07T00:20:00.000-04:00</published><updated>2006-06-07T00:21:04.290-04:00</updated><title type='text'>La poésie.</title><content type='html'>Vous m’en lirez tant. Le dimanche 4 juin 2006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des moments où il vaut mieux faire silence et laisser la pensée, la parole de l’autre, prendre la place.&lt;br /&gt;J’aurais voulu vous dire aujourd’hui ma consternation de voir tous ces ténors du divertissement culturel monter ensemble aux barricades pour dénoncer notre immobilisme. Ils sont inquiets, voire outrés par la mobilisation citoyenne qui a fait reculer le gouvernement dans le méga projet cirque/casino.&lt;br /&gt;Sauf que ce ne sont pas des mécènes qui nous font la leçon, ce ne sont pas de généreux donateurs qui veulent reconfigurer la ville et nos plaisirs. &lt;br /&gt;Qui a décidé que Montréal avait attrapé la festivalite et le divertissementcomme identité? Les citoyens? Non, des entrepreneurs. Par générosité, humanisme, altruisme? Non, parce qu’ils y ont trouvé une niche, une entreprise, un profit. Sinon ils auraient fait autre chose dans la vie! L’État les a soutenus, tous, le public a embarqué dans l’aventure et les médias ont généreusement servi leurs rêves. Merci, sincèrement Messieurs. Mais cela ne vous donne pas le droit de mépriser aujourd’hui l’engagement de citoyens qui refusent lucidement de valider des projets qui ne leur conviennent pas. Si vous étiez des mécènes, je comprendrais, mais ce n’est pas le cas!&lt;br /&gt;Mais je ne veux pas en dire plus car je veux laisser la parole à Danny Laferrière qui ce matin, dans La Presse, écrivait :&lt;br /&gt;« La poésie pour ma fille Alex, c’est ce rapport viscéral entre les mots et les choses… À cet âge, le mot suffi pour faire apparaître la chose. Plus le mot est bref, plus vaste semble son territoire (le ciel, la mer, le cœur). On avait besoin de rien d’autre pour vivre… La Poésie reste cet animal qui s’enfuit dès que l’on tente de l’approcher. Tout est poétique sauf la poésie, c’est-à-dire l’idée qu’on puisse créer artificiellement une telle grâce ».&lt;br /&gt;Alors cette ville, Messieurs, il faut y toucher délicatement, sa poésie pourrait en souffrir. Déjà qu’on l’a brutalisée dans les années 60, sans que les citoyens puissent intervenir, et qu’on en est encore a réparé ces cicatrices. C’est toujours dangereux de vouloir créer artificiellement une telle grâce! Comme le dit Danny…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-114965406427956834?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/114965406427956834/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=114965406427956834&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114965406427956834'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114965406427956834'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/06/la-posie.html' title='La poésie.'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-114925649464362431</id><published>2006-06-02T09:54:00.000-04:00</published><updated>2006-06-02T09:54:54.656-04:00</updated><title type='text'>Les stratégies</title><content type='html'>Tour de Piste. Jeudi le 1 juin 2006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, une bonne nouvelle. Au lieu de cogiter pour la millième fois des réformes, des rapports, des enquêtes, des réflexions et autres pensées nobles qui alimentent les conversations mais transforment rarement le réel, La Commission scolaire de Montréal lance une initiative simple et qui fera date. Ceux qui comme moi fréquentaient l’école primaire et le collège dans les années cinquante, se souviennent que la plupart d’entre nous recevions, en fin d’année, en récompense de nos efforts, notre assiduité ou notre gentillesse, une pile de livres attachés d’un ruban, que nous rapportions fièrement à la maison. Pour plusieurs c’était parfois les seuls livres ayant jamais franchi la porte de leur demeure.&lt;br /&gt;Cet été, tous les élèves repartiront avec des œuvres des bons auteurs d’ici, et initiative encore plus structurante, comme on dit dans le jargon, devront rapporter les livres dans leurs écoles en septembre pour regarnir les bibliothèques mal-en-point de chacune d’elles. Je ne sais trop qui a concocté cette stratégie et convaincu tout le monde en un temps record. Mais, il me semble que tous ceux qui désespèrent de voir les publics stagné, le lectorat diminué, les mélomanes vieillir, les musées incompris, devraient prendre exemple de cette stratégie. &lt;br /&gt;C’est le nouveau mot clé! À la guerre comme à la guerre! Un peu moins d’études, d’enquêtes, de conférences et d’apitoiement, un peu plus de créativité, de plan d’attaque, de remise en question des veilles façon de faire et d’essais, de tentatives concrètes, d’action sur le terrain. &lt;br /&gt;On veut augmenter l’intérêt pour la lecture/plaisir, c’est simple on met le livre dans la main du lecteur, on veut plus de spectateurs dans son théâtre, développer un nouveau public, c’est simple on prend un spectateur exclu, nouveau et on lui offre une première expérience, on facilite son entrés dans ces lieux souvent chers et intimidants, on offre nos invendus aux groupes communautaires pour créer une habitude, un intérêt. Nos publics vieillissent en musique sérieuse, on inverse la vapeur, et on met tous nos efforts sur la clientèle jeune!&lt;br /&gt;Ce n’est pas l’immobilisme d’une société que devraient dénoncer nos patrons de l’industrie culturelle qui s’irritent des mobilisations citoyennes contre leurs projets de culture marchande, mais l’immobilisme des institutions qui attendent l’impasse avant de transformer leur façon de faire. Un Commission scolaire vient de montrer la voie.&lt;br /&gt;C’était simple, cela demandait un peu de courage, pas mal de planification mais fallait surtout y croire et penser stratégie!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-114925649464362431?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/114925649464362431/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=114925649464362431&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114925649464362431'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114925649464362431'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/06/les-stratgies.html' title='Les stratégies'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-114887558589831546</id><published>2006-05-29T00:05:00.000-04:00</published><updated>2006-05-29T00:06:25.910-04:00</updated><title type='text'>Plus ça change…</title><content type='html'>Vous m’en lirez tant. Le dimanche 28 mai 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l’ai aperçu sur l’avenue Mont-Royal et j’ai fait un saut dans le temps. Je n’avais pas déambulé sur cette rue qu’on dit branchée depuis des dizaines d’années. Après y avoir brûlé toute ma jeunesse, j’en avais fait le tour.&lt;br /&gt;Et puis le voilà avec un chapeau à plumes, des bretelles sur un torse nu tatoué, des cheveux sales jusqu’aux omoplates, des lunettes roses et un pinceau au menton. Au milieu des mères à poussettes exhibant fièrement leurs nombrils, les cuirettes sans moto, les veilles appuyées sur des paniers à roulettes et des patineurs seuls dans leurs baladeurs blancs, je suis revenu trente ans en arrière sur la même artère.&lt;br /&gt;En fait, si peu avait changé. À l’époque pas de nombril, mais autant de cuirettes, moins de patins mais autant de walkman, toujours des vieux perdus dans la lenteur et des jeunes insouciants bousculant tout le monde.&lt;br /&gt;Ce qu’il y a de nouveau, c’est les touristes de banlieue, venus se gaver d’une carte postale exotique. &lt;br /&gt;Bon, en 1976 mon 4 pièces me coûtait 45$ par mois, personne ne faisait la file devant une taverne et le sushi résidait encore à New York.&lt;br /&gt;Mais pour le reste, nous étions une centaine avec des chapeaux à plumes, des bretelles sur nos torses nus, les cheveux jusqu’aux milieu du dos.&lt;br /&gt;Notre époque veut nous faire croire que le temps défile vite, qu’il faut rester à l’affût des tendances, qu’on risque d’être vite dépassé!&lt;br /&gt;Si ce n’était du commerce, de l’effet de mode, des prix qui explosent pour arpenter les mêmes rues et dormir entre les mêmes murs, le temps nous serait offert dans une mesure plus acceptable, plus lente, à l’image des transformations réelles. Qu’on ait son cellulaire, son portable branché au café du coin, des pizzas carrées ou des lunettes Bono, n’y change pas grand-chose. On peut s’illusionner en pensant s’acheter de la modernité! Mais le chapeau à plume est posé sur une tête sans âge, et les bretelles sur le torse nu est une découverte pour le touriste. Pauvre lui, il est si heureux d’avoir photographié avec son cellulaire un tout nouveau phénomène, la preuve vivante d’une fin du monde imminente. Plus ça change, plus c’est pareil!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-114887558589831546?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/114887558589831546/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=114887558589831546&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114887558589831546'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114887558589831546'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/05/plus-change.html' title='Plus ça change…'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-114826693931957712</id><published>2006-05-21T23:01:00.000-04:00</published><updated>2006-05-21T23:02:19.336-04:00</updated><title type='text'>Pleut-il?</title><content type='html'>Vous m’en lirez tant. Dimanche le 21 mai 2006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autant vous l’avouer dès le départ, j’aime la pluie. Lorsque je me dessine un petit paradis, c’est souvent un bord de mer, au nord, préférablement l’Atlantique. Il y a bien sûr quelques plages de sables pour accéder à l’océan, mais surtout des contours rocheux qui s’avancent loin lorsque la marée baisse. Il fait ni chaud, ni froid, comme aujourd’hui et il pleut, il vente, la mer est déchaînée. Avec un ciré, des bottes, un capuchon, je déambule, sautille, escalade et dévale sur les pierres et les roches plates. Puis exténué, je me réfugie près d’un feu dans le foyer d’une chambre toute simple, avec vue, bien entendu.  À ce moment, une pluie droite sans rafale puis une bruine succède à la tempête et descend sur moi et sur toutes choses, une grande paix, un calme rassurant. &lt;br /&gt;La pluie protège, enveloppe, met une distance. Elle suscite chez moi ce que je considère être l’antichambre du bonheur: la mélancolie. Ce n’est ni la tristesse, ni la déprime, ni l’angoisse. C’est ce regard mouillé posé sur toute chose, ce regard ému de tant de beauté que l’on voudrait pour soi indéfiniment et qu’on ne peut pas garder, ce rendez-vous fugace, cette soif inassouvie, ce temps qui passe, qu’on le veuille ou non. &lt;br /&gt;Il n’y a pas d’enquêtes là-dessus, pas d’études que je connais, mais je suis certain que les écrivains, en général, aiment la pluie. C’est cruel d’écrire en plein soleil, dans les canicules d’été alors que les lecteurs ont les fesses dans l’eau. &lt;br /&gt;Mais lorsque que l’humanité autour de nous est isolée sous son parapluie, dans le collet de son coupe-vent, que la solitude n’est plus une maladie mais le fondement de notre merveilleuse unicité, alors s’asseoir seul pour écrire des histoires, c’est plus réjouissant.&lt;br /&gt;Mais je vous avoue également que là, ça commence à faire. Les rivières débordent, les champs vomissent, les jardins sont gavés et j’ai épuisé ma dose de mélancolie pour un bout de temps. Douze jours de pluies torrentielles en ligne, c’est assez! Et puis si tous les écrivains ont tapé sur le clavier durant toutes ces heures d’averses, avez-vous une idée du nombre de parutions qu’il nous faudra lire et traiter à l’automne. Alors d’accord, on ferme le robinet jusqu’en juillet! S’il vous pleut, pardon s’il vous plait!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-114826693931957712?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/114826693931957712/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=114826693931957712&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114826693931957712'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114826693931957712'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/05/pleut-il.html' title='Pleut-il?'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-114765403743798223</id><published>2006-05-14T20:46:00.000-04:00</published><updated>2006-05-14T20:47:17.460-04:00</updated><title type='text'>Le beau parleur.</title><content type='html'>Vous m’en lirez tant. Le dimanche 14 mai 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’avez-vous pas été surpris, voire même très étonné, d’apprendre de la bouche de notre Premier Ministre du Canada, que l’idée même du Canada est une idée francophone, pour ne pas dire française, que le Canada a été fondé en 1608 à Québec, et que donc le français est la première langue nationale du Canada. On savait tout ça, mais ça faisait très longtemps qu’on en avait entendu parler. De l’entendre proclamé par le chef du gouvernement fédéral pour expliquer à des journalistes, dont plusieurs unilingues anglophones, pourquoi il commence toujours ces discours, en français où qu’il soit dans le monde, me coupe les jambes. Je suis pantois! Et il en rajoute, il veut m’achever. « Je parle d’abord le français  parce que cela m’aide à structurer ma pensée, m’oblige à mieux me préparer lorsque je fais des entrevues ou des déclarations ». &lt;br /&gt;Je ne me souviens pas d’un Premier Ministre depuis 50 ans qui a pensé faire une telle affirmation. On avait l’impression qu’ils réfléchissaient plutôt dans l’autre langue!&lt;br /&gt;Alors les Canadiens qui résistent au bilinguisme, c’est-à-dire à la langue française, ici autour de nous et là-bas d’où vient ce nouveau chantre des vertus du français, se font dire que notre langue est celle des penseurs, et qu’une langue c’est un outil pour penser. Pas de langue, pas de mots, pas de verbe, pas de noms, pas de pensée. Quand c’est un prof, un écrivain, une linguiste qui en parlent, cela a peu d’effet! Mais quand c’est un conservateur de l’Ouest, élevé dans un environnement entièrement anglophone, qui dit : « J ‘aime le français. Parler français est un désir qui remonte à ma jeunesse. J’aimerais bien sûr mieux le parler, c’est pourquoi je le pratique tout le temps », nous aimerions bien voir un effet d’entraînement chez nos compatriotes résistants. &lt;br /&gt;Bien sûr que c’est payant politiquement, et puis après, si c’est pour augmenter la présence et le rayonnement d’une langue menacée. Sans elle, pas d’accès direct à la poésie et la littérature qui fondèrent la modernité.&lt;br /&gt;Bien sûr aucune langue ne garantit l’intelligence, les idées progressistes, le cœur à la bonne place. Même en français, eh oui, la bêtise guette le beau parleur!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                                                                    Raymond Cloutier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-114765403743798223?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/114765403743798223/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=114765403743798223&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114765403743798223'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114765403743798223'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/05/le-beau-parleur.html' title='Le beau parleur.'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-114705163714450479</id><published>2006-05-07T21:26:00.000-04:00</published><updated>2006-05-07T21:27:17.156-04:00</updated><title type='text'>Des millions de mots.</title><content type='html'>Vous m’en lirez tant. Le dimanche 7 mai 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que serions-nous, si nous ne pouvions, aveugle ou pas, prendre les mots des autres, les mots écrits, et passer du temps avec eux? Il n’y a pas si longtemps, cinquante ans, ou un siècle à peine, peu de gens recevaient les mots autrement que par les sons. Encore maintenant le quart de la population d’ici ne peut pas lire ce que les autres écrivent, encore moins écrire leurs propres pensées.&lt;br /&gt;Je me lève le matin et je dévore les quotidiens en vitesse, me plonge dans un roman en allant au travail, je parcours quelques magazines ou hebdos gratuits si je dois manger seul le midi et je continue le roman au retour et avant d’aller au lit.&lt;br /&gt;Ceux qui aiment lire, pour qui les lettres mises ensemble sont toujours un voyage, une percée dans l’enveloppe plate du réel, n’ont peut-être jamais imaginé la quantité de mots qui traversent l’œil (ou le doigt pour l’aveugle) au cours d’une journée, encore moins d’une vie.&lt;br /&gt;Tous les dimanches, je vous lis ce billet de cinq cents mots, en deux minutes. Normalement, en silence, cela peut se faire plus vite. Mais prenons cette base pour quantifier la montagne de mots écrits que nous recevons en moyenne chaque jour.&lt;br /&gt;Si vous lisez vraiment votre journal le matin, pas seulement les gros titres et les photos, (n’oubliez jamais qu’un journaliste s’est donné la peine de fabriquer du sens, d’éclairer une situation pour vous, tâche hautement difficile devant la réalité toujours confuse), donc le journal lu pendant vingt minutes : 5000 mots.&lt;br /&gt;Le roman qui vous passionne durant une heure répartie tout au long de la journée : 20 000 mots. Les magazines, les affiches, les recettes, les lettres, les agendas ajoutons un autre 5000 mots.&lt;br /&gt;Ici, j’exclus les heures de tous ceux dont le travail consiste à traiter les mots toute la journée. Ces milliers de paires d’yeux, rivés sur l’ordinateur, ces yeux qui épluchent des rapports, consultent des archives, des textes de lois, corrigent des devoirs ou traduisent des inepties. Bref, un amateur de mots, en dehors de son travail, laisse rebondir sur son imaginaire, sans trop d’effort, près de 30 000 mots par jour, plus que trois millions par an. Très très peu de ceux-là appartiennent à la vraie littérature. Faciles à déceler, ils restent gravés là, dans un dossier de la mémoire marqué : moments précieux, ne jamais effacer!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-114705163714450479?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/114705163714450479/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=114705163714450479&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114705163714450479'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114705163714450479'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/05/des-millions-de-mots.html' title='Des millions de mots.'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-114694712117363901</id><published>2006-05-06T16:24:00.000-04:00</published><updated>2006-05-06T16:25:21.190-04:00</updated><title type='text'>Les chiffres.</title><content type='html'>Tour de Piste. Le jeudi 4 mai 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     On apprenait ce matin que Montréal avait perdu 340 000 spectateurs en un an. Mais dans l’ensemble du Québec c’était seulement 330 000 de moins. Enfin c’est ce qu’on lisait. &lt;br /&gt;Si on s’amuse à décortiquer les quelques chiffres fournis y a de quoi avoir des heures de plaisir. Ces chiffres révèlent la fréquentation des salles de toutes tailles et de toutes vocations. Il suffit que quelqu’un paye un billet pour assister à un spectacle en salle pour être comptabilisé.  Variétés, chanson, musique, danse et théâtre ont attiré 6 700 000 spectateurs au Québec en 2005. C’est impressionnant lâché comme ça! Montréal est en baisse de 9%, mais l’ensemble du Québec n’en a perdu que 5%. J’en déduis donc qu’il a fallu que l’extérieur de Montréal soit en hausse de 4%. Personne n’avait remarqué cela.&lt;br /&gt;Étonnamment, le nombre de billets vendus correspond à peu près au nombre de citoyen du Québec. Curieux, non!&lt;br /&gt;La chanson francophone est pétante de santé avec des hausses de 30% des revenus des spectacles. Il suffit de quelques centres Bell en français et voilà que tout le monde semble s’enrichir. &lt;br /&gt;Y a moins de monde qui vont au théâtre et à la danse ou vers la musique en concert, mais les organismes semblent faire plus d’argent. Encore une illusion! Il s’est vendu plus de billets chers et moins de pas chers. Moins de monde, plus d’argent. Plus de petits qui pâtissent! &lt;br /&gt;Mais il faut travailler un peu plus fort pour déceler la réelle santé d’une activité avec des statistiques pareilles. Il y aurait, par exemple, 1 600 000 billets vendus par les théâtres au Québec, près de 100 000 de moins qu’en 2004. Mais qui va au théâtre, où, à quelle fréquence? Combien y a-t-il de spectateur potentiels en saison? Sachant qu’il se vend environ 1 million de billets de théâtre en été, cela laisse 600 000 entrées en saison dans tout le Québec. Habituellement les amateurs en région assistent à toutes les pièces qui tournent, et en ville y vont fréquemment. Disons 4 fois par année. Donc il y aurait 150 000 spectateurs qui ont fréquenté le théâtre en saison en 2005. Une moitié à Montréal et l’autre ailleurs. Amusant, non!&lt;br /&gt;Je viens de découvrir que le théâtre n’intéresse que 2.5% de la population. Pas amusant, inquiétant! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-114694712117363901?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/114694712117363901/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=114694712117363901&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114694712117363901'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114694712117363901'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/05/les-chiffres.html' title='Les chiffres.'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-114628708433406350</id><published>2006-04-29T01:03:00.000-04:00</published><updated>2006-04-29T01:04:44.343-04:00</updated><title type='text'>La patinoire.</title><content type='html'>Tour de Piste. Le jeudi 27 avril 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je n’ai jamais été un fervent participant des sports de compétition en équipe. Pour des raisons historiques, sans doute. Inscrit en première année, je venais tout juste d’avoir 5 ans. Promu au cours classique dès la fin de la 5e année du primaire, je me retrouve à 12 ans avec des compagnons de classe qui ont 16/17 ans et sont passés de l’autre côté de l’adolescence. Je me suis rabattu sur la gymnastique, l’acrobatie et le ping-pong. L’équipement de football était trop grand et les mises en échec à mon endroit, sur la patinoire, rendaient les armoires à glace, ridicules. Je décidai de gagner mes galons sur scène. Là aussi, il y avait un sport extrême!&lt;br /&gt;C’était au temps où la renommée des collèges tenait autant à leur troupe de théâtre qu’à leur succès entre les lignes bleues. L’acteur acrobate marchait la tête haute dans le couloir des grands.&lt;br /&gt;Mais il me fallait parfois participer au cours obligatoire de ballon-panier et j’appris vite a passer le ballon au géant qui la déposait dans le panier en sautant à peine. Au football on me demandait de remettre le ballon entre mes jambes au quart arrière. Bref, on a pris bien soin de moi, trop petit et trop jeune pour prétendre à ces compétitions qu’on qualifiait de viriles. Comme si l’agression faisait partie intégrante du mâle! L’envie de gagner ne peut être confondu avec l’envie de détruire.&lt;br /&gt;Alors aujourd’hui, je ne peux m’empêcher d’avoir la fièvre comme tant d’amateur devant ce renouvellement du hockey, sport que je détestais depuis 20 ans. C’est vrai que c’est un des jeux les plus rapides, fluides et quelquefois gracieux, lorsque les armoires à glaces, les pugilistes et les accrocheurs restent au vestiaire et qu’on redonne l’espace aux acrobates. &lt;br /&gt;Dès lors, le règne des gros bras ne tient plus. Là comme ailleurs. &lt;br /&gt;Bonne nouvelle pour tous ces sports d’audace, d’adresse, eh oui d’intelligence, qui redeviennent aussi passionnants joués par des femmes ou des enfants de 12 ans. Il ne restera plus qu’à accueillir les armoires, les pugilistes et les accrocheurs dans les troupes de théâtre. On aurait besoin d’eux pour jouer les héros, les fourbes et les demi-dieux de la patinoire céleste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-114628708433406350?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/114628708433406350/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=114628708433406350&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114628708433406350'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114628708433406350'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/04/la-patinoire.html' title='La patinoire.'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-114584388475773908</id><published>2006-04-23T21:53:00.000-04:00</published><updated>2006-04-23T21:58:04.760-04:00</updated><title type='text'>Écrire.</title><content type='html'>Vous m’en lirez tant. Le dimanche 23 avril.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Écrire, écrire, écrire. Pourquoi écrire quand il y a tant à faire pour paraphraser Louise Forestier? Des milliers et des milliers de doigts sur des claviers, des millions de paires d’yeux sur la planète, qui prennent les signes laissés sur les pages et les transforment en image, en odeur et parfois en musique.&lt;br /&gt;Aujourd’hui c’est la fin de Montréal Capital mondiale du Livre en même temps que la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur!&lt;br /&gt;Certains ont d’énormes succès, pour toutes sortes de raisons parfois bonnes et souvent mauvaises. D’autres acceptent de vivre dans l’ombre, signent et persistent. Des résistants, des maquisards qui seront peut-être célébrés plus tard. Ce ne sont pas toujours les succès du jour, les savoirs du mois ou de l’année qui sont retenus par l’histoire.&lt;br /&gt;Un auteur nous confiait récemment que son pays c’était le roman, bien avant son lieu de naissance. Un autre qu’il fallait laisser à la télévision le soin de s’occuper de la banalité, de l’insignifiant et demander désormais à la littérature, le suc, le miel, le pur produit de l’alambic de l’imaginaire, de l’intelligence.&lt;br /&gt;Lorsque les auteurs y consacrent toutes leurs forces, y confient tout leur destin, y investissent toutes leurs audaces, il faut qu’ils soient imprimés, distribués, passés de main à main, de bouches à oreilles et qu’ils arrivent sous les yeux de tous les lecteurs. Pour les autres, la vigilance des éditeurs, l’éclairage des analystes et la prévoyance des lecteurs finiront bien par décourager les importuns.&lt;br /&gt;Une grande histoire sans style, comme ce Da Vinci Code, fera un bon film, mais jamais un grand roman, et cette petite histoire, taillée tel un bijou, comme La Musique d’une vie, d’Andréi Makine, restera  pour toujours une œuvre majeure.&lt;br /&gt;Entre les deux, plein de mains avides qui feuillettent aujourd’hui les livres sur les présentoirs du Salon du livre de Québec. Il est international ce salon, autant que la plus petite librairie, car au pays du roman, point de passeport, de fouille, de diplôme. Une promesse d’abandon suffit. Et ces milliers de signes, nés sous les dix doigts du solitaire habité, repousseront encore les limites d’un pays qu’on croirait infini!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-114584388475773908?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/114584388475773908/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=114584388475773908&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114584388475773908'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114584388475773908'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/04/crire.html' title='Écrire.'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-114584362028364893</id><published>2006-04-23T21:50:00.000-04:00</published><updated>2006-04-23T21:53:40.296-04:00</updated><title type='text'>Dames de théâtre.</title><content type='html'>Tour de piste. Le jeudi 20 avril 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est toujours vrai. Et cela dure depuis 1949. Madame Mercedes Palomino est parti se reposer mardi, 58 ans après la Fondation du Rideau Vert. Elle débute cette longue et fidèle histoire des femmes et du théâtre. Imaginez la vie culturelle d’ici, sans toutes ces dames, ces filles insensées qui ont construit à partir de rien, tant et tant d’aventures. Yvette Brind’Amour, Monique Lepage, Marjolaine Hébert, Jeannine Beaubien, Françoise Berd, Françoise Gratton. Et voilà le Rideau Vert, Le théâtre Club, La Marjolaine, La Poudrière, L’Egrégore, La Nouvelle Compagnie théâtrale. Aujourd’hui Louise Duceppe est chez Duceppe, Loraine Pintal au TNM, Ginette Noiseux à L’Espace Go, Marie Thérèse Fortin au Théâtre d’Aujourd’hui, Marie Thérèse Falcon au FTA et Brigitte Heajtens et Marie Gignac au Carrefour. Je ne ferai pas la liste exhaustive de toutes les jeunes et moins jeunes compagnies itinérantes dirigées par des femmes.&lt;br /&gt;Elles ont de qui tenir. S’il y a un terrain de jeu où les femmes ont pris leur place, l’ont consolidé et tenu à bout de bras, c’est le théâtre.&lt;br /&gt;Celle qui vient de nous quitter avait créé le modèle. Maternante et sévère, cultivée et aventurière, curieuse et déterminée, elle inspirait le respect autant que la confiance. D’où vient la folie de ces femmes qui entraînent derrière elles les créateurs, les financiers, le public dans des aventures artistiques normalement sans lendemain. Ces garçons d’ici y retrouvaient-ils des mères responsables des finances de la maison, à l’écriture fine, aux lectures inspirantes, à la culture et l’information juste?&lt;br /&gt;Lorsque Martin Faucher m’a demandé en 2000 de jouer Georges, dans Qui a peur de Virginia Wolf, d’Edward Albee, au Rideau Vert, il a fallu d’abord que Metcha, tel était le surnom de Madame Palomino, approuve ce choix. Elle n’était pas d’accord. On la disait irritée par mes prises de positions sur la diffusion du théâtre. Avait-elle bien lu mes écrits ou seulement les oui dire déformés qui se propagèrent rapidement d’une coulisse à l’autre. Après deux semaines d’attente, elle valida le choix du metteur en scène. Le soir de l’avant-première, elle descend dans les loges et me salue froidement. J’apprends toute l’histoire, un peu plus tard au restaurant de la bouche de Guillermo de Andrea, directeur artistique du Rideau Vert. Cette nuit-là, j’écris une longue lettre manuscrite à Mme Palomino, l’assurant de mon admiration pour tout ce qu’elle a fait pour le théâtre d’ici, et que mes interventions ne visent qu’à perpétuer et bonifier tout le travail de ces pionniers obstinés. Après la première, elle redescend dans ces loges sous la scène du Rideau Vert. Ce petit lieu chaud, devenu ma 2e maison, est en liesse. Elle s’approche de moi, me tend une coupe de champagne et me serre dans ses bras:&lt;br /&gt; -Merci, mon petit. Vous avez été formidable! &lt;br /&gt;C’est ça une directrice de théâtre! Et elles ont toutes été comme ça à un moment ou un autre de leur aventure! J’avais 56 ans et j’étais un petit, de retour à la maison, sans condition, avec le droit d’opinion, mais aussi avec le devoir de la passion!&lt;br /&gt;Bon repos Metcha!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-114584362028364893?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/114584362028364893/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=114584362028364893&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114584362028364893'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114584362028364893'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/04/dames-de-thtre.html' title='Dames de théâtre.'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-114524309864742332</id><published>2006-04-16T23:03:00.000-04:00</published><updated>2006-04-17T07:55:04.496-04:00</updated><title type='text'>L’agneau.</title><content type='html'>Vous m’en lirez tant. Le dimanche 16 avril 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est le bon moment de lancer ici et là des, « Joyeuses Pâques », sauf aux agneaux, bien sûr. Les bouchers sont ravis, les fleuristes en extase et les chocolatiers en liesse.&lt;br /&gt;Et si l’agneau, avec son œil humide, son pas mal assuré, ne rêvait que de ce sacrifice ultime : une table heureuse, pleine d’enfants malcommodes au sortir de l’hiver, une mère comblée et un patriarche rassuré, maniant le couteau sur le gigot rosé, cet agneau pascal, cette victime sans tache, offert aux divinités pour calmer leurs fureurs, les mettre de notre bord, quoi!&lt;br /&gt;Mais cette année, y a de la chicane dans la cabane! Et ça va prendre plus d’un agneau pour calmer le ciel en désarroi!  &lt;br /&gt;D’un côté Michel Tremblay, la mère symbolique, se demande où s’en va la famille avec des rêves en signe de piastre, et de l’autre Victor Lévy Beaulieu, le patriarche, est fâché noir parce qu’elle ose douter de son entreprise. Les enfants commencent à avoir peur, d’autant plus que le couteau du père est bien aiguisé. Les cousins pensent aller festoyer ailleurs, lorsque Victor évoque les varices de Michel et le petit pécule mis de côté pour ses vieux jours. Nous devions fêter Pâques et nous voilà prisonnier du Vendredi saint. Il fait noir, c’est l’orage, les voiles se déchirent et les camps se dressent. &lt;br /&gt;Pour ou contre le père, pour ou contre la mère. Ça fait quarante ans qu’elle fait les repas, les lits, qu’elle nous raconte des histoires de grosses femmes, de belles-sœurs, de travestis tout croches, et tout à coup elle est renvoyée de la cabane, parce que son rêve est trahi. Le père crie des obscénités, se sent floué: il travaille lui, il a des ancêtres lui, il a tout inventé lui, tandis qu’elle ne fait que récolter, en flattant la mollesse ambiante! &lt;br /&gt;Un oncle déclare à la volée, ne plus jamais vouloir la revoir!&lt;br /&gt;Tout le monde quitte la table et se réfugie silencieusement au salon. &lt;br /&gt;Cela fait longtemps qu’il faut marcher les fesses serrées et les oreilles molles. C’était assez facile. On se tenait bien droit, on écoutait papa, on disait oui à chaque question posée et on se déclarait fier de tout ce qui sortait de la maison. Il nous avait prévenu; ce n’est qu’à ce prix que bientôt nous serions propriétaires de tout le lot, ce n’est qu’après que nous pourrions lui dire nos quatre vérités. &lt;br /&gt;La mère vient peut-être de sonner le début de la récréation! Et si tous ces enfants, maintenant devenus très grands et mêmes vieux, se mettaient à arrêter de chuchoter, et commençaient à s’expliquer un peu partout! Peut-être découvrirons-nous, une tout autre tablée, une autre lecture de l’histoire? Qui sommes-nous, d’où venons-nous, que voulons-nous devenir, réellement, sans raccourci? Que nous sommes-nous raconté, en catimini depuis 40 ans? Quel est ce bateau aux officiers menaçants?&lt;br /&gt;Le temps d’une Pâques, la mère Michel est devenu l’agneau, couché au milieu de la table, devant la famille estomaquée? Tout le monde se regarde, sonné! &lt;br /&gt;Quelqu’un peut-il expliquer ce sacrifice, est-ce le prix de la parole? Et si désormais l’agneau refusait d’être égorgé? &lt;br /&gt;Joyeuse Pâques, tout de même!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;              Raymond Cloutier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-114524309864742332?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/114524309864742332/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=114524309864742332&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114524309864742332'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114524309864742332'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/04/lagneau.html' title='L’agneau.'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-114506408137769472</id><published>2006-04-14T21:20:00.000-04:00</published><updated>2006-04-14T21:21:21.390-04:00</updated><title type='text'>Temps Gris.</title><content type='html'>Tour de Piste. Le jeudi 13 avril 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des nuages gris, d’autres noirs, des traînées blanchâtres ici et là, et dessous un vent tournoyant. Et même si les vitres de mon bureau claquent parfois dans leurs cadres, j’ai la curieuse impression d’un temps plat, répétitif! C’est toute cette histoire autour des déclarations de Tremblay et de Lepage qui nous gâchent ce printemps, ces réactions virulentes à des propos très nuancés.&lt;br /&gt;Les artistes n’auraient de valeur en autant qu’ils marchent dans la parade!&lt;br /&gt;Au début, il a suffi de quelques chansons, pour partir une ferveur, de romans, de tableaux, de spectacles fous, de pièces inimitables pour cimenter la fierté.&lt;br /&gt;Pour faire simple, on a tout ramené à la sauvegarde du fait français ou plutôt du parler français. Cela étant désormais en sécurité, on mise maintenant sur l’argent, le bizness! Les créateurs avaient allumé un feu, les politiciens, les économistes l’ont nationalisé.&lt;br /&gt;Mais aucun gouvernement n’a mis la culture comme première mission de son action. On chuchote en coulisse qu’elle est notre matière première, la queue du paon se déploie à chaque victoire à l’étranger, mais on a oublié que l’identité culturelle passe par le déploiement massif de stratégies de démocratisation, de sensibilisation dès le plus jeune âge à tous les phénomènes de création. Et surtout que l’histoire, la littérature, la musique, le théâtre, l’art visuel, la poésie d’ici et de partout, fonde l’identité.&lt;br /&gt;Au lieu de s’interroger sur ce constat de vide culturel, on vient jeter l’anathème sur ceux qui justement préviennent les stratèges, qu’on ne bâti pas une maison d’abord pour être riche, mais surtout pour être à l’abri des vents mauvais, en harmonie avec ses occupants, pour créer et grandir avec tous les invités et toutes les générations.&lt;br /&gt;Toutes ces réactions sont troublantes. Quelle est cette terreur soudaine, ces mises à l’index, ce mépris du doute? &lt;br /&gt;Qu’un ancien chef de gouvernement jette publiquement un dramaturge aux orties parce qu’il pense différemment de lui, que des romanciers crient encore à la traîtrise, cela ne fait que démontrer à tous les citoyens l’extrême fragilité des fondations d’une maison rêvée par une chanson, mais depuis confiée à une usine de résidences préfabriquées, sans architecte, un bungalow comme les autres, gris et froid. Qui voudra vivre dans une telle maison, les fesses serrées et la bouche cousue?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-114506408137769472?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/114506408137769472/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=114506408137769472&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114506408137769472'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114506408137769472'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/04/temps-gris.html' title='Temps Gris.'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-114441726448105125</id><published>2006-04-07T09:39:00.000-04:00</published><updated>2006-04-07T09:41:04.510-04:00</updated><title type='text'>Michel à Orford!</title><content type='html'>Tour de Piste. Le jeudi 6 avril 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est du jamais vu. Michel Tremblay est joué à guichet fermé dans trois théâtres à la fois,ici à Montréal. Au Théâtre du Nouveau Monde, c’est Hosanna, au Théâtre d’Aujourd’hui, c’est Encore une fois si vous permettez et puis, Bonbons assortis au Rideau Vert. Et pour couronner le tout, hier, au Festival de littérature Métropolis Bleu, Tremb;ay reçoit le Grand Prix littéraire international 2006. Shakespeare et Molière ont déjà eu droit à des triplés dans nos théâtres, mais jamais d’auteurs vivants, encore moins vivant ici.&lt;br /&gt;On connaissait l’engouement du public pour Molière. Chaque fois qu’un théâtre est mal-en-point, et cela est fréquent, il suffit de programmer Le Misanthrope, L’École des femmes, Le Bourgeois gentilhomme ou Le Malade Imaginaire pour le sortir de l’impasse.&lt;br /&gt;Alors s’il y a Molière, s’il y a Tremblay, comment expliquer notre incapacité à démarrer, ici, un équivalent du Festival de Stratford? Le public est avide de théâtre en été. Et arrêtons ce snobisme qui veut que l’été, c’est pourri et l’hiver, merveilleux. Le théâtre est ici un art très populaire et dans toutes ses formes. On aime pénétrer dans des salles, se faire raconter des histoires. On veut voir les actrices et les acteurs en chair et en sang après ces hivers rivés sur l’écran.&lt;br /&gt;Autre chose : 75% des gens sondés, souhaite conserver intact les montagnes et le Parc Orford. Étonnant que dans ce débat, on ait jamais vraiment parlé du Centre d’art d’Orford, lieu mythique consacré à la musique sérieuse et à la formation estivale des instrumentistes de tous niveaux, avec un peu de théâtres et de chants à la clé.&lt;br /&gt;Alors imaginons une solution culturelle à cette impasse écolo économique, qui se dessine. Ne pourrions-nous pas rêver encore une fois, si vous permettez!&lt;br /&gt;Au lieu de vendre la montagne pour financer une piste de ski, créons le Grand Festival d’Orford, où la musique garderait la même envergure et plus encore, mais où s’ajouterait un immense festival de théâtre appuyé sur Molière et Tremblay, comme celui de Stratford est appuyé sur Shakespeare.&lt;br /&gt;De Mai à Octobre, dans trois salles, petites, moyennes et grandes, sous chapiteau ou autrement, des productions en alternance, une troupe en répertoire, des ateliers de costumes, décors, des techniciens, des acteurs, du personnel de soutien, et bientôt des milliers et des milliers de visiteurs comme à Strafford. &lt;br /&gt;Aujourd’hui ce Festival ne requiert que 3% de subvention, tellement c’est un succès. Toute la région en profite. Tout le pays en est ennobli!&lt;br /&gt;Imaginez la grande région autour d’Orford, envahie durant six mois par des visiteurs amoureux de la musique, du théâtre et de la nature, et habitée par les artisans de ce festival à l’année longue, comme à Stratford. Je rêve, mais Tremblay aussi a rêver, et travaillé, et tous les jours. Quelques amis, le besoin de mettre son Plateau sur la scène, le génie de raconter et voilà qu’un théâtre surréel, venu d’ici, envahit la planète.&lt;br /&gt;Déjà, cet été, si on transportait Le malade imaginaire, Hosanna, Encore une fois si vous permettez et Bonbons assortis, au pied du Mont Orford, je peux parier que le site ne dérougirait pas! C’est quoi not’problème?&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;        Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-114441726448105125?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/114441726448105125/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=114441726448105125&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114441726448105125'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114441726448105125'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/04/michel-orford.html' title='Michel à Orford!'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-114403887818314480</id><published>2006-04-03T00:33:00.000-04:00</published><updated>2006-04-03T00:34:38.193-04:00</updated><title type='text'>Avril sous les feuilles.</title><content type='html'>Vous m’en lirez tant. Le dimanche 2 avril 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette année, tout arrive plus tôt que l’an passé. Pas le changement d’heure, ça c’est pour l’an prochain mais cette impression que l’été est à nos portes. Ce n’est pas un printemps coutumier, avec un long dégel et des bancs de neiges qui n’en finissent plus de fondre et des rigoles dans la glace qui chante sous le soleil. Rien de tout ça, dans mon coin, en tout cas.&lt;br /&gt;Depuis quelques années je laisse une couche de feuilles mortes sur mon petit jardin. La première fois, c’était par négligence, mais maintenant c’est voulu. Parce que j’ai constaté que lorsque la terre se réchauffe et que mes vivaces enfouies se réveillent, je les entends littéralement pousser. Sans blague! Le soir vers les dix, onze heure, lorsque la ville se calme et qu’un semblant de silence s’installe, je descends les marches et m’assoit sur la dernière et je retiens mon souffle. Et le jardin se met à parler. La première fois, j’ai pris peur. Je croyais qu’un intrus rodait dans la cour ou qu’une moufette m’épiait en attendant de m’envoyer son jet dévastateur. Mais non, personne, pas de chat, ni de raton laveur! Les feuilles mortes bougeaient, bruissaient à tour de rôle, devant, derrière, au loin, très près.&lt;br /&gt;C’était donc ça! Les vivaces poussaient sur les feuilles pour sortir de terre et reprendre leurs places au grand air. C’est très troublant. On sait bien qu’elles poussent, mais je défie quiconque de me dire qu’il les voit pousser. Mais on peut les entendre! Ces millimètres d’efforts, multipliés par cents vivaces, forment une troublante musique.&lt;br /&gt;Nous sommes faits de la même eau, du même carbone, de cellules cousines de ses vivaces. Tant de possibles sont enfouis, figés, en attente, en hibernation. Puis, une chaleur, un terrain fertile, une affection inattendue, une main confiante, et soudainement, sous des couches d’habitudes, d’ennuis, de désespérance, nous pousse un nouveau visage, une révolte inconnue, un plaisir défendu! Et souvent à notre insu, comme ces vivaces la nuit.&lt;br /&gt;Et dire qu’elles ne savent pas que je suis assis à la première loge. Elles font ça pour elles-mêmes, elles n’ont pas le choix.&lt;br /&gt;Je ne sais pas pourquoi, mais ça m’a fait penser à l’affaire du Mont Orford. Il dormait là, sous des couches de neige, immobile. Les riverains s’étaient prononcés. Le jardin devait demeurer intact.&lt;br /&gt;Mais dès qu’on a chauffé la machine, déclaré la vente de feu, tout le pays s’est mis à murmurer, à bruisser. L’indignation est vivace, toujours enfouie, mais prête à surgir millimètre par millimètre. &lt;br /&gt;Aujourd’hui mon jardin a l’air désert, recouvert de feuilles mortes. On dirait un désastre. Mais attendons voir, dans un mois ou deux, il n’y aura plus un pouce carré d’espace inoccupé! Les hostas géants, asperges et autres rubéchias vont tout envahir, ils en parlent déjà.&lt;br /&gt;Si j’étais dans les officines du pouvoir, j’écouterais le jardin la nuit. Quand les vivaces en colère vont tout envahir à l’ombre de l’Orford, il sera trop tard pour se jardiner de la sympathie!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-114403887818314480?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/114403887818314480/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=114403887818314480&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114403887818314480'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114403887818314480'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/04/avril-sous-les-feuilles.html' title='Avril sous les feuilles.'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-114376967193761259</id><published>2006-03-30T20:47:00.000-05:00</published><updated>2006-03-30T20:47:51.950-05:00</updated><title type='text'>Le catéchisme.</title><content type='html'>Tour de Piste. Le jeudi 30 mars 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors il y aura désormais un petit manuel de la souveraineté à l’usage des enseignants. Je ne l’ai pas lu, ni vu, mais le principe même m’inquiète. Une grande majorité d’entre nous a été soumise durant nos années d’instructions, et je ne dis pas d’éducation, au petit catéchisme, aux histoires tordues d’évangélisateurs et de mauvais sauvages, aux enfers qui attendent les impies et aux paradis promis aux pénitents. &lt;br /&gt;Le guide porte le titre de : « Parlons de souveraineté à l’école » et se veut un « Manuel scolaire ». Je n’ose imaginer un manuel portant le titre : « Parlons fédéralisme à l’école », et surtout les réactions, les manifs, les gueulantes et les beuglantes qui envahiraient tout l’espace public.&lt;br /&gt;On y apprend que le projet de souveraineté n’est pas inscrit dans le corpus académique du système d’éducation. Est-ce que le projet socialiste, environnementaliste, capitaliste, mondialiste, fédéraliste y est inscrit? Inscrit-on des projets de systèmes politiques dans cette nouvelle patente, nommée compétence transversale? On va, paraît-il, proposer aux enfants de jouer aux mathématiques avec le budget de la gouverneur générale, ou faire dessiner les obus du méchant Canada pour convaincre les élèves du primaire que les pacifistes ne résident qu’à l’intérieur de nos frontières, et de plus, les tout petits de la maternelle ne disposeront que des couleurs blanche et bleue, pour rapporter à la maison leurs merveilles destinées à décorer la maison. Désormais on ne chantera les chansons que des patriotes patentés, et on ne visionnera que des films dûment accrédités.&lt;br /&gt;Pincez-moi quelqu’un, je rêve!&lt;br /&gt; Au lieu de faire prendre un virage absolument culturel à cette réforme en manque de contenu, de reconnaître la faillite identitaire, l’analphabétisme, la sous-fréquentation des arts de toutes natures, on veut fuir en avant fouettant le rêve au lieu consolider le réel. Avions-nous encore besoin d’un petit catéchisme? N’aurait-on pas été mieux servi par un guide d’utilisation des arts dans l’enseignement! Ce qui conduit à définir qui nous sommes et ce que nous pourrions être. Et qu’ensuite ces citoyens conscients, cultivés, informés décident de ce qu’ils veulent faire de leur vie privée ou politique. &lt;br /&gt;Et dire que des intellectuels, des poètes, des pédagogues respectés cautionnent ce supposé outil, cela me bouleverse.&lt;br /&gt;Je comprends intimement qu’une génération vieillissante ne sait plus à quel saint se vouer pour faire entrer un grand projet dans la tête des générations futures, mais quelle erreur stratégique que ce manuel. Il sera mis dans la colonne rouge des comptes! Nos enfants ne vont pas aux théâtres, nos citoyens ne lisent pas nos livres, nos orchestres sont en mode survie, et nous voulons embrigader les enfants dans nos rêves inachevés?&lt;br /&gt;Avant, nous achetions des petits chinois pour faire avancer des avions sur un fil, nous récitions en marmonnant les commandements de Dieu, et maintenant nos enfants devraient faire des multiplications avec les robes de Michaelle Jean et chanter sans fausser des chansons blanches et bleues? Ce qui est rassurant c’est le tollé de tous coté, provoqué par cette dérive, sommes toutes, incroyablement naïve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-114376967193761259?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/114376967193761259/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=114376967193761259&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114376967193761259'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114376967193761259'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/03/le-catchisme.html' title='Le catéchisme.'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-114342291830699473</id><published>2006-03-26T20:28:00.000-05:00</published><updated>2006-03-26T20:28:38.316-05:00</updated><title type='text'>Au soleil.</title><content type='html'>Vous m’en lirez tant. Le dimanche 26 mars 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dur, dur de taper sur le clavier, alors que le soleil aveugle l’écran, et que les enfants crient dans la rue, chevauchant des bicyclettes empoussiérées tout juste sorties d’un hangar. &lt;br /&gt;J’imagine des centaines d’écrivains à leurs tables, les fenêtres enfin ouvertes, les yeux, les oreilles et le nez constamment sollicités par le printemps, et qui au prix d’un effort surhumain restent concentrés sur une histoire, un roman amorcé au plus fort de l’hiver, lorsque la lumière est pratiquement inexistante et l’enfermement plutôt obligatoire.&lt;br /&gt;Pas étonnant que David Homel, dans un papier au journal Le Monde, expliquant la difficulté d’exporter notre littérature en France, ait, entre autres, sorti cette formule choc et peut-être choquante pour certains : « Pays tranquille, littérature tranquille ». « La majorité de nos auteurs explorent l’intime, la quête de soi, l’enfant qui peine à devenir adulte, la famille et ses secrets, et peu de tentatives pour embrasser le vaste espace américain et ses secrets », dit-il. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre révolution fut nommée tranquille. Notre obsessive question nationale nous aurait-elle confinée à l’enfermement? Ou est-ce cet hiver encabané qui commande ces récits miroir où l’on court après notre queue?&lt;br /&gt;Les romans qui osent sortir de cette sphère intime, qui voyagent, qui embrassent de larges pans de l’humanité, j’en ai lu plusieurs depuis quelques années. Font-ils école ou sont-ils des météores perdues, des exceptions inclassables, sans signification?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant nos livres peuvent êtres lus par tous les francophones, y compris les Français, qu’ils soient intimes ou pas. Alors c’est la presse Parisienne qui résiste? L’édition et le marché qui nous boudent? Ou simplement encore, cette posture colonialiste, qui voudrait que nous abandonnions à tout prix notre ton, notre accent, notre liberté langagière, nos thèmes, pour rentrer sagement dans la métropole, et pratiquer comme le dit Homel «une langue douce à l’oreille de Paris ».&lt;br /&gt;Et quand on pense que les Français considèrent que les francophones, sont ceux qui parlent français en dehors de la France. On n’est pas sorti du bois, pardon de l’auberge!&lt;br /&gt;La création véritable ne vient pas en kit, résultat de recettes. Les écrivains de ce pays tranquille font face aux mêmes angoisses fondamentales que tous les habitants de la planète et ils leurs parlent à tous. &lt;br /&gt;Ils n’y peuvent rien s’ils sont nés dans un pays aux six mois de noirceur et de glace, qu’il faut raconter même par cet après-midi où un soleil doux, des bicyclettes déchaînées et des rigoles folles nous crient de lâcher ce maudit clavier! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-114342291830699473?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/114342291830699473/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=114342291830699473&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114342291830699473'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114342291830699473'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/03/au-soleil.html' title='Au soleil.'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-114287868690564349</id><published>2006-03-20T13:16:00.000-05:00</published><updated>2006-03-20T13:18:06.923-05:00</updated><title type='text'>Prends ton trou!</title><content type='html'>Vous m’en lirez tant. Le dimanche 19 mars 2006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mardi matin, je traverse le petit parc Pierre Boucher pour me retrouver sur le gazon glacé devant cet édifice hideux qui loge les Conservatoires de musique et d’art dramatique de Montréal. Le député du coin a décidé de convoquer la presse pour demander au gouvernement ce qu’il advient du projet de construction et relocalisation des Conservatoires. Quelques professeurs, une quarantaine d’étudiants et deux ex-directeurs, dont votre serviteur, viennent appuyer sa démarche.&lt;br /&gt;Devant cette horreur architecturale qu’on tente de nettoyer après l’incendie de décembre, on saisit toute la tristesse liée au destin de cette institution, belle métaphore de la véritable situation de la culture et des artistes d’ici. Derrière les réussites, les Oscars, les génies, les Vegas, les tapis rouges, les prix, les distinctions et tout le pettage de bretelle, des artistes professionnels, des étudiants inquiets, des professeurs passionnés endurent depuis 50 ans une vie quotidienne innommable. &lt;br /&gt;On achète des terres autour d’un parc d’un claquement de doigt, on élève des tours, des pavillons universitaires en moins d’un an, des métro se creusent, des toits de stades s’achètent, des dizaines et dizaines de millions en études se dépensent pour savoir où déposer un hôpital, et depuis cinquante ans on est incapable d’installer l’école qui forme la grande partie des musiciens et des acteurs d’ici. J’y ai fait mes études dans des petits bureaux inadéquats du Palais du Commerce avant démolition, puis dans le sous-sol de la bibliothèque St Sulpice avant rénovation, puis au théâtre National décati, puis j’ai dirigé l’institution dans un vieux palais de Justice mal chauffé et ventilé, et maintenant tout le monde est dans le sous-sol de la rue Henri Julien. &lt;br /&gt;Tous les partis confondus se sont passé le ballon. Alors c’est un cas d’espèce! Si on voulait éliminer l’institution, fallait le dire plus tôt. On veut qu’elle s’éteigne d’elle-même, découragée, faute de combattants? Ça risque d’arriver. Les talents font le tour et choisissent les meilleures conditions pour s’épanouir! &lt;br /&gt;C’est pourtant une grande, très grande école de musique et d’art dramatique, car elle est fondée sur un vieux principe qu’on n’applique pas ailleurs et que certains aimeraient bien voir abandonné : le rapport maître élève. Un rapport continu, qui dure et inscrit une relation d’artiste à apprenti et qui mène à une formation toujours personnalisée. Vous ne le savez pas, mais votre écran quotidien est plein de ces acteurs de talents, vos orchestres, vos radios, vos cd sont habités par ces musiciens qui ont consacré une belle jeunesse à un entraînement exigeant, épuisant! Ils ont été sélectionnés après de rigoureuses auditions où seul les meilleurs ont pu se faufiler. Et voilà qu’on les enferme dans des sous-sols, sans lumière, mal insonorisés, dans un milieu de vie malsain, alors que tous les étudiants, tous les professeurs de toutes les écoles, de tous les niveaux n’y vivraient pas une semaine sans qu’une manifestation citoyenne, une commission d’enquête, une opération de sauvetage ne les sorte de là! C’est ça être un artiste ici ? Endure et peut-être, feras-tu parti de ces élus, cette infime minorité qui fouleront plus tard le tapis rouge et pourront de Vegas nous envoyer des bye, bye dans l’écho des vedettes! En attendant depuis 50 ans c’est : prend ton trou! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-114287868690564349?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/114287868690564349/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=114287868690564349&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114287868690564349'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114287868690564349'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/03/prends-ton-trou.html' title='Prends ton trou!'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-114273328753834845</id><published>2006-03-18T20:53:00.000-05:00</published><updated>2006-03-18T20:54:47.550-05:00</updated><title type='text'>Parti, le blanc manteau!</title><content type='html'>Tour de Piste. Le jeudi 12 mars 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est toujours plus laid une ville en mars. La glace ou la neige embellissait ou cachait l’horreur. Mais la fonte révèle toute la saleté accumulée depuis novembre, la pierraille, le sable répandu à chaque tempête, sur chaque trottoir glacé. Sans compter tous les déchets jetés sans gêne aucune, par tout un chacun. Aucun mal, c’est l’hiver, c’est blanc, c’est ni vu ni connu. &lt;br /&gt; En fait, c’est l ‘équivalent d’attaquer le ménage d’une maison après que des occupants l’eurent négligé depuis des mois. Il faut tout visiter, le moindre objet, vêtement, accessoire, recoin. L’hiver, sous sa prétention de blancheur, de pureté, cache, du moins en ville, une imposture que mars vient dénoncer : Nous vivions sur un dépotoir congelé!&lt;br /&gt;C’est comme les statistiques ou certaines moyennes nationales de revenu ou de fréquentations culturelles. Il faudrait tout revoir, dans chaque recoin, pour savoir de quelle réalité on nous parle. Les discours sont une belle neige qui vient recouvrir de son blanc manteau toute la misère, la saleté, les insuffisances qui nous feraient tant honte.  J’entendais un politicien dire, sans rire, qu’un couple avec deux enfants, gagnant 30,000$ par année, disposerait désormais de 1000$ de plus pour aller au cinéma, en vacances au bord de la mer, ou sortir enfin au restaurant. Il me semble que même avec des lunettes roses on ne peut proférer de telles insultes à des citoyens qui ne pourront jamais voir la mer, qui doivent désespérer de ce système injuste et qui ne pourront qu’améliorer légèrement la boîte à lunch des enfants avec ce léger gain.&lt;br /&gt;Montréal métropole mondiale du livre, Centre international de la danse, foyer de la nouvelle musique et lieu sacré de l’art contemporain! Et notre cinéma incroyable, et nos théâtres toujours pleins, et nos festivals incontournables.&lt;br /&gt;Attendons que mars ait retiré toutes ses plaques de glace, et sortons nos balais, nos pelles, nos grands sacs. Je crois qu’on est dû pour un inventaire bien documenté de toutes nos prétentions. Un bon coup de miroir!&lt;br /&gt;Ce n’est pas de savoir si tout va mal ou si tout va bien, c’est de reconnaître les zones noires et grises cachées sous nos blanches prétentions, et d’y consacrer nos efforts. Il y a des problèmes criants cachés sous le banc de neige souriant! &lt;br /&gt;Lorsque les danseurs, les écrivains, les musiciens, les acteurs auront un salaire décent, et la petite famille, rêvant à la mer, pourra les fréquenter gratuitement puisque trop pauvre, alors on laissera le bel hiver venir cacher, de son blanc manteau, nos misères acceptables et nos fuites inavouées!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-114273328753834845?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/114273328753834845/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=114273328753834845&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114273328753834845'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114273328753834845'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/03/parti-le-blanc-manteau_18.html' title='Parti, le blanc manteau!'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-114226521715633847</id><published>2006-03-13T10:52:00.000-05:00</published><updated>2006-03-13T10:53:37.226-05:00</updated><title type='text'>Faire son lit!</title><content type='html'>Vous m’en lirez tant. Le dimanche 12 mars 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Comme on fait son lit, on se couche!» Je ne me souvenais plus de ce que cela voulait dire au juste. Tout en lançant les oreillers par terre, arrachant le drap déjà tordu, rabattant ma couette de lit, je me demandais, si je réussissais le lit parfait ce matin  (ce qui est un exploit pour un homme allez savoir pourquoi), eh bien est-ce que j’aurais ce soir, une nuit parfaite, sans soubresaut, cauchemar ou autre bras engourdi?&lt;br /&gt;Évidemment le dicton n’est pas une recette pour combattre l’insomnie.&lt;br /&gt;Non, il signifie : -Il nous faut subir les conséquences de nos actes. &lt;br /&gt;«Comme on fait son lit, on se couche!»&lt;br /&gt; Moi j’y ajoutais toujours une petite nuance judéo-chrétienne :&lt;br /&gt;- C’est ben de ta faute si ça va mal! T’avais qu’à mieux te préparer, à vivre comme du monde, à pas faire le fou, à écouter l’autorité, à marcher dans le rang. Et puisque j’ai été élevé dans un environnement où l’éducation se résumait à:&lt;br /&gt;- « Fais ce que je dis et fais pas ce que je fais! », j’ai eu tendance à cacher le lit défait sous un bel édredon! Vous voyez ce que je veux dire!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tapotant mes oreillers pour m’assurer qu’elles soient bien lisses et bien symétriques j’apprends la mort de Boom Boom Geofrion, puis de Slobodan Milosevic! Deux destins, deux façons de faire son lit. Et surtout deux façons de se coucher. L’inventeur du slapshot, le p’tit gars frondeur qui avait toujours une joke dans sa poche pour perpétuer le spectacle, la réussite à l’Américaine en Cadillac bleue, meurt le matin de son plus beau soir, celui où l’on retire, pour toujours, la possibilité à quiconque de porter la même identité, le même numéro, le même chandail que toi! Une sortie spectaculaire! Quelle fabuleuse manière de se coucher!&lt;br /&gt;Et l’autre, le boucher, le génocidaire, qui picosse la communauté internationale patiente et déterminée, depuis quatre ans. Qui se défend seul pour étirer la cause, et faire de la procédure, espérant quoi? Que les victimes oublient, que les témoins disparaissent, que ses complices le délivrent. Il a fait son lit dans un génocide et il vient de se coucher, de claquer au fond d’une cellule! Le procès est avorté, il ne sera pas déclaré coupable! &lt;br /&gt;Bien sûr l’adage est rarement aussi percutant. Et la plupart du temps ne tient pas la route. Tant d’accidents, de crimes, de maladies, de souffrances, qui n’ont de sources que l’inconscience, la stupidité, la haine, la folie de l’autre, des autres. Et puis ces bénédictions, à la naissance. Santé, fortune, géographie, affection, culture, histoire!&lt;br /&gt;Déjà avoir un lit, des draps, un oreiller, une couette, et une maison chaude, des enfants en santé, quelques amis, une copine, on peut se compter privilégiés!&lt;br /&gt;Alors vaut mieux soigner sa chambre, être maniaque des conséquences de ses actes, tout en travaillant son lancé frappé, c’est-à-dire son talent à soi, parce qu’on ne sait jamais dans quel beau drap, la destinée nous couchera!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-114226521715633847?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/114226521715633847/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=114226521715633847&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114226521715633847'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114226521715633847'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/03/faire-son-lit.html' title='Faire son lit!'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-114196165462167142</id><published>2006-03-09T22:33:00.000-05:00</published><updated>2006-03-09T22:34:14.636-05:00</updated><title type='text'>Réussir un coup!</title><content type='html'>Tour de Piste. Le jeudi 9 mars 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’en reviens pas! Je rêve, pincez-moi quelqu’un! Le Théâtre du Nouveau Monde et la Compagnie Jean Duceppe, ont concocté un projet commun, unique, innovateur. Du jamais vu dans le paysage théâtral montréalais et québécois. Le metteur en scène Yves Desgagnés a réussi à convaincre ces deux compagnies de former une troupe d’acteurs et d’actrices qui seront à l’œuvre durant toute une saison pour présenter deux pièces d’Anton Tchekhov sur les scènes des deux théâtres. Douze acteurs et actrices pourront se consacrer durant une année à interpréter les personnages de l’Oncle Vania et de la Mouette, passant d’un rôle majeur à un rôle mineur, d’un côté à l’autre de la rue St Catherine.  &lt;br /&gt;Ce qui me rend euphorique dans cette entreprise, c’est le déblocage. Enfin on reconnaît que les acteurs ont besoin de projets calmes, engageant une longue période de leurs vies. Ces douze créateurs auront une plage d’expérimentation, de recherche, une année consacrée à Tchékhov. Les concepteurs d’éclairage, de son, de costume, et de décor, auront la même opportunité. C’est ça inventer des stratégies pour développer notre art et notre public. &lt;br /&gt;Imaginons maintenant que toutes les commissions scolaires, de et autour de Montréal, mettent au programme de secondaire 5, l’étude et la fréquentation de L’Oncle Vania et de la Mouette dès septembre prochain. Tchékhov est l’auteur clé, pour comprendre le passage du 19e au XXe siècle en Europe de l’Est, et il est l’un des fondateurs de notre modernité. Voyez-vous cette centaine de milliers d’élèves, jour après jour, envahir Duceppe et le Nouveau Monde? Il faudra jouer chacune des pièces au moins 500 fois! Et c’est un rêve facile à réaliser. Déjà dans certains collèges, les parents déboursent 85$ pour envoyer les élèves 5 fois au théâtre dans l’année. Serait-il possible d’imaginer le même effort pour ceux qui peuvent se le permettre et un soutien de l’État pour les autres. Les cabanes à sucres et autres sorties inutiles demandent autant sinon plus! Mettons à profits tous ces autobus jaunes qui attendent devant l’école!&lt;br /&gt;Les mardi et jeudi après-midi chez l’un, les mercredi et vendredi chez l’autre! Et ces acteurs traversant la Catherine pour jouer, durant des mois et des mois, ces chefs-d’œuvre qui ne laisseront aucun ado, aucun adulte indifférent.&lt;br /&gt;Enfin un déblocage dans cette communauté théâtrale que j’aime tant! Et ce n’est pas fini. Tant de stratégies à inventer. Bientôt cette complicité avec les abonnés, où au lieu de promettre un spectacle à tel jour et à telle heure, l’on pourra garantir les meilleurs places, à la meilleure date d’un spectacle à venir, à notre convenance! Mais ça c’est un autre rêve. Et je devrai encore me pincer pour y croire! En attendant, merci Lorraine Pintal, Michel Dumont, Louise Duceppe et Yves Desgagnés.&lt;br /&gt;Merci surtout à cet Anton Tchékhov! Il n’y avait que lui pour réussir ce coup! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-114196165462167142?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/114196165462167142/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=114196165462167142&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114196165462167142'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114196165462167142'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/03/russir-un-coup.html' title='Réussir un coup!'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-114178093732324854</id><published>2006-03-07T20:21:00.000-05:00</published><updated>2006-03-07T20:22:17.336-05:00</updated><title type='text'>Elvis.</title><content type='html'>Vous m en lirez tant. Le dimanche 5 mars 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais douze ans et de beaux cheveux châtains, très fins. À la fin des années cinquante, il n’y avait que deux modes, la brosse, que le barbier brûlait à la fin avec une tige de cire, pour que les poils se tiennent bien droits, et le classique, une séparation de côté avec le coq en l’air à l’avant. &lt;br /&gt;La plupart des pensionnaires du collège passaient, la fin de semaine à la maison et les parents en profitaient pour dégager les oreilles et remonter la nuque qui ne devait pas toucher au col de la chemise.&lt;br /&gt;Moi je n’allais à la maison qu’à Noël, et j’avais vu, l’été précédent, le film « Love me tender » avec Elvis Presley. Résultat, j’ai laissé pousser ma belle tignasse tout l’automne, et à coup de Brylcreem « A little dab will do you », et de mouvement savant du peigne de chaque côté de la tête, j’ai pu reproduire les deux vagues célèbres et le petit cœur, sorte de crochet étampé dans le front. Une véritable œuvre d’art. La coiffe de la religion rock! Les pères Oblats n’y voyaient encore rien de séditieux.&lt;br /&gt;J’ai donc pu me rendre jusqu’à Noël, les couettes graisseuses au-dessus du col, le peigne en permanence dans la poche arrière. C’était mon Kirpan à moi!&lt;br /&gt;Lorsque je suis descendu du petit avion qui venait de se poser sur le lac gelé et qui me ramenait à la maison pour les vacances, j’ai vu les yeux révulser de mon père qui attrapa ma petite valise et la lança sur la banquette du gros Olsmobile « 98 », un station wagon, rouge et blanc, qu’il ne finirait jamais de payer.&lt;br /&gt;Pourquoi ce visage fermé, ce silence dans l’auto. Les affaires allaient-elle mal? Une autre dispute avec ma mère? Ma sœur est-elle malade?&lt;br /&gt;Arrivé dans notre bas de duplex loué, le seul de Chibougamau à l’époque, la tension baissa et j’oubliai son regard d’épouvante. &lt;br /&gt;Vers la fin des vacances, nous repartons dans le char d’assaut rouge et blanc. Cette fois, vers Montréal. Je sens mon père distant, ruminant. Rendue à destination, chez une tante de la Métropole, ma petite valise reste dans l’auto, ma mère et ma sœur descendent. Lui et moi, on repart, direction Dorval. Je dois prendre un avion vers Val d’Or où un oncle viendra me chercher pour me conduire au collège de Rouyn. &lt;br /&gt;Dès que j’ai la carte d’embarquement, il se retourne vers moi!&lt;br /&gt;-On a une heure à perdre, que dirais-tu d’un petit tour chez le barbier. On se reverra pas avant l’été. Ça te ferait du bien!&lt;br /&gt;-Assis sur la chaise, étouffé par la bande de papier enroulé autour du cou et emprisonné par le grand drap blanc, je penchai la tête vers l’avant poussé par une grosse main poilue. Et j’entendis la tondeuse crier, et, horreur, sa vibration soudaine fit un aller-retour de la nuque au front.&lt;br /&gt;Arrivé en classe, le lendemain matin, frissonnant sous mon crâne nu, le professeur d’anglais me dit :&lt;br /&gt;-Hi, welcome. What’s your name?&lt;br /&gt;Il ne m’avait pas reconnu. J’ai jeté mon Kirpan à la poubelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-114178093732324854?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/114178093732324854/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=114178093732324854&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114178093732324854'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114178093732324854'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/03/elvis.html' title='Elvis.'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-114139515415831263</id><published>2006-03-03T09:11:00.000-05:00</published><updated>2006-03-03T09:12:34.170-05:00</updated><title type='text'>Le secret.</title><content type='html'>Tour de Piste. Le jeudi 2 mars 2006.&lt;br /&gt;Le vent s’engouffrait vers le bas de la rue St Urbain. Des aiguilles dans les joues figées, pierres polies par le froid. Entre les rafales, un soleil brûlant attaquait l’autre joue. Une moitié de vie au nord, et l’autre au sud. Des doubles personnalités sur pattes trottinaient vers le travail, le commerce, le ravitaillement. Mais plusieurs ont bifurqué à gauche vers le Musée d’Art Contemporain. De grands ados dégingandés la casquette de coté, les filles avec leur pantalon à taille basse qui laisse, au vent cru, le haut des fesses à nu, des Messieurs sans chapeau, aux oreilles rouges, et des femmes avec de gros blousons à capuchons bordés de poils, qui elles accompagnent des élèves du primaire.&lt;br /&gt;Les yeux qui pleurent de froid, les doigts transformés en glaçons dans les gants, le souffle court, j’ai tourné vers la gauche, moi aussi, pour me réchauffer au Musée.&lt;br /&gt;Devant les œuvres immenses, il y avait assis par terre la quinzaine d’enfants éberlués!&lt;br /&gt;-Comment ils ont fait pour amener ça ici? Ça pèse des tonnes! &lt;br /&gt;-Combien ça coûte?&lt;br /&gt;-C’est à qui?&lt;br /&gt;-Pourquoi il fait ça, l’artiste?&lt;br /&gt;Je me revoyais à 8 ans, chez les sœurs de la Providence, pas loin d’ici, au Jardin d’enfance St Jacques. En dehors du chemin de Croix, ou d’une annonce de cigarettes Player’s, aucune œuvre graphique, picturale, aucune sculpture qui n’était de la Vierge, de St Antoine, ou de Saints Martyrs des Indiens. &lt;br /&gt;Je voulais m’asseoir parmi les enfants, sous l’œil sévère de la responsable, écouter le jeune guide du musée répondre à toutes mes questions sur le poids, le coût et bien sûr le sens de chaque œuvre. Mais le sens, à 8, 9 ans, on l’a tout suite compris! On le saisit ce grand désarroi des humains devant l’univers, ces étoiles que l’on peut cueillir dans la main, la nuit, couché sur la grève, et ces cauchemars qui nous réveillent, avant tout le monde, alors qu’en sueur, haletant, nous découvrons que nous sommes seuls au monde à avoir ces visions. &lt;br /&gt;La visite terminée, j’ai suivi les enfants jusque dans le froid lumineux de ce début de mars. J’avais un peu réparé mon enfance imbécile. Tous nos âges sont en nous. Il n’y a pas que des artistes dans les musées, il y a aussi des guides, des dames et des messieurs, des casquettes de côté, des culottes à tailles basses et des enfants curieux. Ce que j’y ai vu, c’est une autre histoire, je dirais même un secret. Allez-y, le secret n’est jamais le même pour chacun!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-114139515415831263?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/114139515415831263/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=114139515415831263&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114139515415831263'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114139515415831263'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/03/le-secret.html' title='Le secret.'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-114105688069714684</id><published>2006-02-27T11:13:00.000-05:00</published><updated>2006-02-27T11:14:40.886-05:00</updated><title type='text'>Lecture et solitude.</title><content type='html'>Vous m’en lirez tant. Le dimanche 26 février 1006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis demandé si ceux qui résistent à la lecture de la fiction, de la poésie, ne seraient pas également ceux qui craignent la solitude. &lt;br /&gt;Car, quand on y pense, il faut être seul dans sa bulle, pour certains, dans un silence absolu, pour d’autres, coupés du monde, si on veut décoller, partir en voyage avec l’auteur assis au volant. &lt;br /&gt;Je me souviens qu’au collège, ceux qui plongeaient dans un livre à la récréation étaient des solitaires, réputés timides ou asociaux, objets de moqueries ou d’indifférence. &lt;br /&gt;Dans une société grégaire où la pensée unique est de mise, ces escapades privées dans des jardins qu’on dit secrets, sont toujours sources de méfiance. Serions-nous envieux de ceux qui ont le courage de partir en solitaire? Que fait-elle en ce moment? Où est-il parti? Quel univers visite-t-elle sans moi? C’est difficile de lire à deux! Bien sûr, avant d’éteindre la lampe, on peut toujours raconter des bribes du voyage, nommer les actions, mais jamais, nous ne pourrons comme au cinéma, au théâtre, vivre en même temps les mêmes images. &lt;br /&gt;Ceux qui n’en peuvent plus d’attendre la fin du travail, des repas, de la vaisselle pour retrouver la suite de l’histoire abandonné la veille, ceux qui salivent dès la main sur le dernier roman de l’auteur tant dévoré à sa dernière parution, ceux qui refusent une sortie folle, un repas délirant, une escapade en groupe, parce qu’ils ne peuvent résister à ce dernier chapitre tant attendu, sont-ils des déviants, des mésadaptés? Ou plutôt n’ont-ils pas très tôt saisi l’éphémère de la réalité et la permanence de la fiction?&lt;br /&gt;Le bon roman est fidèle, généreux, amoureux du lecteur. Il le croit toujours intelligent. Il nous respecte, nous confie ses moindres secrets, nous donne le pouvoir de tout imaginer comme celui de le lancer contre le mur s’il nous ennuie. C’est un compagnon difficile à égaler.&lt;br /&gt;Oui je crois qu’il faut avoir appris à aimer la solitude, pour faire un bon lecteur. Ou, peut-être qu’à force de lire on comprend qu’il faut renverser l’angoisse et accepter la donne : nous sommes des solitudes qui parfois se rencontrent. Pas tout le temps et pas pour toujours! &lt;br /&gt;Je serais curieux de savoir le nombre d’entre nous, cet après-midi, pour qui le paradis possible, sera toujours, une plage déserte, un soleil sec, une légère brise, alors qu’assi ou allongé sous un arbre, seul avec un livre qu’il est impossible de refermer, nous voyageons hors du temps, dans l’espace où vivent les romans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-114105688069714684?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/114105688069714684/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=114105688069714684&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114105688069714684'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114105688069714684'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/02/lecture-et-solitude.html' title='Lecture et solitude.'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-114074542979362212</id><published>2006-02-23T20:24:00.000-05:00</published><updated>2006-02-23T20:43:49.806-05:00</updated><title type='text'>J’en suis fort aise.</title><content type='html'>Tour de Piste. Le jeudi 23 février 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours fascinant ces jeux olympiques d’hiver. Des bobs renversés dans des manèges dignes de La Ronde. Des patineuses lancées comme des chiffons, sur la glace froide, écartelées, rabattues sur la cuisse infaillible quelques secondes auparavant. Une acrobate chinoise en ski, atterrissant en pleine face dans la neige. Des hockeyeurs canadiens empêtrés sur de trop grandes patinoires, millionnaires en vacances à Turin.&lt;br /&gt;Ils sont tous en représentation devant des millions de téléspectateurs partisans, patriotes. C’est pays, contre pays! &lt;br /&gt;Les jeux décidant de l’issue de la guerre. Pourquoi pas? Transférons tous les budgets militaires sur la colonne des dépenses sportives et culturelles. Finis les armes, les chars, les obus, les bombes, les sous-marins, les hélicos de chasses, et les avions radars. Finis les kamikazes, les viols et le feu aux villages. Finie la menace atomique et que vive la menace atome. &lt;br /&gt;Oui, on invite les atomes de Tel-Aviv a rencontrer les atomes de Ramallah, dans un tournoi de curling, et que le meilleur gagne! Après la victoire de l’un et la défaite de l’autre, les pouvoirs politiques s’inclinent et négocient ce qu’ils ont à négocier. Bien sûr, il faut au préalable tout un développement des forces sportives et culturelles. Car, il faudra, non seulement gagner une joute, mais aussi le respect. Séduire l’autre, l’amener à soi, par la littérature, la danse, le cinéma, le théâtre, la musique, les arts visuels. Si l’on veut régner, il faudra avoir une plus value à offrir. Et elle ne réside que dans la création, l’originalité, la profondeur, non seulement de l’équipe mais du propos.&lt;br /&gt;Je rêve encore et pourquoi pas. Ce serait tellement plus simple, plus humain, plus drôle et pas mal moins douloureux. Bon, ce seraient encore les plus riches qui auraient le plus de chances. Mais au moins le solitaire, le patient, le courageux, l’inventif, l’original aurait une occasion de s’imposer.&lt;br /&gt;Avez-vous remarqué le petit topo de la médaillée d’or en ski de fond, la Canadienne venue de l’Alberta jusqu’à Turin et qui répond à la question inspirante : &lt;br /&gt;-Comment avez-vous fait?&lt;br /&gt;-Je me sentais « fort aise! », a t-elle répondu!&lt;br /&gt;En français, mes amis. Oui, oui, elle dit, -«fort aise». Je n’avais pas entendu cette expression depuis ma 5e année primaire en 1956, où je récitais, La cigale et la fourmi de Jean de La Fontaine, devant une religieuse à cornettes. &lt;br /&gt;Voilà une bataille de gagner. Les fables de La Fontaine ont traversé l’Atlantique, le Canada jusqu’aux Prairies, et se sont retrouvées dans l’imaginaire, la valise, d’une courageuse fondeuse canadienne anglaise, qui parle et semble aimer la langue française, qui a retenu la leçon de la fourmi dans la fable, et lâche, comme ça, à la caméra, à la face de l’univers, en 2006, un superbe « j’en suis fort aise ». Mais de là à «Eh bien, dansez maintenant », attendons que mon rêve soit adopté!&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-114074542979362212?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/114074542979362212/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=114074542979362212&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114074542979362212'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114074542979362212'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/02/jen-suis-fort-aise.html' title='J’en suis fort aise.'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-114037057158336457</id><published>2006-02-19T12:35:00.000-05:00</published><updated>2006-02-19T12:36:11.596-05:00</updated><title type='text'>Le cerbère.</title><content type='html'>Vous m’en lirez tant. Le dimanche 19 février.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Il fallait absolument qu’il change de jambières. À cet âge, l’enfant pousse comme une asperge. Et il y a longtemps qu’il préfère garder les buts, à toutes autres positions sur la patinoire. Quand je l’ai vu, en plein milieu du salon, revêtir ses nouvelles jambières et tout son équipement de gardien de but, puis se déployer, me dépassant d’une tête, je venais de perdre l’enfant et me retrouvait devant un cerbère, ce chien à trois têtes, qui gardait l’entrée des enfers.&lt;br /&gt;Je connais le phénomène. On répète une pièce de théâtre durant deux mois, on l’enchaîne, vers la fin, en salle de répétition, et puis on entre au théâtre où auront lieu les représentations. Le costume nous attend dans la loge. On s’y enferme, se maquille, puis on enfile les bas, la chemise, le costume, les souliers, et parfois la perruque. On se retourne vers le miroir, et l’autre est là. Nous, ce nous informe, mouvant, insaisissable, vient de laisser place à l’autre. Ce personnage avec une histoire précise, un destin scellé, qui nous quitte une fois le costume remis sur le cintre. Nous l’avons consciencieusement construit et pourtant c’est dans le costume, l’artifice, le paraître qu’il apparaît. Excusez-moi, mais je puis en témoigner, l’habit fait le moine. &lt;br /&gt;Et là dans le salon, la jambière a fait le gardien. Bien sûr, il faut développer tout le reste. Construire la technique des arrêts comme les actions des personnages.&lt;br /&gt;Mais tout est un jeu, un grand jeu dans la vie des hommes. Le costume nous lie à un clan, une classe, un genre, une bande. Il parle de nous, de nos choix et dans le meilleur ou le pire des cas, de nos fonctions.&lt;br /&gt;C’est pour ça qu’on choisit d’être acteur. Pour se trouver un costume fort, mais temporaire, un destin scellé mais jetable, pour signaler aux autres humains, que le roi est nu sans ses habits, que les soutanes sont interchangeables et que l’arrogance rime avec inconscience.&lt;br /&gt;Autrefois les ouvrières, les paysans, les bourgeois comme les travailleurs s’endimanchaient pour montrer enfin leur meilleur accoutrement. Aujourd’hui, le dimanche, un grand nombre laissent tomber l’habillage du travail ou du clan, pour dévoiler ce qu’ils sont quand rien ne les oblige à parader. &lt;br /&gt;Les acteurs, eux, ont bien du mal à se trouver une image en dehors des rôles. Toujours de grands enfants qui rêvent de se cacher dans le plus parfait des costumes qui soient au nord du 45e parallèle, par -15 en février : la mitaine, la culotte, le plastron, la coquille, le patin, le biscuit, le masque et les deux superbes jambières du cerbère!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-114037057158336457?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/114037057158336457/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=114037057158336457&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114037057158336457'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114037057158336457'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/02/le-cerbre.html' title='Le cerbère.'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-114014304165939245</id><published>2006-02-16T21:23:00.000-05:00</published><updated>2006-02-16T21:24:01.673-05:00</updated><title type='text'>Une illusion?</title><content type='html'>Tour de Piste. Le jeudi 16 février.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que je m’illusionne en pensant qu’une bonne partie de la population serait ravie d’être assise dans une salle de théâtre, ou d’assister à un concert et en sortirait accrochée à la conviction qu’il lui faut au plus vite retrouver ce plaisir. J’ai cette conviction depuis toujours :la majorité de mes concitoyens qui n’ont pas eu l’idée, la chance, le hasard, l’opportunité, que sais-je, de pénétrer dans ces salles au moins une fois dans leurs vies, en sortirait sonné!&lt;br /&gt;Les artistes et les gestionnaires de la culture ont souvent l’impression de prêcher dans le désert. Qu’en dehors de l’humour, du sport, des variétés, il est presque impossible d’intéresser un grand nombre de spectateurs à quitter le confort de la télé. C’est vrai que c’est difficile, mais est-ce impossible? A t-on toujours user des bonnes stratégies pour les rejoindre? Si l’enfant ou l’adolescent n’a jamais mis les yeux sur une représentation théâtrale ou les oreilles au concert d’un grand orchestre, c’est très improbable qu’adulte, il s’y risque. Si ces lieux et ces activités semblent réservés à ceux qui ont les codes, les habitudes, si ces sorties demandent une compétence préalable, des informations privilégiées, si personne ne s’occupe de nous ouvrir la porte du lieu et des œuvres, alors il est permis de penser que le nouveau venu pourra se sentir incompétent, intimidé, et peu enclin à traverser le hall et se glisser dans la file son billet à la main.&lt;br /&gt;Il y a toutes sortes de choses à inventer pour contourner ce problème. Un responsable de la culture de Trois-Rivières raconte qu’une dame âgée, pauvre et très malade avait reçu des billets en cadeau pour aller à la magnifique salle J.Walter Tompson. Un beau théâtre, à l’italienne, avec dorures et fauteuils de velours rouges. Il y avait ce soir-là des chanteurs de ballades. Elle rêvait de pouvoir, un soir dans sa vie, s’asseoir dans cette salle. Mais elle avait peur qu’on rie d’elle, de ses vêtements usés, de son peu d’éducation. Elle est sortie du spectacle en pleurant, déclarant qu’elle pouvait maintenant mourir. Peut-être y avait-elle vu une image du paradis? Certaines salles aussi m’émeuvent, m’intimident. La Fenice, à Venise, La Scala, à Milan, Le MET, à New York.  Nos salles toutes rénovées, sont impressionnantes et intimident à coup sûr plusieurs citoyens. &lt;br /&gt;Je vous laisse à rêver sur les trucs, les tours de passe-passe, les stratégies, à inventer pour donner l’accès ou la piqûre à tant de passants qui n’osent pas, après avoir lu les noms sur la marquise, franchir la porte. Je suis convaincu de ne pas m’illusionner en pensant qu’un grand nombre rêve d’y entrer, mais n’ose pas. &lt;br /&gt;Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-114014304165939245?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/114014304165939245/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=114014304165939245&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114014304165939245'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/114014304165939245'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/02/une-illusion.html' title='Une illusion?'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113980252225900466</id><published>2006-02-12T22:47:00.000-05:00</published><updated>2006-02-12T22:48:42.273-05:00</updated><title type='text'>Le Chanteur à Turin!</title><content type='html'>Vous m’en lirez tant. Le dimanche 12 février 2006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se prend à rêver lorsqu’on assiste avec un milliard de concitoyens de la planète, à ces mega spectacles d’ouverture de Jeux Olympiques. En Grèce, l’on avait eu une impression d’unité, une signature. Vendredi c’était souvent le compromis ou le fourre-tout. De l’oiseau aux ailes déployées, formées par des alpinistes acrobates, à cette formule 1, orgueilleuse et nauséabonde, on pouvait en déduire que Turin embrassait tout et son contraire.&lt;br /&gt;N’empêche que, de placer en finale, en apothéose, Pavarotti et cet orchestre symphonique déterminait la place d’une certaine culture dans l’imaginaire des Italiens. La star, le top du top c’était lui!&lt;br /&gt;On se prend à rêver d’un temps peut-être pas si lointain où des œuvres seront comme ça diffusées à la planète, en même temps, et que nous commencerons à nous rencontrer dans une cité virtuelle, une agora de l’avenir pour y réfléchir ensemble sur nous-mêmes et sur notre survie collective.&lt;br /&gt; Bien sûr je rêve à voix haute. Quand on pense qu’on a coupé le micro de Mick Jagger à trois reprises lors du Super Bowl, pour ne pas offenser les chastes oreilles de la droite religieuse américaine, que l’Islam s’enflamme pour un coup de crayon,  que bientôt l’autocensure ne sera plus un manteau mais un sous-vêtement obligatoire, alors mon rêve devient cauchemar. Je repense aux grands rassemblements fascistes, aux propagandes qui embrigadent les opprimés, aux discours mensongers qu’une nation entière avale et qui conduisent à des guerres inutiles.&lt;br /&gt;N’empêche, quel outil de conscientisation, de connaissance de l’autre, que cette télé planétaire! Si on en laissait la programmation, qu’à des créateurs, des poètes, des artistes, des penseurs libres, des honnêtes femmes et hommes, et que quelques fois par an, on nous concocte un rendez-vous planétaire avec l’expression la plus ultime de l’humanité! Ça ferait du bien à notre monologue intérieur un peu meurtri ces derniers temps par toutes ces dérives intégristes, ces fous de dieux qui s’affrontent d’un côté comme de l’autre dans des guerres pas même dignes d’un Moyen Âge qu’on croyait enterré.&lt;br /&gt;J’écoutais, le vieux Pavarotti, l’autre soir. Soixante et onze ans, le cheveu, la barbe et le sourcil teints. Le mouchoir à la main, l’énorme papillon blanc au cou : tout le théâtre, le décorum, le mensonge plus vrai que la vérité. Et puis, tout à coup, ce chant si pur, si clair, si émouvant. Et je me disais :&lt;br /&gt;-«Ce n’est pas possible. Nous sommes un milliard, à entendre et voir cela en même temps. À enfin accéder aux plaisirs des grands, des initiés, des connaisseurs, des privilégiés du destin. Celui d’être né près de la Scala ou d’être abonné au MET, plutôt  que dans la sécheresse de l’Afrique ou derrière le mur de la Palestine. Espérons donc qu’eux aussi, dans quelques cafés, par quelques satellites, ils ont pu se mettre à rêver en regardant le chanteur à Turin.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113980252225900466?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113980252225900466/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113980252225900466&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113980252225900466'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113980252225900466'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/02/le-chanteur-turin.html' title='Le Chanteur à Turin!'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113960286885777123</id><published>2006-02-10T15:20:00.003-05:00</published><updated>2006-02-10T15:34:53.903-05:00</updated><title type='text'>C’était mieux avant?</title><content type='html'>Tour de Piste. Le jeudi 8 février 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis toujours étonné d’entendre les parents de jeunes artistes en fin de formation, ou en tout début de carrière, me décrire la réalité qui attend leur enfant par rapport à celle que nous avons supposément connue.&lt;br /&gt;-« Mais souviens-toi, quand t’as commencé, tout était à faire. Nous avons pris toute la place, nous les boomers. Les portes s’ouvraient sans effort. Alors qu’aujourd’hui, les pauvres petits n’ont plus d’espace, plus de marges de manœuvre. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hé qu’on a donc la mémoire courte! Replaçons-nous au milieu des années 60. Il se tournait un film de fiction par année, les vedettes établies de la télé depuis les années 50 avaient toute la place et jouaient elles-mêmes les emplois des jeunes et le Québec ne comptait qu’une poignée de théâtres professionnels, quelques chansonniers, des clubs mafieux, une petite faune de poètes, peintres et sculpteurs, cachés dans quelques caves sombres. Et lorsqu’on annonçait à nos parents, que nous options pour une vie d’artistes, c’était soit la colère et la honte ou la tristesse et l’inquiétude :&lt;br /&gt; -«Tous ces efforts pour te payer une bonne éducation et voilà comment tu nous remercies. » &lt;br /&gt;L’école d’art dramatique était inféodée à la France. Nous devions tuer l’identité pour renaître dans de nouveaux habits.&lt;br /&gt;Bon, il n’y avait pas la menace du SIDA, pas encore de réchauffement climatique annoncé, les appartements partagés à 5 ou 6, étaient abordables et la cuisine canado-itolo-chinoise, innommable. C’est sûr que tout était à faire, mais sans subvention, sans presse culturelle, et avec l’ancien temps comme perspective.&lt;br /&gt;Alors permettez-moi d’être un peu jaloux.&lt;br /&gt;Le temps actuel est à la création, à l’imaginaire. Les écoles d’art sont des lieux d’ébullition. La cité toujours en attente d’une découverte.Une centaine de créations théâtrales chaque année. Des dizaines films avec de vrais budgets, des séries télés à profusion, où plein de nouveaux talents apparaissent, des scènes alternatives, des aventures multidisciplinaires. Les acteurs chantent, les danseuses jouent, les musiciens récitent, les poètes rappent. Et tant de batailles à mener, l’intégrisme, les dérives gauches/droites, les bébelles dites culturelles dans le grand centre d’achats des sons et des images.&lt;br /&gt;Je ne sais pas si je m’illusionne, mais avoir vingt ans aujourd’hui, me semble plus passionnant qu’avoir 20 ans en 1964. La tolérance, l’ouverture, la conscience planétaire, l’internet, la sensibilité des nouvelles générations, cette liberté de mouvement et de parole, et cette impression qu’un nouveau monde va surgir bientôt, me donnent envie de recommencer ma vie. Oui je suis jaloux. Oui, je crois que la vie est meilleure, plus encourageante et plus délicieuse maintenant qu’autrefois où l’obscurité, l’inconscience et les préjugés tenaient lieu de morale et de ciment social.&lt;br /&gt; N’empêche que c’était enivrant, à l’époque, de mettre le feu à l’ancien monde et de se croire à l’an un de l’histoire. Ce n’est pas une raison pour plaindre ceux qui prennent maintenant le relais même si la page plus solide, plus attendue, est toujours aussi blanche et donc toujours aussi angoissante!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113960286885777123?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113960286885777123/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113960286885777123&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113960286885777123'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113960286885777123'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/02/ctait-mieux-avant.html' title='C’était mieux avant?'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113924321822801568</id><published>2006-02-06T11:26:00.000-05:00</published><updated>2006-02-06T11:26:58.243-05:00</updated><title type='text'>Iconolâtres et iconoclastes!</title><content type='html'>Vous m’en lirez tant. Le dimanche 5 février.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, avouons-le, nous sommes des iconolâtres! Nous rendons un culte avoué à des images. Nous idolâtrons des icônes! Voilà c’est dit. Plusieurs d’entre nous dont ceux qui ont 45 ans et plus ont prié au pied d’un saint fait de bois, embrassé la main tendue d’une vierge en plâtre, et compati, les yeux mouillés, sous un Christ en croix de fer.&lt;br /&gt;Nous étions convaincu que le saint, à l’intérieur de la statue, nous entendait lui raconter que nous avions perdu nos clés, que la vierge nous voyait marmonner la priant d’éloigner notre oncle de la bouteille et que le Christ nous pardonnait d’imaginer les seins de notre cousine. &lt;br /&gt;La représentation des demi-dieux et des dieux avait fonctionné. Ils étaient descendus de leurs paisibles nuages, pour habiter les milliers et les milliers de statues, peintures, bas-reliefs, chemin de croix, faits de mains d’hommes et désormais vivants. Quelqu’un habitait vraiment à l’intérieur de l’objet. On vénérait la représentation, elle était sacrée, et investie d’un pouvoir magique. Incroyable! Nous étions des millions en hypnose, zombies déambulant dans un parc aux illusions, entourés d’objets inertess qui nous surveillaient et nous consolaient, nous grondaient et nous dénonçaient au très haut! Nous étions le summum des Iconolâtres, nom donné aux Catholiques en 1700 par un autre groupe qu’on appelle : Les iconoclastes, les briseurs d’images qui, en 1550, étaient partisans des empereurs byzantins et s’opposaient à l’adoration des images saintes!&lt;br /&gt;Et maintenant, toute cette diatribe, cette flambée autour des images du prophète de l’Islam publiées au Danemark. Ce n’est pas tant d’en faire la caricature qui enrage les Musulmans, c’est d’en faire une représentation. Ce que je n’ai pas compris, c’est comment le reconnaître puisqu’il n’a jamais été représenté.&lt;br /&gt; Au fond c’est comme pour les Chrétiens. À défaut d’un polaroid de Jésus ou de Marie, il y a eu une première représentation, une première invention d’un peintre quelques siècles plus tard. Puis une autre. Et de fil en aiguille, la Vierge avait pour toujours de grands yeux tristes, et son fils, un long nez très droit! Les Musulmans veulent donc éviter tout dérapage. Si on commence à préciser une image du prophète au Danemark, alors cela peut déraper, et commencer à déterminer une image avec laquelle ils seront pris, pour toujours. &lt;br /&gt;Alors pour régler tout ce litige, soyons bons joueurs et profitons-en! Finies toutes formes de représentations de quelques dieux, idoles, saintes et apôtres, de quelque religion que ce soit. Passons d’iconolâtres à iconoclastes! &lt;br /&gt;Et, entre nous, tant qu’à faire le ménage, j’interdirais également les photos de starlettes, d’acteurs et de vedettes de sports! Ces demi-dieux qui encombrent nos cerveaux et nous évitent de voir la piètre qualité des films ou le rapport entre l’incroyable salaire et l’incapacité d’arrêter la moindre rondelle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;         Raymond Cloutier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113924321822801568?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113924321822801568/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113924321822801568&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113924321822801568'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113924321822801568'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/02/iconoltres-et-iconoclastes.html' title='Iconolâtres et iconoclastes!'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113893149440362808</id><published>2006-02-02T20:50:00.000-05:00</published><updated>2006-02-02T20:51:34.416-05:00</updated><title type='text'>Maudits plaisirs, plaisirs maudits!</title><content type='html'>Tour de Piste. Le jeudi 2 février 2006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Société des alcools du Québec est sur la sellette encore une fois. Elle a évité par toutes sortes de moyens de nous faire bénéficier d’une baisse de 15% de la valeur de l’Euro, sur les vins et les alcools en provenance de L’Europe. Mais la grande question est celle-ci? Pourquoi est-ce l’État qui doit faire le commerce de la vigne et autres alambics.&lt;br /&gt;Je me revois, enfant dans les années cinquante accompagnant mon père dans un local sombre. Nous faisions la file vers un large comptoir de bois. Que des hommes silencieux, renfrognés, attendant d’avouer à des commis placés là par les bons soins du régime Duplessis, à voix haute, le vice honteux du gin, du rye, du St Georges ou du brandy. Le commis, si mon souvenir est juste, portait une chienne grise de la Commission des liqueurs . Une odeur rance, de la poussière qui flottait dans un local sans trop de fenêtre. Vite glissée dans le sac de papier brun pour la cacher à la vue, la bouteille était enfouie dans une poche ou placée sous le manteau près de la poitrine.&lt;br /&gt;Aujourd’hui c’est un tout autre théâtre. C’est l’alcool, le vin, le jeu, vache à lait de l’État. De la séduction, des bannières ouvertes tous les jours et tard en soirée. Et en même temps un arrière-goût de veille bigoterie pour garder le monopole. J’aurais compris qu’un État garde la main haute sur les médicaments, le pétrole, les arbres, les trains, et bien d’autres choses. &lt;br /&gt;Mais comment expliquer, qu’il s’obstine à demeurer l’épicier du vin. Pourquoi il impose de la piquette dans les dépanneurs? Et ces resto/bars où l’on dépose un faux sandwich devant votre verre pour vous permettre d’avaler une bière? Parce qu’il faut manger pour boire! On est tordu ou quoi? &lt;br /&gt;Pourquoi lorsque le dimanche, en après-midi, nous fêtons les livres, la poésie dans un bar du centre ville à notre cabaret littéraire radiophonique, Vous m’en lirez tant, ne pouvons y amener nos enfants, nos adolescents? Le public qui assiste à l’émission, en dégustant un apéro, une bière, une verre de blanc, est-il un danger?&lt;br /&gt;Qu’est-ce qu’il y a dans l’alcool qui nous fait si peur après 50 ans de révolution tranquille? Pourtant, tous ces politiciens, ces fonctionnaires de toutes allégeances, ont fait un saut en Europe dans leur vie. Ils se sont reposés avec leurs familles par un beau dimanche, à une terrasse, dans un café pour siroter quelque chose pendant que les enfants avalaient une glace ou un sorbet. &lt;br /&gt;Par contre au centre Bell, c’est bar ouvert, même si les enfants sont là. Même pas besoin d’un faux hot-dog!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On est dans des étranges paradoxes. L’idée, que tout plaisir se paie, est bien ancrée! Alors l’État empoche, règlemente, complique, administre nos plaisirs, nous les dicte presque. Comme l’Église au temps de la Commission des liqueurs. Et nous avons la prétention de la modernité!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113893149440362808?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113893149440362808/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113893149440362808&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113893149440362808'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113893149440362808'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/02/maudits-plaisirs-plaisirs-maudits.html' title='Maudits plaisirs, plaisirs maudits!'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113829555741285407</id><published>2006-01-26T12:11:00.000-05:00</published><updated>2006-01-26T12:12:37.426-05:00</updated><title type='text'>Le beau modèle</title><content type='html'>Tour de piste. Le jeudi 26 janvier 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est la fête dans plusieurs théâtres à Montréal et probablement ailleurs aussi. À l’Espace Go, La promesse de l’aube affiche complet, à l’Usine C, Tout comme elle affiche complet, et au Théâtre du Nouveau Monde, Le malade imaginaire de ce Molière est une fête dans tous les sens. Une fête de l’esprit, une fête de l’Invention, de l’économie, de la gouaille, de la langue, du jeu. Le théâtre tel que le connaît l’Occident depuis des centaines d’années. &lt;br /&gt;Hier soir, il me semblait retrouver un parent éloigné, perdue de vue, que je ne me souvenait pas avoir autant aimé. Devant moi des adultes/enfants, prenant le jeu au sérieux, mais sans en faire un plat, respectant la moindre syllabe d’un vieux, vieux texte, mais sans effort et comme si ça n’avait pas d’importance, une scénographie, simple, pure, mais sans poudre aux yeux, sans ostentation, naïve, et terriblement efficace. Je n’avais jamais vu Le Malade imaginaire avec tous les divertissements : Tout ça forme une sorte de carnaval, d’objet baroque. En fait ce qu’on nous propose, c’est une soirée de plaisir à regarder la bêtise, la prétention, l’exploitation, la candeur et l’ingéniosité de la servante et la tendresse des enfants. Et plus encore!&lt;br /&gt;Et il nous emble qu’une maison comme le théâtre du Nouveau Monde vient de retrouver sa mission : Gardienne de l’essence de la représentation, de la vrai tradition, celle qui respecte tout en ayant l’air de ne respecter rien. &lt;br /&gt;Alors que faire. Là aussi, il n’y a pratiquement plus de billets de disponible, là aussi comme à l’Espace Go et à l’Usine C, le spectacle va s’arrêter pour faire place à un autre. Alors qu’on n’aurait pu profiter de ces engouements pour faciliter le développement des publics peu ou pas enclin à pénétrer dans ces salles, eh bien, on fermera la porte sur ces fêtes pour proposer autre chose promis aux abonnées. Nous sommes victimes d’un modèle que ces succès vient à nouveau d’ébranler. Car ce Malade imaginaire que tous les citoyens d’ici ont soutenu de leurs deniers, comment expliquer qu’ils n’auront pas l’occasion d’y être invité. On sait que le public aime Molière, on sait que Pascale Monpetit, Alain Zouvi, Pierre Chagnon, Benoit Dagenais, Gerard Poirier, Patrice Coqueraux, Monique Spaziani sont aimès du public, que Carl Béchard, l’inspiré chef d’orchestre de cette production, est au sommet de son art, et l’on a pas le courage, l’audace de déroger au modèle et de proposer à l’équipe, aux abonnés, aux citoyens, de prendre le risque dès le départ d’offrir cette production durant au moins 4 mois, et faire la preuve que le public est là nombreux, les élèves sont à la porte par dizaines de milliers, et qu’enfin la fréquentation du théâtre entre dans les mœurs du plus grand nombre. D’où vient cette crainte, cette insécurité, qui nous entraîne à nous réfugier toujours et toujours dans des productions nouvelles, des objets jetables. Cette fois-ci la preuve est faîte. Le modèle est désuet, il faut tous, humblement, en convenir et inventer ensemble une autre manière, et de bonne foi, s’il vous plait. Le père Molière vous en supplie, à genoux! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113829555741285407?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113829555741285407/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113829555741285407&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113829555741285407'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113829555741285407'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/01/le-beau-modle.html' title='Le beau modèle'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113789703718047334</id><published>2006-01-21T21:26:00.000-05:00</published><updated>2006-01-21T21:30:37.180-05:00</updated><title type='text'>Un gros, gros trac!</title><content type='html'>Vous m'en lirez tant. Le dimanche 22 janvier 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne peux pas vous le cacher, les artistes sont inquiets, très inquiets. Ils ont le trac. Pas celui des grandes premières, mais celui du lendemain de la dernière. Et si le téléphone ne sonnait plus, si la subvention était refusée, si la conception même de la culture qui fait consensus au pays changeait du tout au tout à compter de mardi matin. Alors que nous avions la conviction de vivre dans un pays progressiste, conscient de l’importance et de la fragilité de la création artistique, avec des institutions capables de faire l’équilibre entre divertissement et éducation, entre création et diffusion, entre la recherche et l’industrie culturelle, nous pourrions sans avertissement, devoir justifier l’œuvre d’art par sa moralité, la radio et la télévision publique par sa rentabilité. &lt;br /&gt;Ce n’est jeudi que nous avons pu entrevoir qu’elle étaient les différentes politiques culturelles des partis en présence. Cinquante jours de campagne et pas un mot des journalistes, chroniqueurs, et surtout des politiciens. &lt;br /&gt;Dans les différents programmes, il n’y a pas grand-chose pour le développement des publics, la démocratisation de la culture, l’accessibilité. Mais puisque nous savons que le passé est garant de l’avenir, les artistes, quelque soit leur allégeance politique, reconnaissent en général le fair-play et le grand intérêt du Conseil des arts du Canada à leur endroit. Le budget de l’organisme à été doublé avant l’élection. Tout ça est remis en cause par le parti prétendant au pouvoir.  Cette élection n’est pas un jeu de chaise musicale pour les artistes, et il y a péril en la demeure, pour tous les citoyens, si le pouvoir tombe entre les mains de gens religieux et intolérants. La liberté d’expression, tant chérie par les gens de droite lorsqu’il s’agit de gueuler n’importe quoi et conspuer n’importe qui en ondes, n’est pas synonyme de soutien à la liberté de création, d’encouragements solides à la diffusion des arts et de la culture et au respect des œuvres.&lt;br /&gt;La conception de la droite américaine est simple. Débrouillez-vous pour financer votre télévision et votre radio publiques par des campagnes de levée de fonds et adressez-vous aux mécènes, chers artistes, l’État n’a rien à faire dans vos projets. Parents, organisez-vous pour cultiver vos enfants ce n’est pas notre problème. Moi ça ne me dit rien de vivre aux Etats-Unis ces temps-ci! Je nous croyais et nous crois toujours différents! On crie lorsque l’on veut toucher à un cheveux du système de santé publique, alors faudrait crier très fort lundi parce que le programme du vainqueur en matière d’art et de culture vient à la 11e heure de nous donner un gros, gros trac! &lt;br /&gt;        &lt;br /&gt;        Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113789703718047334?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113789703718047334/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113789703718047334&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113789703718047334'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113789703718047334'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/01/un-gros-gros-trac.html' title='Un gros, gros trac!'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113789677539471806</id><published>2006-01-21T21:23:00.000-05:00</published><updated>2006-01-21T21:26:15.403-05:00</updated><title type='text'>Suspense!</title><content type='html'>Le samedi 21 janvier 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, le trac! Qu’est ce que c’est que ce trouble qui nous envahit avant de nous présenter devant les spectateurs! Moi, dès que je pense à une performance à venir, je suis envahi d’une sorte de liquéfaction intérieure, un léger tremblement, le cerveau s’emballe et  se lance dans toutes les directions. Certaines catastrophiques, d’autres triomphalistes. Étourdi, les mains moites, j’ai peine à demeurer dans ce corps, à réaliser les choses les plus simples. Alors s’ajoute la crainte d’oublier l’essentiel : les clés, le portefeuille, la route à suivre. En même temps se glisse une teinte d’euphorie, de sentiment de vivre un moment unique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela provient sûrement de la conviction que l’on ne contrôle pas grand-chose au fond.  La mémoire d’abord et puis sa propre pertinence. Alors on s’imagine anéanti, humilié ou bien porté aux nues.  Mais le trac n’est pas exclusif aux gens de la scène. Avant les grandes décisions, avant l’entrevue qui changera probablement l’avenir, et lors d’un coup de foudre, quand nous acceptons de perdre nos repères et que l’on se lance sans réfléchir dans la fusion avec l’autre : c’est le même épouvantable trac!&lt;br /&gt;Alors, ressentez-vous une certaine angoisse, un certain frisson à la veille du dévoilement des résultats de l’élection de lundi? En dehors de l’importance de l’exercice démocratique, nous irons voter avec l’angoisse de n’avoir aucun contrôle sur l’issue de tout cela, mais nous voterons quand même parce que c’est la seule façon de pouvoir goûter au trac, de faire partie de la représentation. Si l’on s’abstient, on n’est pas dans le coup, on n’est pas sur la scène, avec les autres, dans le risque de réussir sa propre performance. Et je ne parle pas de gagner, mais je parle d’être allé signaler ce que profondément nous désirons! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des spectacles qui décident de l’avenir d’un acteur et d’autres qui passent sans compter. D’où le trac! Mais à chaque fois, je puis vous l’assurer, l’acteur se dit : cette fois, c’est la première de ma vie. Même chose lundi. Que vive le trac!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113789677539471806?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113789677539471806/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113789677539471806&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113789677539471806'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113789677539471806'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/01/suspense.html' title='Suspense!'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113763604807691029</id><published>2006-01-18T20:59:00.000-05:00</published><updated>2006-01-18T21:00:48.090-05:00</updated><title type='text'>Le rêve non-stop!</title><content type='html'>Le jeudi 19 janvier 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En voilà une bonne nouvelle : les danseurs professionnels membres du regroupement québécois de la danse sont enfin couverts par la Loi sur les accidents du travail pendant leur période d’entraînement. Qu’il ait fallu tout ce temps et autant de gouvernements pour en arriver là, relève de la tragicomédie. Toutefois l’entraînement personnel chez soi ou au gym n’est pas couvert. Et moi qui hier répétais à haute voix sur les trottoirs glacés les répliques d’une production à venir. J’aurais pu y laisser une cheville, un pouce, qui sait un bras.&lt;br /&gt;L’aide-ménagère qui trottinait devant moi, avec ses deux sacs dans chaque main et qu’un malotru bien au chaud dans son bolide éclaboussa de la tête au pied, se retrouva assise dans la gadoue, les sacs renversés. Qui va la dédommager pour ses bleues et ses courbatures? Si elle a une blessure à l’aine, elle ne fera pas la une des pages sportives. Non, c’est direction assurance chômage, pardon, emploi. Si elle y a droit, sinon c’est bonjour B.S.. &lt;br /&gt;En fait ce qui est ridicule dans tout ça ce sont les compartiments. Les travailleurs agréés, abrités chez l’employeur, jouissent d’une protection qui leur assure un revenu en cas de blessures au travail. S’ils se blessent autrement alors, pas de protection là non plus. Ne serait-il pas plus simple d’offrir cette assurance à tous les travailleurs quel qu’ils soient? Tout citoyens, dans l’incapacité physique d’exercer son travail, peu importe la cause ou le lieu, devrait être protégé et compensé d’un revenu assurant sa survie et celle des siens.&lt;br /&gt;Bien sûr je rêve! Mais c’est l’effet des campagnes électorales sur notre imagination. On devient tous ministres de quelque chose. On invente une société parfaite pour quelques semaines, avant de retourner, le lendemain du vote, à la dure réalité pour 4 ou 5 ans. &lt;br /&gt;Faut voir et surtout entendre les gérants d’estrades dans les bars, autour de la machine à café, au repas de famille :&lt;br /&gt;-Moi si j’étais à leur place, j’te réglerais ça en deux temps trois mouvements. C’est ben simple, j’comprends pas qu’y y ait pas pensé avant moi! &lt;br /&gt;Et puis le ton monte. Les lois se succèdent sans passer au vote. C’est l’arbre à palabres, cette assemblée coutumière en Afrique où se discute tout ce qui concerne la communauté. À la fin c’est l’Eden, le paradis sur terre.&lt;br /&gt; Et l’on se prend à rêver, que tous ceux qui se présentent pour nous représenter soient fait de la même trempe que ces gérants d’estrade. Qu’ils ne voudront qu’inventer un monde meilleur, trouver dès lundi soir, des solutions à tous nos petits et gros problèmes, qu’ils ne penseront qu’à nous, et jamais au grand jamais à eux et à ceux qui les courtisent.&lt;br /&gt;Encore trois, quatre jours à rêver! Et puis lundi, aller voter pour l’inévitable réalité. Moi, je vous le dis, je ferais des campagnes électorales qui durent 4 ans! Le rêve non-stop!&lt;br /&gt;Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113763604807691029?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113763604807691029/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113763604807691029&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113763604807691029'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113763604807691029'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/01/le-rve-non-stop.html' title='Le rêve non-stop!'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113737375659437379</id><published>2006-01-15T20:07:00.000-05:00</published><updated>2006-01-15T20:09:16.603-05:00</updated><title type='text'>50 ans plus tard!</title><content type='html'>Vous m’en lirez tant. Le dimanche 15 janvier 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mercredi voilà 10 jours j’apprenais l’existence du plus grand, du plus respecté, des poètes montréalais, québécois, anglophones. Je suis abasourdi! Le seul poète montréalais, anglophone que je connaisse c’est Leonard Cohen. Et voilà que Cohen saute dans un avion, pour venir faire l’eulogie d’un écrivain de 93 ans tout juste décédé.&lt;br /&gt;-Il y avait Irving Layton, dit Cohen, et il y avait les autres. C’était notre meilleur poète et le plus grand champion de la poésie.&lt;br /&gt;Déjà célèbre et contestataire dans les années 40, comment se fait-il que personne, jamais personne ne m’en ait parlé. J’ai été enfermé dans 4 collèges classiques durant 8 ans, puis 4 ans dans un conservatoire entre 55 et 68. Des oblats, des Ste croix, des séculiers, des laïcs, détenteurs de maîtrises et de doctorats, des artistes cultivés, des littérateurs de tout acabit, et personne, jamais personne ne m’a mentionné l’existence de cet Irving Layton. Plusieurs fois finaliste au prix Nobel de littérature, il avait élevé près d’ici sur la rue Ste Élisabeth, puis a passé sa vie sur le Plateau avant que ce ne soit « The Plateau ». Il a enseigné et influencé des générations d’écrivains et de lecteurs, enfin ceux qui le connaissaient. Pas moi et pas des milliers et des milliers comme moi qui, pour toutes sortes de raisons, n’ont pu rencontrer son œuvre. Les deux solitudes ont aussi cette conséquence!&lt;br /&gt;Et je suis presque convaincu que si Leonard Cohen n’était pas devenu chansonnier, puis méga star, je ne l’aurais jamais connu, lui non plus. D’ailleurs qui aujourd’hui enseigne la poésie de Cohen au secondaire ou au collégial dans l’univers francophone et qui enseigne Miron aux anglophones?. La mort de cet Irving Layton, dont j’ai hâte de lire la poésie brute, va peut-être provoquer une prise de conscience, un changement de posture. On compare son importance dans la communauté anglophone à celle de Gaston Miron chez les francophones. N’est-ce pas étrange d’ignorer dans une même ville, un même quartier, une même société, des génies de quelques origines soient-ils? Pourquoi accorderai-je l’existence aux poètes Américains, aux romanciers Irlandais, aux nouvellistes Arabes en ignorant ceux qu’inspirent la même géographie du paysage et de l’âme que la mienne? Pourquoi ce refus réciproque du voisin, cette fuite ailleurs, ces vies en silo, emmurées chacunes dans sa solitude. Le génie artistique, littéraire, quel qu’il soit, ne peut être caché, mis au ban sous prétexte qu’en l’occultant il n’existera pas. Qu’on n’aime ça ou pas, nous ne le saurons jamais avant de l’avoir fréquenté! &lt;br /&gt;-Alors on vous promet un Irving Layton, poète de la semaine dès que nous mettrons la main sur les traductions de ses poèmes par Michel Albert aux éditions Triptyques! Et surtout dès que nous l’aurons lu 50 ans plus tard. Mais comme on se dit toujours, il n’est jamais, jamais trop tard!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113737375659437379?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113737375659437379/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113737375659437379&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113737375659437379'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113737375659437379'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/01/50-ans-plus-tard.html' title='50 ans plus tard!'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113702903472012625</id><published>2006-01-11T20:21:00.000-05:00</published><updated>2006-01-11T20:23:54.723-05:00</updated><title type='text'>Le bon moment!</title><content type='html'>Billet Tour de Piste. Le jeudi 12 janvier 2006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aurais pu quitter la maison dix minutes plus tard, ou bien marcher trop vite, ou encore m’attarder pour jaser avec le cordonnier libanais qui profitait du redoux pour déglacer sa devanture. Non, je suis resté à monologuer silencieusement en marchant sans me presser. En sortant de la poissonnerie, j’ai hésité, puis suis partie vers la gauche pensant me rendre au guichet automatique à trois coins de rue de là! En sortant, je n’avais pas fait trois pas que j’entends mon nom et je la revois soudainement, 20 ans plus tard. Je ne pouvais la revoir qu’à cette seconde précise, cet unique moment, sur ce bout précis de trottoir. La grande loi du hasard n’aurait pu remettre nos deux pendules sur le même numéro, deux fois dans une vie. &lt;br /&gt;Mais c’était toujours ainsi avec elle. J’allais dans sa ville voilà 20 ans, pour y travailler occasionnellement, je me promenais comme ça, allant de nulle part à nulle part, comme on flâne dans des villes étrangères. Et je l’ai rencontré une première fois. On a passé l’après-midi ensemble, puis elle est disparue. Des mois plus tard, même scénario, cette fois sur un traversier. Et chaque fois un après-midi de rêve. Je dévoilais tout, elle accueillait tout. Jamais de rendez-vous, toujours le hasard. Toujours voilà 20 ans, j’apprends qu’elle fini un projet de recherche en anthropologie : comparer les graffitis dans les salles de bains publiques en Amérique et en Europe. Puis je ne l’ai plus jamais revu, jusqu’à cette rencontre inattendue dans mon propre quartier. Elle est toujours la même.&lt;br /&gt; Elle a publié voilà 10 ans un livre sur les graffitis francophones et anglophones trouvés au centre-ville de Montréal. Un livre sérieux, documenté, sur les graffiteurs, l’historique, la philosophie, la poésie du graffiti. J’avais aussi par hasard trouvé le livre après sa parution. Comme si elle l’avait mis sur mon chemin.&lt;br /&gt; Les êtres qui sont fascinés par un sujet, qui regarde leurs contemporains avec intensité, qui se laissent porter par leurs intuitions, qui ne suivent aucun courant sont peut-être branché sur un réseau inconnu qui les guide et les place sur le passage de ceux qu’ils veulent rencontrer. &lt;br /&gt;Nous nous sommes rappelé ces moments où voilà 20 ans, le temps s’arrêtait, que pour nous. Et 20 ans plus tard, j’ai retrouvé en 5 minutes l’amie envolée. Cela m’a fait croire qu’il y avait un sens dans l’existence. Je l’ai quitté en sifflant. &lt;br /&gt;Quatre coins de rues plus loin, une voix d’homme crie mon nom : &lt;br /&gt;-Hey! c’est toi qui parle poésie à la radio le dimanche! &lt;br /&gt;-Je lui réponds que j’en parle le jeudi aussi.&lt;br /&gt;-Écoute bien, je travaille dans la construction, pis j’suis maniaque de poésie. J’ai découvert une poète la semaine passé. C’t’un libraire qui m’a conseillé ça. Tu l’as jamais invité! Je te le jures que tu seras pas déçu! Fie toi sur moi! Salut, lâches pas!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous jure que c’est vrai tout ce que je viens de vous raconter. Et dire que je suis convaincu d’habiter un quartier où il ne se passe rien. Mais il faut sortir de la maison au bon moment!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113702903472012625?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113702903472012625/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113702903472012625&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113702903472012625'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113702903472012625'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/01/le-bon-moment_11.html' title='Le bon moment!'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113681698087601206</id><published>2006-01-09T09:26:00.000-05:00</published><updated>2006-01-09T09:29:40.886-05:00</updated><title type='text'>La descente.</title><content type='html'>Vous m’en lirez tant. Le dimanche 8 janvier 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le calendrier sur le mur de la cuisine est le même pour tous. On nous a découpé le temps en tranches égales. Des noms différents pour chaque jour de la semaine, des noms de saisons comme autant de pays. L’un, jaune, l’autre, rouge et le blanc avant le vert. La terre fait le tour du soleil à vitesse constante, mais il me semble que le calendrier intérieur n’est pas le même pour tous. L’automne rouge est pour moi une remontée, une pente raide avec au sommet un plateau qui correspond aux deux semaines d’arrêt de Noël. Puis une longue, très longue descente jusqu’à la fin mai, du blanc au vert, et enfin une droite jaune qui rejoint septembre. Et ça recommence.&lt;br /&gt;Nous voici en haut de la colline blanche après une halte, comme la balle lancée s’arrête un moment avant de redescendre. Un temps pour vérifier l’équipement, évaluer la météo du cœur, nettoyer l’inutile et surtout briser les chaînes, les entraves.&lt;br /&gt;Puis on s’élance, à la grâce des vents, des trous, des bosses, des plaques de glaces. À voir les skieurs attendre patiemment au bas des pentes, puis se balancer silencieusement dans les remontées assaillies par le vent, pour enfin attaquer des pistes impossibles, on ne peut que faire le parallèle : On voudrait bien maîtriser notre descente vers le printemps de la même manière. D’abord des obstacles à notre mesure, et puis une méthode, du style pour contourner les pièges et réussir les sauts, de l’insouciance pour serpenter sans effort et du souffle et des jambes et de la vision, un peu de chance aussi. Que personne nous rentre dedans par inadvertance. Et de l’intuition pour trouver les pistes inoccupées, les sentiers silencieux, et le courage de traverser les zones hostiles, glacées.&lt;br /&gt;Et puis comme Sisyphe, dès l’arrivée, nous nous empresserons de remonter. Le plaisir n’est pas comme on l’imagine, dans l’atteinte du but, mais dans le voyage, les virages, les arrêts devant le paysage toujours changé.&lt;br /&gt;C’est aujourd’hui que la descente commence, prêt pas prêt, j’y vais.&lt;br /&gt;D’autres partent vers ailleurs, s’envolent sans prévenir. Le romancier de L’ombre de l’épervier, Noël Audet est parti le 29 décembre, discrètement. Il nous avait présenté son dernier roman « Le roi des planeurs », lors de l’ouverture de la Grande Bibliothèque. Il avait enseigné durant une trentaine d’années, et encouragé de nombreux écrivains. À moi il avait offert une des expériences d’acteur les plus agréables de ma vie : Le personnage du beau-père de Noum, dans l’adaptation télévisuelle de L’Ombre de l’épervier. Un poète, un romancier s’est arrêté, mais il demeure parce qu’il a gravé ses vies imaginaires. Notre meilleure façon de le remercier : le lire et le relire. Vous pouvez commencer par le dernier. Ce « Roi de Planeurs », semble un roman écrit par un jeune homme qui commence sa descente en deltaplane. Il avait 69 ans. Nous serons toujours des jeunes gens en pleine descente vers le printemps. Salut Noël Audet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113681698087601206?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113681698087601206/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113681698087601206&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113681698087601206'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113681698087601206'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2006/01/la-descente.html' title='La descente.'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113502859639938688</id><published>2005-12-19T16:42:00.000-05:00</published><updated>2005-12-19T16:43:16.400-05:00</updated><title type='text'>Grosse tempête, petit problème!</title><content type='html'>Vous m’en lirez tant. Dimanche le 18 décembre 2005&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant d’événements en rafales depuis quelques jours.&lt;br /&gt;- La vacance soudaine de l’Assemblée Nationale et l’arrêt brusque de toutes négociations.  &lt;br /&gt;-Un règlement chez Renaud Bray. &lt;br /&gt;-La fin, pour toujours paraît-il, du boycott de la fréquentation des arts à l’école publique.&lt;br /&gt; -La souveraine LNI qui ne veut pas de l’étiquette Libéral. &lt;br /&gt;-Et en prime, cette magnifique tempête, ici dans l’Est, qui vient relativiser tout le reste.&lt;br /&gt;Cela faisait tellement longtemps. Je m’étais mis à détester l’hiver, à l’appréhender. Depuis quelques années, j’en avais même peur à ma survie. Je voulais fuir, quitter cette fatalité du froid. Cette longue nuit grise et sale. J’avais beau m’élancer du haut de la montagne en skis paraboliques, ceux qui nous donnent l’air de s’y connaître en virages, je rageais en passant sous les canons à neige artificielle. Cette purée fine qui ne ressemble à rien de connue auparavant, un tapis de poudre pour bébé, vite compactée et vite remuée par des engins terrifiants qui remontent à contresens dans le faux blizzard. La patinoire à moins 35 degrés, le ski de fond plein d’herbes et de terres noires, les ballades dans la gadoue brune ou le trottoir glacé, ce n’était plus l’hiver. Je ne sais pourquoi, cet automne, j’ai désiré cette grosse bordée. Je l’avais demandée pour le 26 décembre, question de ralentir cette furie de consommation du lendemain de l’orgie du 25, question surtout de fixer le temps, le faire cesser. J’ai eu le cadeau en avance, comme un bon élève. Et ça ne veut pas dire que je ne serai pas exaucé à nouveau le 26.&lt;br /&gt;Vous avez ressenti comme moi ce silence sur la ville, le couvercle sur nos petites et grandes angoisses, cette lenteur, ce temps qui nous est tout à coup redonné. C’est l’hiver d’antan, porté disparu et revenu. Un pays, en soi, réservé à ceux qui ont reçu la manne céleste. Enfin, les priorités sont aux vraies places. Ouvrir la porte…Ayoye!… Où sont mes bottes, ma pelle, ma tuque, mes mitaines? J’arriverai quand j’arriverai. C’est enfin la faute du temps. Le temps qu’il fait, et non pas le temps compté. Le temps n’est plus dans l’horloge, comme dit Vigneault, mais dans le cœur qui bat, sous le chandail à chaque coup de pelle.&lt;br /&gt;J’aperçois le voisin, l’enseignant au secondaire 2. Il cherche sa toute petite voiture ré-ensevelie par la déneigeuse,&lt;br /&gt; -Hey! voisin, as-tu besoin d’un coup de pelle? Qu’est-ce que t’en penses du bâillon des libéraux? Y paraît que chez Renaud Bray c’est réglé! &lt;br /&gt;Y me dit :&lt;br /&gt;- Faudrait se faire un souper, ça fait quoi deux/trois ans depuis le dernier? Alors les artistes sont contents là? Vous allez arrêter de nous achaler avec le boycott?&lt;br /&gt;(C’est un prof, alors on se regardait de travers depuis un bout de temps). &lt;br /&gt; Puis on s’est mis à improviser sur le thème : « Grosse tempête, petit problème », enfermés dans nos bandes de neiges et nos anciens chandails de hockey! J’espère qu’on a pas été filmé, on voudrait pas se retrouver dans une mauvaise pub à la télé!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;         Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113502859639938688?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113502859639938688/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113502859639938688&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113502859639938688'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113502859639938688'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2005/12/grosse-tempte-petit-problme.html' title='Grosse tempête, petit problème!'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113502839185743420</id><published>2005-12-19T16:37:00.000-05:00</published><updated>2005-12-19T16:39:51.860-05:00</updated><title type='text'>Si ça peut nous inspirer!</title><content type='html'>Tour de piste. Le dimanche 3 novembre 2005.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À regarder les manchettes des quotidiens hier et ce matin, à suivre le dévoilement et les réactions aux rapports Gomery durant 16 heures, mardi, lendemain d’Halloween, à toutes les grandes chaînes de télé et radio, je me suis demandé si les romanciers, dramaturges, poètes, , cinéastes, chorégraphes étaient durant ce délire en train de saisir ces instants  où toute la cité, tous les esprits disponibles essaient de trouver un sens à l’inconcevable, l’inexplicable, l’impensable.&lt;br /&gt;Verrons-nous bientôt sur scène, des truands de haut niveau concocter dans de secrètes réunions des plans diaboliques pour transférer l’argent public, au moyen d’enveloppes brunes, dans leurs portefeuilles. Des racailles déguisées en notables, des fonctionnaires en cow-boys, le sort du pays décidé dans un restaurant de la petite Italie, joué et dansé sur une grande scène nationale avec une musique très actuelle. C’est hot ici, comme dirait la Gouverneur Générale! Plus besoin d’aller à New York ou Washington, Berlin, Londres ou Paris pour nous abreuver de sombre saga politique. Nous sommes maintenant dans la cour des grands. Nous pourrons enfin l’avoir notre tragédie, notre immense drame social! Notre élite de bandits cravatés pourra s’entretuer dans les velours des Parlements, avec des jeux de coulisses, des parades, des silences, des omissions. Et souhaitons-le, dans le grand ballet des poursuites, des sanctions dignes des mélodrames hugoliens. Qui sait si un Sophocle de banlieue nous n’est pas en train d’écrire une Antigone d’aujourd’hui, où une fière vérificatrice met à mal tout le pouvoir. Une jeune Bergman, un Septième Sceau où la mort viendrait hanter nos dirigeants dans une partie d’échec perdu à l’avance.&lt;br /&gt;Des films, des chansons, des tragédies musicales nous élèveront bientôt au rang des sociétés capables de regarder ses élites, droit dans les yeux, par la magie de la représentation. Les média, les journaux ça ne dure qu’un moment, un jour une semaine tout au plus. Alors que la fiction, quand c’est ça frappe juste, quand ça marque, eh bien ça dure. Bientôt ça devient un classique. Ça hante une société pour longtemps! Le canevas est sur la table, la recherche exhaustive, ne manque que le poète! Ça ne saurait tarder! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113502839185743420?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113502839185743420/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113502839185743420&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113502839185743420'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113502839185743420'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2005/12/si-peut-nous-inspirer.html' title='Si ça peut nous inspirer!'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113502804120895482</id><published>2005-12-19T16:33:00.000-05:00</published><updated>2005-12-19T16:34:01.210-05:00</updated><title type='text'>Sous influence.</title><content type='html'>Vous m’en lirez tant. Le dimanche 30 octobre 2005.&lt;br /&gt;Je vous écris tout ça sous influence. Le nez bouché, les yeux qui coulent, le cerveau hésitant entre rêve et réel. Ça court paraît-il, et c’est démocratique, la grippe. Ironie, elle m’attrape le lendemain de l’injection pour la combattre. Si j’en sors, je serai doublement armé. Tout cela pour vous dire que ça modifie drôlement l’écriture. Pas envie de sparages, ni de séduire. Les mots en broussailles, les verbes, absent et fini l’adjectif!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des coups de massue qui vous modifie comme ça une existence. Par exemple, lorsque Raymond Lévesque décide, honoré, d’accepter le Prix du Gouverneur Général, puis se fait rappeler à l’ordre par les gardiens de l’orthodoxie, de l’éthique nationaliste, et décide de refuser, ça m’inquiète. La première vertu d’un créateur, c’est la liberté. On est revenu au temps de l’imprimatur et de l’index. Ça risque d’influencer des écritures, des comportements. Hors de l’église, plus d’amis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà 25 ans, les résultats du premier referendum ont renvoyé les artistes dans la maison du je, après des années dans celle du nous. Grosse influence du politique sur le créatif. Le 11 septembre 2001 a marqué les littératures et aussi tourné tous les regards vers un orient jusque-là presque ignoré.&lt;br /&gt;Le résultat du 30 octobre 95 a eu aussi son influence. Laquelle? Le fait qu’il soit aussi serré, ainsi partagé, que chaque camps doivent concéder à l’autre une égale valeur, a t-il changé quelque chose? Et puis la suite les manigances, le cynisme, la perte de confiance dans les institutions, est-ce que cela transparaît dans la culture?&lt;br /&gt;Toute une vie d’adulte, d’artiste, balisé par ce débat sur le pays? 40 ans que ça dure! Qu’on se regarde de travers, qu’on s’épie! Être ou ne pas dans la gang? Qu’on se fait embrigader pour ne parler que d’une seule voie. Dur dur de rester original, libre, indépendant. Dur dur de refuser d’être un mouton blanc ou bleu, c’est selon, et d’abandonner St-Jean Baptiste et siffler seul, sur la route, les mains dans les poches, « heureux comme avec une femme ».&lt;br /&gt;Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113502804120895482?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113502804120895482/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113502804120895482&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113502804120895482'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113502804120895482'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2005/12/sous-influence.html' title='Sous influence.'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113502766836226705</id><published>2005-12-19T16:26:00.000-05:00</published><updated>2005-12-19T16:27:48.363-05:00</updated><title type='text'>L'Indépendance culturelle.</title><content type='html'>Tour de piste. Jeudi le 27 octobre 2005.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est passionnant, fondateur et, somme toute, totalement rassembleur cette veille notion, un peu oubliée mais ramenée à l’avant-plan par notre vice-roi, Jean Daniel Lafond. Le combat pour la solidité identitaire, pour l’indépendance culturelle. On a beau être les champions de la diversité culturelle, ceux qui ont convaincu une bonne partie de la planète d’enchâsser le droit à la diversité, des pays signataires, dans une résolution à l’UNESCO, cela ne garantit pas notre indépendance culturelle pour autant. C’est une notion collective basée sur une notion privée. C’est tout de même la somme des indépendances culturelles des citoyens qui fait la force de l’indépendance du groupe.&lt;br /&gt;Celle de son élite économique, politique, de sa bourgeoisie, de ses travailleurs, de ses enfants.&lt;br /&gt;Lorsque ici, le parti de l’indépendance refuse d’appuyer une motion du parti fédéraliste demandant aux syndicats « de renoncer à compter de ce jour et pour toujours, au boycott des activités culturelles en milieu scolaire et à cette fin qu’ils s’engagent à signer une convention collective garantissant qu’il n’y aura plus jamais de boycott » je m’inquiète pour ladite indépendance culturelle. On préfère protéger sa base syndicale avant de protéger ses enfants. Moi j’aurais plutôt inscrit la fréquentation des arts comme un service essentiel auquel aucun syndicat aussi inculte qu’il soit n’aurait pu toucher.&lt;br /&gt;Nous avons tout en main pour la faire naître cette soi-disant indépendance culturelle. Mais comme nous avons tout ramené la question identitaire à la question linguistique nous croyons tout résolu. Nos livres sont peu lus, nos artistes vivotent. Tant que nous sommes incultes, désinformés, aliénés, désolidarisés, mais en français, l’affaire est ketchup! Pendant ce temps une génération d’enfants du secteur public, sera exclu de l’outil identitaire par excellence. Ceux qui rêvent d’un pays seraient mieux de commencer par couler du ciment, préparer des fondations. Les maisons en carton sont des décors, pas des abris! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113502766836226705?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113502766836226705/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113502766836226705&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113502766836226705'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113502766836226705'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2005/12/lindpendance-culturelle.html' title='L&apos;Indépendance culturelle.'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113502739267768203</id><published>2005-12-19T16:22:00.000-05:00</published><updated>2005-12-26T21:12:04.640-05:00</updated><title type='text'>Bon vingtcinquième, les filles!</title><content type='html'>Vous m’en lirez tant. Dimanche le 23 octobre 05.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains avaient vu leur mère faire la servante tout en dirigeant l’économie de la maisonnée, d’autres se désespéraient de voir une princesse de banlieue enfermée et entretenue, parfois médicamentée, se fanée dans l’ennui et la colère. Des fils cherchaient leur mère dans les filles rencontrées, d’autres une complice, une battante, d’autres encore une potiche à exposer comme un trophée. Nous étions au début des années soixante et nos modèles masculins, nos pères, nos oncles, croyaient leur statut de dominants, éternel et surtout génétique.&lt;br /&gt;Je ne sais trop pourquoi tout cela me répugnait. J’aimais tout des filles, les enviait. J’aurais voulu fuir tout jeune avec elles dans un nouveau pays où il n’y aurait pas de mépris, pas de guerres. Elles étaient l’assurance de la durée, de l’accueil, de la volupté. Puis adolescent, j’apprends le sort des femmes ailleurs. Qu’est ce que c’est, que cette oppression organisée depuis des siècles, encouragée par des bibles, des corans, des dictats? &lt;br /&gt;C’est ici au Nord de l’Amérique que les filles nous ont convaincu le plus rapidement qu’il fallait régler ce problème une fois pour toutes, du moins entre nous. Ce fût le début de la plus importante révolution sociale depuis des siècles et c’est pas fini!&lt;br /&gt;Certains ont tout mêlé! Il ne s’agissait pas d’éliminer le désir, la chevalerie, l’humour. &lt;br /&gt;On voit en ce moment, le retour triomphant de cow-boys nommés par Dieu pour remettre les valeurs anciennes au goût du jour et ça ç’est très inquiétant. La nouvelle donne proposée, voilà 25 ans, par les filles en rose, est toujours en péril! &lt;br /&gt;Bien sûr, il y a des femmes manipulatrices, des hommes stupides, des amoureux violents et des amoureuses hystériques. Diviser le monde en femmes angéliques et en hommes diaboliques, c’est la première imbécillité.  C’est pas le paradis ou l’enfer ici, c’est juste la vie. Et elle meilleure, lorsque personne n’enferme l’autre dans un ghetto! Dites donc, la vie en rose avec notre bleu dedans, c’est pour bientôt! Bon 25e anniversaire les filles!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113502739267768203?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113502739267768203/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113502739267768203&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113502739267768203'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113502739267768203'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2005/12/bon-vingtcinquime-les-filles.html' title='Bon vingtcinquième, les filles!'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113502717803151493</id><published>2005-12-19T16:19:00.000-05:00</published><updated>2005-12-26T21:24:32.376-05:00</updated><title type='text'>En rose ou en gris.</title><content type='html'>Tour de piste. Jeudi le 20 octobre 05.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore des bonnes nouvelles. Le Festival du nouveau cinéma joue souvent à guichet fermé, le Rideau Vert, hier en faillite, est sur une bonne lancée, Charlebois a retrouvé sa forme, tout écartillé. Les musiciens de l’orchestre symphonique de Montréal rentrent au bercail la tête haute. L'édition spécial 25 ans, de La Vie en Rose est épuisé. Et hier des personnalités de toutes allégeances demandaient à tout le québec, de cesser de rêver en couleur et d’opter pour la lucidité, la responsabilité et la liberté. Tout ça dans la même semaine! C’est pas rien! Je me suis demandé si dans l'univers caché de la gestion de la culture, on se posait les vraies questions de fréquentations et de médiations des arts, et si là aussi, quelqu'un inventait des solutions utiles pour l'avenir.&lt;br /&gt;Je sens un sursis dans les quelques bonnes nouvelles de ces jours derniers. C’est une chance, peut-être une dernière chance de se ressaisir et de transformer notre modèle, si boiteux qu’il nous conduit directement à l’épuisement, la faillite. N’attendons rien du politique, d’un côté comme de l’autre, la culture n’est pour les élus, qu’un instrument de glorification, de pettage de bretelles. Réunissons-nous par disciplines, cessons d’être des compétiteurs, et réorganisons l’offre et développons la demande malgré l’inertie des gouvernements. Lucidité, responsabilité et liberté! Beau programme! Je ne m’attendais pas à ça cette semaine. Bien sûr, ces Messieurs Dames n’ont pas pensé aux créateurs et à la création. Et bien sûr, tout ça cache un programme d’austérité et de changement de cap qui va en faire grincer plus d’un. Bien sûr ils ne demandent pas aux riches de payer plus et d’être des citoyens corporatifs responsables. Donc de soutenir, d’investir, de croire dans la pérennité des arts. Mais recevons le message pour ce qu’il vaut. Les signataires proposent, avec raison, d’intensifier les efforts en éducation.  Alors, demandons-nous s’il nous faudra, lucidement, continuer d’offrir ces destins misérables à de jeunes et moins jeunes artistes de toutes les disciplines, forcés de participer à un Star Académie généralisé. Ne devrions-nous pas tous réclamer une présence des arts au centre du projet éducatif.Un effort sans précédent où tous ces artistes auraient un rôle de premier plan à jouer sur tout le territoire? Un des candidats à la chefferie du Parti Québécois réclamait une heure d’éducation physique par jour obligatoire au primaire et au secondaire et nous serions gênés de réclamer 5 heures par semaine consacrées aux arts et à la culture. Il faut apprendre aux enfants à lire non seulement les mots, mais à lire, c’est-à-dire comprendre, les images, les sons, décoder le cinéma, la télé, à fréquenter la musique, l’art visuel, la danse, le théâtre, l’architecture, le paysage et plus et plus. Les arts devraient être dans la page et non à la marge, à ce méprisant statut de parascolaire. Le but : former des citoyens conscients, sensibles, informés, bref cultivés. Nous avons des siècles de retard et nous regardons en l’air, comme si la solution venait du ciel et que nous étions condamné au statu quo! &lt;br /&gt;Ce n’est pas un rêve tout ça. C’est être responsable. Si nous laissons aller les choses en l’état, bientôt il n’y aura plus de public à l’OSM, au Rideau Vert , au Festival de Chamberland, et Charlebois aura beau s’égosiller « maudite pâte molle», toutes celles qui chantaient, voilà vingt-cinq ans, la vie en rose, devront se résoudre à la vie en gris! Ce n’est pas nécessaire d’aller jusque là avant de virer de bord!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113502717803151493?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113502717803151493/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113502717803151493&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113502717803151493'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113502717803151493'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2005/12/en-rose-ou-en-gris.html' title='En rose ou en gris.'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113502691008171255</id><published>2005-12-19T16:13:00.000-05:00</published><updated>2005-12-26T21:32:06.456-05:00</updated><title type='text'>Le Nobelde littérature au dialoguistes</title><content type='html'>Vous m’en lirez tant. Dimanche le 16 octobre 05 &lt;br /&gt;Il y a quand même des semaines où ça va bien, où ça va pas mal mieux qu’à d’autres. Lorsque l’on apprend, par exemple, que le prix Nobel de littérature est décerné au dramaturge et scénariste Harold Pinter, ça fait du bien. La famille théâtre relève la tête, sourit, comme ça, pour rien. &lt;br /&gt;On croit, à tort, qu’écrire une histoire en n’utilisant que le dialogue, que la parole des personnages, c’est plus facile, plus simple que de pondre un roman. Je peux vous assurer que pour la plupart des écrivains, réussir un grand drame, une tragédie importante, une comédie féroce est ce qu’il y a de plus difficile dans toute la planète littéraire. &lt;br /&gt;Étonnamment, dans la hiérarchie littéraire de maintenant, peu de dramaturges, de scénaristes, méritent l’appellation contrôlée d’écrivain. Pourtant, dans d’autres siècles, il n’y avait pratiquement qu’eux pour transmettre au plus grand nombre la mise en mot de l’imaginaire. Et pour plusieurs générations d’élèves du siècle dernier, Musset, Racine, Corneille, Shakespeare, Molière, sans parler des Grecs de l’Antiquité, des Russes, des Espagnols, des Suédois et des Américains, des absurdes et ici, des Dubé, Tremblay, Dalpé, Bouchard, Laberge, bref les écrivains du théâtre fûrent le plus souvent la porte d’entrée vers d’autres littératures. &lt;br /&gt;Pourtant on vénère le romancier, on le bichonne, on caresse ses couvertures, mais on vénère de moins en moins le dramaturge. Et le public des théâtres n’a guère augmenté depuis 50 ans. Et aujourd’hui on ne lit presque plus de théâtre. C’est vrai aussi que le théâtre n’est plus le haut lieu de révolution des formes, du langage, du social ou du privé. Il l’a été autrefois et pourrait le redevenir bientôt si on redécouvrait l’importance et la force de cette littérature. &lt;br /&gt;Je ne sais pas si l’on est encore obligé d’en lire au secondaire. J’en doute. Surtout en ces tristes moments de boycott généralisé. Mais je vous encourage à en faire l’essai au moins une fois. À la bibliothèque, à la librairie, procurez-vous d’abord un auteur familier d’ici ou d’ailleurs. Abandonnez-vous à faire l’acteur ou le metteur en scène. Car c’est ce qu’ils font, avec les scénarios, les pièces. Ils inventent les lieux, les personnages à partir des choses dites, des paroles, des dialogues. Ils se font leur cinéma, leur théâtre. Et c’est une grande littérature, éprouvée par des acteurs, des metteurs en scène, des réalisateurs, qui a vaincu le temps, l’oubli. C’est un art exigeant et dangereux. &lt;br /&gt;Ce prix Nobel vient réconforter beaucoup d’écrivains d’ici comme ailleurs, qui travaillent à l’ombre, en coulisse. Harold Pinter a indiqué une voie royale à plusieurs, celle du labyrinthe de l’intime. C’est toute la communauté théâtrale qui reçoit ce prix. Pinter poète, acteur, pamphlétaire, scénariste de film et surtout dramaturge, on vous dit bravo et merde! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113502691008171255?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113502691008171255/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113502691008171255&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113502691008171255'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113502691008171255'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2005/12/le-nobelde-littrature-au-dialoguistes.html' title='Le Nobelde littérature au dialoguistes'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113502668402567405</id><published>2005-12-19T16:10:00.000-05:00</published><updated>2005-12-19T16:11:24.026-05:00</updated><title type='text'>La bonne volonté!</title><content type='html'>Tour de piste. Jeudi le 13 octobre 05&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel triste spectacle! Quel panier vide de fruits nous a t-on présenté hier soir à ce débat entre ceux qui veulent devenir chefs d’un parti et fondateur d’un pays. Remarquez que ce n’est pas plus drôle, ni plus triste dans le discours des autres partis au pouvoir ou non.&lt;br /&gt;Pour une fois qu’on inscrit la culture au cœur d’un débat, aucun participant n’a pensé consulter, se faire conseiller, emprunter des idées, des stratégies, des constats à quelques universitaires, associations d’artistes, observatoire de la culture, que sais-je! Non, la culture c’est nos formidables artistes qu’il faut exporter à l’étranger, c’est des bébelles pour se désennuyer, c’est le macramé de l’âme. 45 ans après l’arrivée de la culture en politique avec Georges Émile Lapalme, on n’est guère plus avancé. Toujours la même réduction de la culture à la langue et à la bizness culturel, quand ce n’est pas nos pauvres artistes qui crèvent de faim. Mais la langue pourquoi? Pour jaser? Pour se comprendre entre nous? Où pour créer, se développer, avancer, communiquer. Et les images, les sons, l’architecture, la danse, la poésie anglaise, les chansons arabes, les romans mexicains, la peinture new-yorkaises! Me suivez-vous? Est-ce qu’on nous organise pour que nous fréquentions, lisons, écoutions tout ça? La culture c’est l’homme devenu dieu, qui s’invente, se crée lui-même, prétend devenir une œuvre, et le clame à tous les autres humains qui ainsi augmentent leur identité à le fréquenter. C’est comme ça que je vois ça. Et chez moi, et autour de moi, et partout, il y a un déficit en ce sens! Nous sommes dans l’inculture crasse, et l’éducation c’est la responsabilité de l’état. La culture doit être dans l’éducation pas dans le commerce.&lt;br /&gt;Aucun candidat hier soir n’a parlé de démocratisation de la culture, d’accessibilité, de développement de public, de fréquentation obligatoires des arts par les enfants et les étudiants comme on oblige la fréquentation des mathématiques et du gymnase, de la création et du soutien de l’état de compagnies professionnelles en danse, musique et théâtre dans plusieurs régions, afin de permettre à tous les citoyens d’avoir une égale chance de fréquentation!&lt;br /&gt;J’arrête ici! Je suis outré et découragé à la fois. Ces choses-là, ont été dites cent, mille fois. Personne n’entend parce que la culture n’est pas rendu dans le politique, sauf dans quelques instances municipales éclairées!&lt;br /&gt; Tant qu’un chef de gouvernement d’ici ne nous offrira pas un théâtre National, un orchestre, une maison d’opéra, une compagnie de danse, à l’instar des musées et des bibliothèques, tant que le politique ne comprendra pas que la culture c’est le cœur de la vie, que ce n’est pas une entreprise, un chiffre d’affaires, une bizness, nous ferons du sur place et ne survivrons que grâce à la bonne volonté de quelques éclairés, quelques missionnaires. Et ce n’est pas seulement d’accorder des budgets de transfert à un Conseil des Arts, c’est d’avoir un plan maître, un but précis à atteindre. Pas seulement celui de faire plaisir aux artistes, mais de permettre aux citoyens d’accéder au plaisir!  Aucune constitution actuelle ne nous empêche de mettre en branle un grand projet de chantier culturel pour nous doter des outils de nos prétentions. Ça n’arrive pas parce qu’on dirait que peu de personnes là-haut semble savoir quoi faire avec cette patente appelé : culture. Alors on va continuer avec la bonne volonté! Le bateau s’en va à la dérive mais que voulez-vous on fait de notre mieux avec les moyens qu’on a! C’est vrai qu’on est tellement fort avec Le cirque du Soleil, Céline et Lepage, et notre Oscar, nous sommes partout sur la planète Las Vegas à défaut d’être ici, et on est les meilleures dans toutes, qu’est-ce que j’ai à me plaindre, coud’donc!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Raymond Cloutier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113502668402567405?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113502668402567405/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113502668402567405&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113502668402567405'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113502668402567405'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2005/12/la-bonne-volont.html' title='La bonne volonté!'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113502645139794302</id><published>2005-12-19T16:07:00.000-05:00</published><updated>2005-12-19T16:07:31.400-05:00</updated><title type='text'>Les feuilles vivantes</title><content type='html'>Vous m’en lirez tant. Dimanche le 9 Octobre 2005&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À parcourir les étals des marchés ces jours ci, on se demande si cette abondance de poivrons, de poireaux, de courges, de pommes, trouvera preneur, même à si bas prix, et où ira toute cette manne rester en plan.&lt;br /&gt;L’automne littéraire est à la même enseigne : des livres forts, incontournables, lourds de sens et d’images. Des nouveaux venus sur la même table que les plus connus. Mais tous des livres qui nous définissent tout à coup bien différents de ce que nous croyons être. Qui réveillent des images enfouies, écrasées au fond de la mémoire. Nous nous étions imaginé autres, sculpté par de faux prophètes de la publicité, du racolage. Nous avions adopté des synthèses rapides, des discours lénifiants, triomphalistes et d’autres désespérants qui nous freinent. Mais les creuseurs de sous-sol, les mineurs de la psyché individuelle, ramènent à la surface des carottes de minerais qui, lorsque chauffées, nettoyées, révèlent une histoire plus juste, des enfers et des paradis bien différents de la rumeur entretenue.&lt;br /&gt;Évidemment, jamais je n’ai eu l’occasion de lire avec autant d’intensité, que depuis la dernière année.  Et jamais plus je ne laisserai ces miroirs hors de ma vue. Chaque jour je suis bousculé dans la perception que j’avais de mon passé, dans l’appréciation de mon présent, dans l’idée que je me faisais de nous. Les gens de fiction sont gens de vérité. Les vrais, les forts ceux dont on dit : ça c’est un bon écrivain. Bon parce qu’il atteint le stade du style mais bon aussi dans le sens de bonté. Généreusement fragile, dangereux, à la limite du précipice, de l’indécence, de l’aveuglement, du désir cru. On ne devient pas meilleur à les fréquenter, on devient plus vrai, plus nu et plus armé et désarmant à la fois, car à tant s’approcher d’eux-mêmes, il m’oblige à m’approcher de moi. Cela fait moins peur puisque c’est eux qui prennent tous les risques, tous les outrages et bien sûr, dans le meilleur des cas tous les hommages.&lt;br /&gt;En plus c’est l’abondance. Il ne faudrait pas laisser tous ces fruits sur les étals. Si mes rencontres avec les écrivains vous donnent l’envie de les lire, courez au marché, à la bibliothèque, notez les titres ou aller sur notre site Web où tout est répertorié. Et ne vous en faîtes pas, à chacun son roman, son personnage. Il y a des moments pour rencontrer quelqu’un, pour saisir quelque chose. Des livres seront nécessaires plus tard ou bien arrivent trop tard. D’autres devront être revisité plusieurs fois tant ils nous bousculent. S’ils vous ennuient n’insistez pas, vous êtes le juge et le bourreau. Et s’ils vous ravissent, parlez-en, contaminez le bureau, l’entourage. Les livres, les écrivains, les poètes nous sont toujours fidèles. &lt;br /&gt;Et puis comme les paniers de poivrons du marché, aller faire de larges provisions pour les soirées noires et froides qui vont frapper à nos portes bientôt. Ce soir-là, on sort nos conserves, nos trouvailles d’automne, on s’enveloppe de silence ou de musique et c’est parti pour un vrai voyage d’où l’on revient souvent transformé, parfois assommé, mais jamais déplumé!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113502645139794302?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113502645139794302/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113502645139794302&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113502645139794302'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113502645139794302'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2005/12/les-feuilles-vivantes.html' title='Les feuilles vivantes'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113502621175074869</id><published>2005-12-19T16:02:00.000-05:00</published><updated>2005-12-19T16:03:31.756-05:00</updated><title type='text'>Août en Octobre.</title><content type='html'>Tour de piste. 5 oct. 05.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est Août en octobre. C’est irréel. Les feuilles tardent à virer au jaune et au rouge, tout hésite. Et si jamais le temps s’était arrêté, si le réchauffement planétaire nous avait fait basculer sans prévenir dans le camp des pays toujours chaud, toujours vert, ces pays où se réfugient l’hiver, nos oiseaux à la retraite pour soigner, disent-ils, leurs os, leurs asthmes et surtout leur ennui.&lt;br /&gt;Tout à coup, cela m’effraie comme un saut non prévu dans une éternité étale, un lac tiède. Sans tempête, ni automne cru, sans rafale et sans brûlure dans les matins glacées. &lt;br /&gt;Pourtant, toujours je rêvais de ces éternels étés assommés d’une lenteur paresseuse. Mais quelques jours dans un octobre torride et le cauchemar apparaît : voulais-je vraiment perdre mes automnes de laines, mes hivers de conquêtes quotidiennes et surtout ce printemps lent, progressif vers la terre de mai où l’on voit littéralement les tiges poussées.&lt;br /&gt;En somme, nous avons besoin d’être toujours autrement, de sortir de la stagnation, de relever la tête face aux bourrasques, aux vents fous, besoin de défier, de survivre, de s’inventer.&lt;br /&gt;Belle métaphore pour le terrain des Arts! On est toujours en été ici quelle que soit la saison. &lt;br /&gt;Les enseignants ont dévalué le Festival des arts pour la jeunesse (sauf les courageux de l’école Laurier) et continuent de boycotter les sorties culturelles quand cela ne change rien, n’aide en rien et nous convainc de plus en plus de leur inculture et de leur mépris. Ces actions indignes de leur profession nous obligent à regarder, d’un autre œil, la pertinence de l’école privé. Pourquoi n’avez-vous pas eu le courage de faire la grève générale en septembre au lieu de menacer d’appauvrir les organismes culturels? Toute cette histoire serait réglée depuis longtemps! Vous en seriez sorti la tête haute et avec notre appui au lieu de garder le chèque et vider les poches des plus démuni…C’est d’une tristesse! &lt;br /&gt;Les musiciens et l’Orchestre Symphonique s’enlisent dans des discussions stériles. L’Opéra de Montréal est sous l’analyse des comptables et l’on impose par en haut des festivals de film et de danse actuelle pour servir les intérêts des amis/clients et non ceux des citoyens. &lt;br /&gt;La plupart des théâtres commencent à peine à se mettent en branle, après la fermeture à la mi-mai,(alors que chacun est de retour au travail depuis la mi-août), pour nous refaire année après année le coup des 5/6 productions automatisées, avec fermeture pour dix jours à chaque 5 semaines,  de tout ces théâtres publics/privés, on ne sait trop.  &lt;br /&gt;L’industrie culturelle, sans honte, sans gêne, crie à la compétition des bibliothèques publiques. Vous avez bien entendu! Vous ne rêvez pas. La Grande Bibliothèque serait une ennemie des producteurs de biens culturels. Il n’y a que dans ce beau pays, qui rêve de souveraineté, qu’on peut entendre des délires semblables. Même au fin fond de la droite de Bush, personne n’oserait penser, dire, écrire une telle aberration. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais personne ne s’inquiète du vieillissement des publics, de la désaffectation des citoyens, de la distance de plus en plus grande entre les objets de création d’hier ou de maintenant et une population qui ne suit pas, ne comprends pas, se sent exclue. On garde nos vieux modèles, on fait comme les autres, on s’enlise. On rejette toutes tentatives de réflexion, de reforme, de faire autrement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, rien ne bouge tout reste en l’État. On attend quoi, le grand soir, l’indépendance, la venue d’un sauveur, la loterie salvatrice. Qu’est qui se passe? Sommes nous figés dans le temps, statufiés? Voilà la réponse. Nous sommes statufiés. Prisonnier du statu quo, parce qu’il est payant pour quelques-uns de laisser les choses en l’état. Que le citoyen, les publics, les enfants, les travailleurs, les retraités, les non instruits et les diplômes qui ont besoin des créations d’hier et d’aujourd’hui pour garder un sens à cette existence, s’en trouvent priver, on s’en balance. J’ai la main dans la subvention, j’ai la job de gestionnaire, j’ai ma fonction publique et ma chaire universitaire, alors je pérore, je discoure, je réfléchis gravement à haute voix. Mais je ne lève pas le ton, je ne décrie rien, et surtout je ne secoue pas les statues. Que les choses restent en l’état s.v.p. Mon Dieu! C’est si bien ainsi. Que les artistes et les citoyens s’arrangent, je ne suis responsable ni du début ni de la fin de tous ces problèmes. Et c’est ainsi que le temps étal, nous envahit, que l’été imaginaire n’en finit plus, qu’on étire l’élastique de l’illusion jusqu’au bout. Mais prenez garde! L’hiver s’en vient quand même, et votre sourire béat devra rendre des comptes à tous ceux qui s’entraînent à affronter la tempête, car pour eux la traversée du désert à une limite que nous sommes en train de franchir!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Raymond Cloutier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113502621175074869?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113502621175074869/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113502621175074869&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113502621175074869'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113502621175074869'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2005/12/aot-en-octobre.html' title='Août en Octobre.'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113502594573846150</id><published>2005-12-19T15:57:00.000-05:00</published><updated>2005-12-19T15:59:05.740-05:00</updated><title type='text'>Les poètes</title><content type='html'>Vous m’en lirez tant. Dimanche 2oct 05&lt;br /&gt;Qu’est-ce qu’il y a dans la poésie, chez les poètes, de tout temps et de toutes écoles qui nous propulse tant, nous galvanise tant? Déjà, dans nos adolescences, ils sont des compagnons intimes, des complices, des libérateurs et surtout des catalyseurs. Les poètes ont toujours dix-sept ans. Ils nous tendent la carte routière, le dépliant touristique, ils paient même l’essence et nous ordonnent de voyager au fond de nous et de recracher les images, les cris, les chants, les magma de mots, de signes tout mêlés.&lt;br /&gt;Ils affirment la solitude et nous apprennent à nous mettre au monde. J’ai voulu écrire de la poésie dès que j’ai rencontré Rimbaud, puis Eluard, puis René Char, puis Prévert et Michaud, et Anne Hébert et même Musset et Péguy m’ont fait de l’oeil. Et ça n’a pas cessé depuis, tant et tant d’autres d’ici ou d’ailleurs. On dirait que les poètes appartiennent tous à la même île, un pays, sans frontière, immense, intersidéral. IL n’y a rien de plus haut, il n’y avait rien avant et il n’y aura rien après.&lt;br /&gt;Dès lors, en angoisse ou en désir, en perte ou grandeur, en loque, en ruine ou tout en orgueil, j’ai écris, tapé, barbouillé des cahiers, des feuilles volantes. J’en ai fait des chansons, des canevas, des récits. Cela m’a inventé, m’a permis de m’apprivoiser, d’ètre seul et armé pour pouvoir affronté le monde souvent monstrueux et souvent délicieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les premiers poèmes, j’en suis certain, furent les plus forts. Dans le journal d’un collège de robes noires, d’odeurs âcres, l’enfant terrifié publiait des quatrains incendiaires mais indéchiffrables aux censeurs. La tête haute dans les couloirs vernis, je connus mes premières fiertés de libertaire! Personne plus jamais ne m’enlèverait la clé que les poètes m’avaient glissée la nuit sous les couvertures, à la lumière d’une lampe de poche.&lt;br /&gt;Cette perte entrouverte, ce couloir inquiétant, ces labyrinthes, ce soleil cru du couchant tout à coup apparu, ces tempêtes derrières les yeux, tous peuvent les fréquenter.&lt;br /&gt;C’est qu’aujourd’hui la poésie est partout. Nous nous gavons de rap, de contes, de chansons, de vers pointus, de vers simples. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour habiter le voyage, autrement intolérable, pour trouver des frères, des sœurs, des guides, des miroirs, pour trouver la petite bombe, le moteur, le cinéma qui fait que nous, c’est nous et que nous pouvons être enfin seul, enfin poète et un peu plus libre. &lt;br /&gt;Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113502594573846150?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113502594573846150/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113502594573846150&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113502594573846150'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113502594573846150'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2005/12/les-potes.html' title='Les poètes'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113502576511996113</id><published>2005-12-19T15:52:00.000-05:00</published><updated>2005-12-19T15:56:05.123-05:00</updated><title type='text'>James Dean</title><content type='html'>Tour de Piste. 29 sept 05&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis pas à l’aise avec les personnes transformées en mythe de leur vivant ou après leur mort. Je ne parle pas des gens célèbres pour leurs accomplissements, leurs créativités, leurs audaces, mais de ces demi-dieux créés par la musique ou le cinéma et entretenu par une presse complice qui y trouve son profit.&lt;br /&gt;Le cas de James Dean est intrigant. Mort a 24 en 1954 ans après avoir joué dans 3/4 films, il devient l’icône d’une génération rebelle, hostile et désœuvrée. Il aurait 74 ans aujourd’hui. Mais il aura 24 ans éternellement. Est-ce là le secret de la jeunesse éternelle? Disparaître en pleine beauté, et ne jamais vieillir? Mourir avant qu’il ne soit trop tard? Vivre à fond la caisse, pousser ses limites jusqu’à la limite de la vie? Se croire immortelle et risquer de le devenir en sautant dans la mort, en permettant à l’accidentel de devenir probable?&lt;br /&gt;L’autre avenue m’est apparue entre deux représentations de théâtre le samedi, alors que les acteurs et actrices, toujours maquillés et à demi costumés, sortent la boîte à lunch dans les loges. Je ne sais trop pourquoi mais chacun devait révéler aux autres quel âge ils avaient intérieurement, quelle image d’eux-mêmes entretenaient-ils hors du miroir.&lt;br /&gt;Certaines avaient 17 ans et demi, un autre 36 ans alors qu’ils avaient dépassé la cinquantaine. Un acteur de renom, âgé de 80 ans, toujours droit comme un pic, vivace, souriant, enjoué, nous révéla qu’il avait 11 ans, qu’il se voyait toujours au bord d’un lac au chalet de ses parents et qu’il venait de traverser un lac à la nage. Si son corps vieillissant le ramenait parfois à la réalité, il demeurerait convaincu que sa vie s’était arrêtée là et que plongé, dans l’éternité, comme dans le lac, il nageait toujours dans le même temps. Nous savons que nous sommes de grands enfants, puisqu’il n’acceptent de survivre qu’en jouant, mais en plus il croit à la fiction, aux personnages et la possibilités de régner pour deux heures sur le déroulement de la vie.&lt;br /&gt;Je réalisai pour ma part que j’avais toujours 24 ans et j’aurais toujours 24 ans quoiqu’en dise mon miroir, Cette année pour moi fondatrice, ce visage charmeur, ce regard inquiet, tout est demeuré presque pareil en dedans et continue de me piloter jour après jour. Point nécessaire de mourir pour conserver pour soi l’âge rêvé. Pour les autres c’est une autre affaire. Quel artiste aurait été James Dean, quel acteur, à 74 ans? Nul ne sait, mais il lui aurait fallu comme à nous tous évoluer, comprendre, s’aventurer, résoudre, s’engager, être perdu et se retrouver et tout cela sans quitter définitivement ses 24 ans.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Raymond Cloutier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113502576511996113?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113502576511996113/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113502576511996113&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113502576511996113'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113502576511996113'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2005/12/james-dean.html' title='James Dean'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113502556146279100</id><published>2005-12-19T15:47:00.000-05:00</published><updated>2005-12-19T15:52:41.473-05:00</updated><title type='text'>Le jardin d'enfance.</title><content type='html'>Vous m'en lirez tant. Dimanche 25 septembre 2005.&lt;br /&gt;J’ai commencé à faire du théâtre, ici, tout près, juste à coté, au Jardin d’enfance St Jacques exactement à l’emplacement de l’UQAM collé sur le clocher. J’avais 6/7 ans et j’étais confiné là du dimanche soir au samedi midi. À coté, il y avait une maison pour fille mère, une crèche, un hôpital, une maison de vieux, tout appartenaient au Sœur de la Providence. Je ne sais trop pourquoi, mais je me souviens qu’une surveillante me réveillait le soir, et m’assoyait en face d’une machine à coudre dont la lumière éclairait un texte tapé à la dactylo et que je devais apprendre mot à mot pour très bientôt. Pour l’effort, je recevais du lait, des biscuits et une douce main dans les cheveux avant qu’elle n’éteigne la veilleuse. Puis un jour, on m’habillait de satin et je donnais la réplique à de grandes filles-mères dans des scénettes où j’étais un page, un angelot. J’avais droit aux coulisses, à l’intimité des grandes, et à l’excitation enjouées des petites sœurs responsables. J’étais aimé. C’est ainsi que durant toutes mes études j’ai compris que le théâtre, mais surtout l’acteur allait me permettre d’accéder à l’affection tout à fait indispensable lorsqu’on est forcé de demeurer au collège de septembre à Noël, et de Noël à la fin de l’année. On doit répéter tard le soir, dormir le matin, être bien nourri, ne pas subir le stress des examens. Car dans ce temps-là, le palmarès des collèges ce n’est pas dans l’Actualité qu’on le retrouvait, le plus fort au football n’était pas en haut de la liste, c’est celui qui avait la réputation d’entretenir la meilleure troupe de théâtre. Plus j’avançais, plus je devenais un quart arrière recherché!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113502556146279100?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113502556146279100/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113502556146279100&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113502556146279100'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113502556146279100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2005/12/le-jardin-denfance.html' title='Le jardin d&apos;enfance.'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113487652839486068</id><published>2005-12-17T22:27:00.000-05:00</published><updated>2005-12-17T22:28:48.396-05:00</updated><title type='text'>Dur et doux automne.</title><content type='html'>Tour de Piste.Jeudi 22 septembre 2005&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Première soirée d’automne 2005. Avez-vous comme l’impression qu’on va payer cher cette longue saison qui s’achève. Presque tropicale, langoureuse, étirée jusqu’à hier, et qui sait si elle ne s’allongera pas d’un volet  été indien d’ici peu. On se dit, on va finir par y goûter… Pendant ce temps ici, pas loin un festival de film se cherche un public, une raison d’être, les diffuseurs de télé généraliste engagé dans une guerre sauvage à la cote d’écoute, ont l’air de girouettes sans queue ni tête. Ailleurs, tout le monde de la danse se demande à qui profitera la mort du Find (le Festival International de la Nouvelle Danse). Et puis les enfants du privé fréquentent les musées et les spectacles tandis que ceux du public sont pris en otage par les syndicats d’enseignants qui affichent fièrement leur absence au festival mondial des arts pour la jeunesse. L’Orchestre Symphonique ne joue plus, l’Opéra de Montréal est en déficit, les théâtres vivotent… Une chance qu’il a fait beau! Nous nous sommes peut-être laissé distraire par le soleil constant! Faudra se réveiller bientôt, car ça fait déjà plus d’un an que toute cette débande est prédit, concocté, appréhendé et l’on fait comme si tout allait pour le mieux…Et non, cette fragile vie culturelle, que nous prenons pour acquise est tranquillement remplacé par l’industrie du divertissement, la culture marchande qui elle n’a ni cœur, ni âme, ni place pour les aventures, les explorations, la lucidité, l’indépendance, elle ne cherche que le profit. À quoi servent les poches pleines lorsqu’on ne peut se procurer que du vent?&lt;br /&gt;On risque de payer cher notre indifférence envers le portrait bientôt innommable de notre vie culturelle! Vivement le mauvais temps que nous retrouvions notre regard implacable, et nos revendications d’antan!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113487652839486068?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113487652839486068/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113487652839486068&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113487652839486068'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113487652839486068'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2005/12/dur-et-doux-automne.html' title='Dur et doux automne.'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113487600808081206</id><published>2005-12-17T22:18:00.000-05:00</published><updated>2005-12-17T22:20:08.083-05:00</updated><title type='text'>Une ville culturelle ou cultivée?</title><content type='html'>Tour de piste. Jeudi 15 septembre 2005. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cette diatribe autour de la véritable métropole culturelle du Canada ne peut que nous conduire vers des décisions erronées. Serge Joyal se demandait pourquoi on avait privilégié les infrastructures au profit de grands équipements culturels, d’autres pourquoi on avait laissé Toronto monté le 2e plus grand festival de film au monde, mais très peu pose la question, qu’est ce qu’une ville culturel? Est-ce une ville où foisonnent les théâtres, musées salle de concert, bibliothèques, monuments, sites touristiques, festivals? Ou bien une ville cultivée, c’est-à-dire où la création d’hier et d’aujourd’hui est le pain quotidien d’une bonne part de ses citoyens. S’il fallait être riche pour accéder sans autre préambule au statut de ville culturelle, il y a longtemps que Los Angèle, Las Vegas, Seatle, Dubai, Hong Kong, seraient des destinations rêvées. Venise est certainement une ville culturelle et je doute qu’elle soit très riche. Très soutenu, oui! Par l’élite locale et par le gouvernement national et par les amoureux de la ville. À l’hôtel, il est facile d’obtenir des informations sur la Biennale d’art contemporain, La Mostra ou la programmation du soir à La Fenice. Sinon, le Vénitien croisée dans la rue vous indiquera où trouver le lieu, la programmation. Il connaît ces  évènements, il a visité ses Palazzo, il à été de gré ou de force très jeune exposé au toile de maître qui tapissent les murs de toutes ces grandes demeures. Il a vu enfant du théâtre et ado de l’opéra. Et il connaît sa cité, son histoire, son présent. Il est fier autant de son foie de veau que de ses poètes, de ses vins que de ses monuments, des vieux maîtres comme des fous de l’art contemporain qui débarquent dans sa ville tous les deux ans. D’accord Montréal n’est pas Venise. &lt;br /&gt;Mais si au lieu de nous désoler du peu d’intérêt de notre bourgeoisie pour les arts, de nos fortunés concitoyens pour la création, nous commencions par le commencement. Comment peut-on imaginer à la veille du plus grand rassemblement mondial sur les arts dédié à la jeunesse, des enseignants, normalement les premiers complices des créateurs  qui décident de boycotter cette manifestation culturelle? C’est suicidaire, absurde et d’un calcul tragique! Et pire, en menaçant le milieu culturel d’un boycott au printemps dernier, l’effet dévastateur était enclenché. Les écoles n’ont pas embarqué, l’organisation et la préparation des élèves n’est pas faites et l’opinion suivante se répand dans l’imaginaire des enfants: Les artistes sont là pour vous en servir, défendre vos causes, faire parler de vous et surtout jetez après usage. Tout cela est le fruit d’une inculture crasse, d’une formation des maîtres déficientes, et de la perception de l’art comme un divertissement, un luxe, une bebelle dont on peut se servir pour servir nos intérêts mais qu’on est pas dans l’obligation de servir.&lt;br /&gt;Nous lançons le message à la face du monde entier que le Québec et Montréal sont des lieux d’inculture, que les enseignants sont analphabètes, et que nous méprisons les créateurs.. &lt;br /&gt;Si on veut une métropole d’un État culturel, il faut mettre en œuvre maintenant un programme obligatoire d’enseignement et de fréquentations des arts pour tous et partout. C’est le seul moyen en une génération de devenir une terre où la culture, la création, les arts ne seront plus bafoués par ceux-là même dont la mission première étaient de la défendre. Et vous verrez que la cité n’aura plus rien à envier à Toronto. D’ici là la ville Reine le demeurera car les enseignants là-bas ne choisiront jamais ces moyens pervers pour obtenir de meilleure conditions de travail.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113487600808081206?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113487600808081206/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113487600808081206&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113487600808081206'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113487600808081206'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2005/12/une-ville-culturelle-ou-cultive.html' title='Une ville culturelle ou cultivée?'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113458258828570187</id><published>2005-12-14T12:47:00.000-05:00</published><updated>2005-12-17T22:07:37.526-05:00</updated><title type='text'>Ils ne votent plus!</title><content type='html'>Tour de Piste. Jeudi le 10 novembre 2005&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que je m’inquiète pour rien? Tout le monde s’interroge sur l’utilisation de bidules électroniques lors des scrutins municipaux de dimanche dernier au Québec. Qui décide que nous allons voter de telle façon ou d’une autre? Ici, un sous-traitant, là, des terminaux louer aux Américains. Esclaves du progrès, adorateurs de la machine, ados incapable de résister au derniers gadgets? Pourtant, l’économie mondiale autant qu’individuelle est confié à la mémoire informatique, les médias, le commerce, l’audio-visuel, la communication interpersonnelle, sont désormais à la merci de l’outil électronique. Et en général ça fonctionne assez rondement.&lt;br /&gt;Mais, peut-être ne fallait-il pas toucher au dernier rempart qui nous lie directement à notre sensation d’être réel dans un monde de plus en plus virtuel? Comme dans la relation affective, la cuisine, le jardin, l’exercice de la démocratie devrait demeurer charnel. Garder ce dernier lien à l’abri d’une pseudo modernité. Un crayon à la mine, un papier, des noms, une identité, une croix et une armée de citoyens de toutes allégeances qui comptent lentement, vérifient et contre vérifient. Puis le dévoilement, s'il le faut plus tard, d’un résultat qu’aucune machine ne viendra polluer.&lt;br /&gt;Ce qui m’inquiète encore plus c’est qu’il y a plus de téléspectateurs qui votent, au téléphone, pour élire un candidat à Star Académie, que de citoyen prêt à se déplacer un coin de rue pour élire ceux et celles qui gouverneront leur vie dans la cité durant des années. Seulement 30 à 40% dimanche dernier. Poll de hockey, bingo, videopoker, concours de chansons amateurs, on mise sa mise partout, sauf là où ça compte réellement! Est-on à ce point endormi, prisonnier d’un rêve, nous a t-on hypnotisé, gelé dans l’illusion d’être juge de tout, alors qu’on est plus maître de rien? &lt;br /&gt;Attention, nous pourrions perdre le privilège de la démocratie, si nous la boudons ainsi! Nos amis venus récemment de pays où elle est bannie, et ceux qui l’ont conquis après d’amères luttes doivent nous trouver bien ingrats, bizarres ou pires, bébés gâtés! Soyez assuré qu’eux ne se privent pas d’aller déposer leur vote et je ne serais pas surpris qu’en certains coins ils sont la majorité qui décide de la gouvernance! Une chance qu’ils sont ici pour veiller à l’avenir de la liberté!&lt;br /&gt;On songe à changer le mois, le jour de l’élection pour améliorer le taux de participation. Puisque nous sommes si paresseux adoptons le système de votation pour élire le chef Parti Québécois, trois jours de vote au téléphone, quitte à ne jamais savoir, physiquement, sur papier, ce qui s’est vraiment passé! Mais sans effort, sans engagement, y a t’il une vrai citoyenneté?&lt;br /&gt;Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113458258828570187?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113458258828570187/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113458258828570187&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113458258828570187'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113458258828570187'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2005/12/ils-ne-votent-plus.html' title='Ils ne votent plus!'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113458183231565843</id><published>2005-12-14T12:35:00.000-05:00</published><updated>2005-12-17T11:15:44.970-05:00</updated><title type='text'>L'épouvantable!</title><content type='html'>Tour de Piste (au Salon du Livre). Jeudi 17 novembre 2005&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4 sur 10 citoyens avouent ne jamais lire.&lt;br /&gt;30% des universitaires et 40% des DEC,&lt;br /&gt;ne lisent pas ou peu.&lt;br /&gt;26% des étudiants actuels ne lisent pas ou rarement,&lt;br /&gt;donc seulement 6 étudiants sur 10 lisent des livres!&lt;br /&gt;Et on ne dit pas quel livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un homme sur deux ne lit pas.&lt;br /&gt;Et 40% des anglophones contre 26% des francophones sont de gros lecteurs. Donc si ce n’était des femmes et des anglophones qui adoucissent l’épouvantable, ces données seraient encore plus tragique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons là comme ailleurs un problème fondamental sur les bras. Est-ce que, les responsables municipaux, provinciaux et nationaux de la culture ne doivent pas tourner immédiatement leurs efforts vers la promotion, l’accessibilité, la diffusion du livre, et de la lecture, bref vers l’augmentation du lectorat, vers le développement des publics. &lt;br /&gt;J’ai l’occasion depuis un an et demi de lire presque toute la littérature de fiction qui se publie ici, pour alimenter l’émission littéraire que j’anime toutes les semaines à la radio de radio Canada! C’est mon travail, mais c’est surtout mon plaisir. Je lisais auparavant de façon raisonnable. Un livre par semaine, au lieu de cinq ou six! Je suis chaque jour stupéfait par la qualité et la densité des œuvres qui se succèdent semaine après semaine. Dans ces romans, cette poésie, se dessine un vrai portrait de mes contemporains. Pas celui de la rumeur, de la presse à sensation, de la ligne ouverte, du babillage, mais cette photographie, ce cinéma intérieur, fouillé, révélateur, mis dans des formes libres et pénétrantes.&lt;br /&gt;J’en suis venu à la conviction que la création littéraire est la lumière la plus exacte de notre état intérieur, le seul qui compte en définitive. C’est sur lui que s’appuie le monde à construire. Vivement que l’outil soit entre les mains de tous!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113458183231565843?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113458183231565843/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113458183231565843&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113458183231565843'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113458183231565843'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2005/12/lpouvantable.html' title='L&apos;épouvantable!'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113458153945210984</id><published>2005-12-14T12:30:00.000-05:00</published><updated>2005-12-14T12:32:19.453-05:00</updated><title type='text'>Directement du Salon du Livre...</title><content type='html'>Vous m'en lirez tant. Dimanche le 20 novembre 2005&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etourdissant. Dès qu’on émerge de l’escalier, pousser par la foule et qu’apparaissent ces milliers de livres, de revues, ces centaines de kiosques et cette rumeur assourdissante, je suis étourdis. Le livre qu’on veut chérir dans le silence feutré d’un après-midi d’automne, sous la lumière discrète d’une lampe près du lit, bien enfoui sous la couette à l’heure où plus personne ne viendra troubler le voyage, eh bien ce livre le voilà dans la cohue, le bruit, la course, la bousculade, la foire. On devrait appeler ça, la foire du livre, il y a longtemps que le salon à été envahi par le cri de la caisse enregistreuse. Ou pourrait divisé l’espace en deux. Coté salon, coté foire. Une place pour le commerce et une pour l’allégresse. &lt;br /&gt;Mais non, je blague. Vaut mieux tout mêler. Une fois par année, tout genre confondu, tous les coups permis, tous les débats menés. &lt;br /&gt;Dressez vos listes de Noël, y personne qui ne pourra être satisfait ici. Tous les goûts, tous les genres, toutes les passions, tous les problèmes, toutes les interrogations, tous les modèles, toutes les époques, tous les rêves, toutes les fictions, tous les phantasmes, toutes les prédictions, toutes les analyses, toutes les tragédies, toutes les confessions, toutes les recettes, toutes les vies, toutes les maladies, tous les vices, toutes les religions, toutes les sectes, tous les sexes, tout, tout, tout pour le bas de Noël.&lt;br /&gt;D’ailleurs il y a tellement de livres a faire circuler, tellement d’invendus à écouler que nous devrions désormais consacrer Noël comme la fête des livres. Fini les mouchoirs, les cravates, les bébelles. Tu me donnes un livre, je te donne un livre. À condition de l’avoir lu et de l’avoir assez apprécié pour te faire cadeau de 6 heures de pur bonheur à fréquenter l’horreur, la science-fiction, le meurtre, le désir, la fuite, la conquête, le combat, la vengeance, la poursuite du bonheur et l’inévitable fin de l’extase!&lt;br /&gt;Mais surtout un fabuleux voyage pour pas cher dans des milliers d’univers autrement inaccessibles et qui en plus de nous laisser les poches pleines de souvenirs nous a fait avancer une coche de plus vers nous-mêmes. Mais faut choisir, et bien choisir. Lisez les chroniques dans les revues de livres, considérez les critiques, ils n’ont aucune raison de vous trahir, et écouter nos émissions pour mieux connaître vos auteurs et puis partez à la conquête, il y a un livre pour vous chaque jour que vous le désirez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;           Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113458153945210984?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113458153945210984/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113458153945210984&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113458153945210984'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113458153945210984'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2005/12/directement-du-salon-du-livre.html' title='Directement du Salon du Livre...'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113458134010061304</id><published>2005-12-14T12:27:00.000-05:00</published><updated>2005-12-14T12:29:00.103-05:00</updated><title type='text'>Placement Culture</title><content type='html'>Tour de Piste. Jeudi 24 novembre 2005&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais pas trop comment ça va fonctionner cette nouvelle patente appelé Placement culture. Est-ce que chaque petite compagnie, chaque groupe de musique, chaque centre d’artistes devra désormais s’engager un leveur de fonds, une relationniste auprès du milieu des affaires, des spécialistes pour préparer de joli et coûteux documents. Faudra-t-il encore faire des courbettes, des soirées bénéfices, des banquets, des bals, des encans, pour n’amasser, comme toujours, que pas grand-chose, après toutes dépenses payées. Encore consacrer de l’énergie au marketing, la pub, l’apparence, la vente, le clinquant alors que les besoins sont criants et la situation alarmante. &lt;br /&gt;En fait, on aurait du voir un transfert presque automatique de la dîme d’autrefois, devenue désormais désuète, sur les activités artistiques de proximité. Prenants exemples sur la communauté juive, nous aurions l’obligation de remettre une part de nos gains à soutenir la vitalité sociale et culturelle de notre communauté. Sans qu’on ait a faire de courbette et de danse à claquette. Si les entreprises et les particuliers oublient ou refusent de contribuer, alors instaurons un système légèrement coercitif, ou des avantages fiscaux qu’ils ne pourront refuser. Si nous sommes si fiers de notre culture, de nos artistes, de notre soi-disant génie, faudrait peut-être que ceux qui engrangent en laisse un peu à ceux qui façonnent l’identité.&lt;br /&gt;Adoptez un danseur, un groupe de musique, un petit musée. Si vous avez du temps offrez-vous pour faire partie des organisations, pour les taches. Vous allez pénétrer dans un univers fascinant.&lt;br /&gt;Et puis le gouvernement devra trouver d’autres solutions plus originales que ce Placement Culture. Dès que je saisirai les mécanismes, que le milieu l’aura scruter, nous en reparlerons avec ceux directement concernés. Entre-temps pour que les petites compagnies survivent, il faut consolider les grandes et calmer leur appétit. Car elle drainent tout l’espace médiatique, elles surproduisent pour ne pas sombrer, et ne peuvent remplir leur mission de vaisseau amiral. Nous n’aurons d’autre choix que de créer des institutions nationales si nous avons le sérieux de nos prétentions. Et puis le beau milieu devra se réorganiser et mettre ses sous et ses efforts à la bonne place. Toutes sortes de solutions et de stratégies sont possibles pourvu qu’on en vienne au même constat, à la même urgence et qu’on cesse de s’abandonner au discours du commerce et de la compétition pour se rendre à l’évidence que tous nous participons à une vaste entreprise d’éducation populaire, de formation continue de l’imaginaire et que nous sommes une nécessité, comme la nourriture, comme la santé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113458134010061304?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113458134010061304/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113458134010061304&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113458134010061304'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113458134010061304'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2005/12/placement-culture.html' title='Placement Culture'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113458115614821274</id><published>2005-12-14T12:24:00.000-05:00</published><updated>2005-12-14T12:25:56.150-05:00</updated><title type='text'>Monsieur Tranquille</title><content type='html'>Vous m'en lirez tant. Dimanche le 27 novembre 2005&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est parti le Monsieur Tranquille pas tranquille du tout. Une vie d’homme de lettres, déguisé en commerçant. Un ou des petits lieux, exigus, encombrés. Des librairies où l’on se réfugie pour côtoyer la liberté de penser, d’être… pour côtoyer des fidèles, des amis. Révolté, anti-clérical, sans chapelle, fougueux, passionné par les quilles, les échecs et même la boxe, mais surtout par les écrivains. Il a accompagné tout ce qui fonde ici ce qu’on appelle la modernité. Merci Monsieur, bon voyage et reposez-vous bien, vous le méritez tant.&lt;br /&gt;Nous entre-temps, nous vous devons bien de vous rappeler à la mémoire de tous. Tiens pourquoi pas près de la Grande Bibliothèque? Dehors! La place Tranquille. Un lieu avec des tables pour les échecs, des chaises, des bancs pour lire, une fontaine pour apaiser les bruits de la cité, des pommetiers pour l’ombre, et un toit-refuge contre les intempéries soudaines. Ce serait bien de se donner rendez-vous au jardin Tranquille, à la Place Tranquille, au Square Tranquille.&lt;br /&gt;Aujourd’hui, quelque part, ici ou dans une ville insoupçonnée, un ou une Tranquille nous prépare l’avenir. Est-ce autour des livres, des images, des sons nouveaux? Est-ce dans un univers d’art technologique, dans une nuit électro, un centre d’artistes, une coop vidéo, un café alternatif, une boîte de diffusion en région ou bien encore, comme autrefois, dans une petite librairie de banlieue. Chose certaine, l’avenir est en ébullition quelque part, et c’est toujours autour de la création, avec les artistes, à partir des œuvres, de l’imaginaire, que s’invente le réel avenir. Et non pas dans les programmes électoraux, les mensonges politiques et les calculs économiques. &lt;br /&gt;J’aimerais vous dire où il se cache, mais a bien y penser, même le sachant, je ne vous le dirais pas. On en ferait vite une marchandise, un effet de mode. Vite à Tout le monde en parle et la tournée des grands ducs. Je ne crois pas que le Refus Global aurait résisté à tant de relation publique. Surtout lorsque ces relations défigurent l’objet et le pressent jusqu’à la dernière goutte. Non, fions-nous aux lentes conquêtes souterraines, aux réseaux informels, à l’emprise des idées et de l’originalité sur de vrais besoins, de vrais adeptes. De convictions en convictions, de bouches à oreilles, un jour on se réveille, comme en 60 et tout le réel est en voie de transformation. Beaucoup le savaient, le voyaient venir, mais jamais à la télé ou ailleurs n’a t-on dit, « Ce soir c’est le début de la Révolution Tranquille »… Plus tard, à la fin, une fois accomplie, on l’a nommée. Sans penser à Monsieur Tranquille évidemment. Mais pourquoi pas finalement!. Puisque ce ne fût pas si tranquille de 60 à 70, et qu’il en fût un peu le creuset. Merci deux fois Monsieur Tranquille. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;         Raymond Cloutier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113458115614821274?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113458115614821274/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113458115614821274&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113458115614821274'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113458115614821274'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2005/12/monsieur-tranquille.html' title='Monsieur Tranquille'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113458059439444842</id><published>2005-12-14T12:13:00.000-05:00</published><updated>2005-12-14T12:21:32.406-05:00</updated><title type='text'>Notre beau modèle</title><content type='html'>Vous m'en lirez tant. Dimanche le 13 novembre 2005.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier c’était la Parade du Père Noël! Ce dieu le père en bedaine rouge et barbe blanche, au lieu d’en bedaine blanche et barbe grise. Mêmes fonctions : recevoir les demandes et distribuer les récompenses aux sages et aux repentis. Les quémandeurs s’enlignent aux confessionnaux dressés dans les grandes surfaces et chuchotent à l’oreille du bonhomme. Dieu unique et multiple à la fois, reliés à tous les autres par la magie du cadeau, tous prêtres complices du grand traîneau où nos rêves d’enfants sont déposés.&lt;br /&gt;Ensuite, la fin de semaine prochaine c’est le salon du livre, avant-dernière étape vers le sommet, l’aboutissement, la période des fêtes. Entre le salon du livre et la veillée de Noël il faudra vivre l’éprouvante épreuve des obligatoires partys de bureau.&lt;br /&gt;Au salon, des centaines d’auteurs rêvent d’y trouver enfin la gloire, le fan-club, les fidèles. Des centaines reviendront déçus, laissés seuls, isolés sans dédicace à graver, forcé de vendre des livres à la crié. Surtout lorsque les vedettes se pointent trop près de leur petite table tout à coup désertée. Le chaland passe, dévisage l’auteur inconnu, ramasse le livre, l’ouvre, lis quelques lignes et rejette l’ouvrage sur la pile intacte sans dire bonjour ou merci! Faut être fait fort pour survivre à sa propre chosification, marchandisation!&lt;br /&gt;Vivement Noël! Pour retrouver notre modèle intact : Arrêt totale de la vie culturelle! Fini les théâtres, les musées ouverts la moitié du temps, des concerts qu’avec des airs de Noël dedans, Le Messie de machin, Le Casse patente de l’autre. Alors que c’est l’unique moment de l’année où on aurait enfin le temps de  se rattraper, de se mettre à jour! Non, fini, on ferme le robinet. Que voulez-vous, il faut bien que les artistes prennent un peu de vacance eux aussi. Et puis ils ont des familles comme tout le monde. Si on suivait ce raisonnement, les restaurateurs devraient fermer le samedi soir pour avoir le loisir de sortir eux aussi! Mais où, si tous les restos sont fermés!&lt;br /&gt;Je crois qu’au fond, notre modèle n’est que l’héritage de notre vieux puritanisme judéo-chrétien. C’est le temps du Père Noël, pardon du Père Dieu. Ne le dérangeons pas avec nos arts si païens. Laissons lui ses deux semaines et poussons nous dans le sud à regarder les vagues et les corps luisants. Dieu est partout sauf sur la plage, enfin ce dieu-là, à barbe grise et rabat-joie!&lt;br /&gt;Alors que font nos artistes? iIs s’en vont à New York, Londres, Paris, voir des spectacles, se remettre à jour, tandis qu’ils laissent ici, sur le trottoir leur public médusé, avec l’unique option de jouer au Père Noël et sortir la famille dans le centre d’achat, où il y a un cinéma assourdissant et un librairie full cadeau! L’auteur délaissé aura peut-être enfin sa chance d’être ramassé par une lectrice désœuvrée!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113458059439444842?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113458059439444842/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113458059439444842&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113458059439444842'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113458059439444842'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2005/12/notre-beau-modle.html' title='Notre beau modèle'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113435768603823644</id><published>2005-12-11T22:19:00.000-05:00</published><updated>2005-12-11T22:21:26.046-05:00</updated><title type='text'>Le temps figé</title><content type='html'>Vous m’en lirez tant. Dimanche 11 décembre 2005&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps s’arrête parfois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas si vous êtes fait comme moi. Sans doute, puisque nous venons tous de la même source : Un grand singe au bord d’un grand lac au cœur de L’Afrique. C’était probablement là, l’Eden. Le grand jardin où nous courions nu, jusqu’à la fin de la période glaciaire.  Et puis après avoir ingurgité des tonnes d’oméga 3 sous formes de maquereaux, d’anchois et autres sardines, nous avons envahi la planète à mesure que la terre s’y réchauffait. Nous sommes devenus conquérants, travailleurs, aventuriers. Tout ça pour dire que l’on vient de la même cuisse et que vous aussi vous rêvez que le temps s’arrête de courir parfois. Pour moi, c’est dans ces matins d’hiver, après la tempête. Tout est blanc, étal, figé. À ce moment, j’ai un aperçu de l’éternité, une idée fugitive du temps qui s’arrête, qui pourrait s’arrêter pour toujours de nous talonner, de tout transformer. Finis les bouleversements, le progrès, les percées technologiques, finie l’escalade des prix et des salaires, fini le bombardement de publicités et d’informations, finis les promesses et les mensonges, fini surtout le travail à la chaîne. Tout le monde fige. On ne bouge plus. On respire à peine, un sourire béat sous les yeux plissés. On regarde le tableau, on écoute l’harmonie. Pour certains qui en ont le courage et les moyens, cela peut durer tout l’hiver. Mais, pour la plupart d’entre nous, la nécessité revient assez vite, de repartir la machine, d’ouvrir une brèche dans le voile du temps. Et souffle les projets, et repart la conquête. Le désir s’en mêle. Les rêves accélèrent la cadence et les besoins toujours exacerbés nous précipitent dans la course. Remarquez que, comme beaucoup de chanceux, je retrouve l’oubli du temps, dans l’action, dans l’espace du travail. Mais j’ai quand même hâte au temps mort, au temps gelé. Pour beaucoup ce sera le 26 décembre. Après la frénésie. Depuis la fin des vacances d’été, on entend partout :&lt;br /&gt;- Si je peux seulement me rendre jusqu’à Noël! Je n’en peux plus, je ne sais pas comment je vais faire!&lt;br /&gt;On est vraiment des horloges déréglées! Tout ce temps usé, sans intérêt autre que de s’épuiser à faire du temps, pour gagner en bout de piste le moment d’un temps suspendu!&lt;br /&gt;Avouons-le, notre rêve perdu, notre paradis de grand singe, c’est celui d’habiter en permanence le temps présent. Sans passé, ni avenir, il n’y aurait que de l’éternel présent. Maintenant que nous sommes devenus intelligents, nous voyons en avant et en arrière. Ça c’est la faute à l’oméga 3, paraît-il! D’autres mettaient la faute sur le péché originel. N’empêche, une grosse tempête le matin du 26, ça nous reposerait le grand singe pendant trois, quatre jours!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;         Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113435768603823644?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113435768603823644/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113435768603823644&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113435768603823644'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113435768603823644'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2005/12/le-temps-fig.html' title='Le temps figé'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113416053936511983</id><published>2005-12-09T18:30:00.000-05:00</published><updated>2005-12-14T12:19:36.253-05:00</updated><title type='text'>De belles vacances</title><content type='html'>Vous m’en lirez tant. Dimanche le 4 décembre 2005&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça va nous faire de belles vacances de Noël! D’un côté, l’apocalypse du réchauffement de la planète, et de l’autre des élections à 250 millions, pour retrouver à peu près le même paysage. On va palabrer, se faire les émetteurs d’opinions glanées dans les télés, les radios, les journaux! Il y aura les vendus, responsables de tous les maux, de la dégradation de la vie politique jusqu’au pourrissement de l’atmosphère. Et les parfaits qui devront se retrousser les manches pour tout réparer.&lt;br /&gt;Beaucoup d’entre nous sommes nés dans un monde dévasté, à la fin d’une guerre de fin du monde, élevés dans une province corrompue, où l’exploitation sauvage des ressources fût la norme, et l’inculture, l’anti-intellectualisme, et la risée des artistes, de bon aloi. Nous ne pouvions plus tolérer tout cela et avons voulu changer le monde!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors permettez-moi de voir encore de l’espoir dans tous ces jeunes qui marchent pour le respect de l’environnement, pour un avenir sans trop de cataclysme. Et une certaine confiance dans la transparence qui s’est par la force du scandale, emparée du politique. La vigilance et la ténacité des journalistes, la capacité nouvelle de pouvoir débattre sans se faire clouer au sol pour ses idées, et surtout, espérons-le, la fin des chapelles et des solutions toutes faites, nous permettront des réunions de familles moins houleuses ou moins silencieuses. Remettons tout sur la table du réveillon. Faisons un vrai constat de l’état de la planète, du pays. Et repartons avec notre sondage maison, avec l’esprit légèrement modifié par ce que vivent vraiment les autres. Parfois trop seul, enfermé dans nos clans et nos modèles, pris dans des discours ambiants, avons-nous oublié que nous sommes au moins libres de penser, d’analyser, de conclure sans être poussé par la vague. Toujours se méfier de la vague, elle est porteuse, mais vers où et surtout pour quoi et pour qui? &lt;br /&gt;Le pays, quel qu’il soit, est loin d’être vert, puisque ces citoyens ne pensent qu’à eux et non pas à leurs enfants, au futur. Le pays, quel qu’Il soit, est toujours susceptible de tomber dans des mains impropres puisque ces citoyens ne sont pas des anges! Alors il faut faire pour le mieux, maintenant. Régler immédiatement ce qui peut être réparer. Inventer sans avoir peur, et reculer sans honte. Et surtout prendre acte! Plus on nous promet la lune et plus il faut demeurer terre-à-terre, et plus la planète se réchauffera, à ce qu’on me dit, plus il fera froid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;         Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113416053936511983?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113416053936511983/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113416053936511983&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113416053936511983'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113416053936511983'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2005/12/de-belles-vacances.html' title='De belles vacances'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19729553.post-113416325731314639</id><published>2005-12-09T16:18:00.000-05:00</published><updated>2005-12-14T12:18:32.556-05:00</updated><title type='text'>Le feu sur le toit</title><content type='html'>Tour de Piste. Jeudi 8 décembre 2005&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moment où j’écris ces lignes le feu court sur le toit qui loge les Conservatoires de musique et d’art dramatique de Montréal. Un autre de ces toits temporaires depuis la création de ces écoles dans les années 50. On ne sait trop encore dans quel état seront les locaux, les instruments de musiques, les costumes, les précieux documents du centre de documentation en musique et en théâtre.&lt;br /&gt; J’ai dirigé le Conservatoire d’art dramatique durant 8 ans de 1987 à 1995, alors qu’il logeait cette fois dans l’ancien palais de justice. Cette école est une direction du Ministère de la Culture et des Communications.  Dans les années 60, j’avais étudié, dans cette même institution, un an au Palais du commerce, puis un an en dessous de la bibliothèque Saint-Sulpice, pour terminer dans un Théâtre National décati. Chaque fois le gouvernement y envoie les artistes enseignants et ceux qui sont en devenir, dans des locaux non rénovés, inadéquats, mal chauffés, mal aérées, sales. Nous y avons été formés dans les pires conditions qu’y soient. Évidemment quoi d’autres pour une bande de saltimbanques, de romanichels, de futurs parasites.  Et puis on les chasse et on rénove, pour une vraie clientèle, de vrais citoyens. C’est une honte nationale qui dure depuis 60 ans. Et ce feu qui court sur le toit de l’édifice actuel est le dernier signe, la dernière image d’un destin jamais inscrit dans l’identité culturelle d’ici. Nous avons affaire à l’institution supérieure d’enseignement de la musique et de l’art dramatique et nous sommes encore a tergiversé, planifié, discuté. J’ai dû dessiner avec l’équipe de l’école au moins trois projets entre 87 et 95, dont l’un s’appuyait sur le théâtre Maisonneuve. Et il coûtait à l’époque 35 millions. 10 ans plus tard la même proposition circule, dix fois plus cher. Et dans dix ans, ce sera cent fois. Imaginez, le gouvernement cherche un partenaire privé pour l’aider à payer pour une école d’art. Pour rendre la chose encore plus impossible on a lié sa destinée à celle de l’OSM. Cherche toujours mon lapin! Pendant ce temps, le Conservatoire est à la rue et devra encore squatter, comme il fait depuis sa naissance. Nous avons une classe politique qui bâti des casino plus vite que son ombre, des stades inutiles, des autoroutes sans issue. Mais elle n’est pas fichue de mettre dans un écrin ce qu’elle a de plus précieux, ce qui la justifie, ces enfants qui ont choisit, non pas la voie facile de la bizness, de la job payante, du poste permanent, du créneau recherché, mais celui de l’imaginaire, de l’entraînement, de la douloureuse route de l’art où tant sont appelé et si peu sont élus. Ce sont eux qui nous marquent et nous démarquent. Pourquoi les avons-nous laissés depuis toujours sans toit? Et ici les gouvernements de toute allégeance doivent baisser la tête et s’excuser. Tous ont eu la chance d’intervenir et toujours le parti adverse à mis des bâtons dans la roue du projet. Honte à nous tous! Nos enfants musiciens, acteurs sont à la rue depuis 60 ans. Y a pas de quoi être fier! Peut-être que pour une fois un feu servira à réveiller le politique et le décidera à construire tout de suite et dans l’unanimité, une maison, sans fond privé, pour les artistes que nous applaudiront demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Raymond Cloutier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19729553-113416325731314639?l=raymondcloutier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/feeds/113416325731314639/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19729553&amp;postID=113416325731314639&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113416325731314639'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19729553/posts/default/113416325731314639'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raymondcloutier.blogspot.com/2005/12/le-feu-sur-le-toit.html' title='Le feu sur le toit'/><author><name>Raymond Cloutier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07437003278630031824</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
